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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 18:47

Aujourd'hui, ma douce petite a été infernale. L'approche des deux ans ? Je ne me rappelle pas avoir vécu des journées pareilles avec mon fils.

Il a toujours fait des siestes longues, tout en se couchant le soir à une heure décente. Depuis ce matin, je n'ai eu aucun répit et à l'heure où j'écris ces mots, je n'ai pas pris de douche officielle (sauf celle de mes larmes).

Il y a eu ces deux heures où elle m'a suivie partout en chouinant, puis cette heure où j'ai tenté de fixer un entretien avec un client potentiel, cette heure où j'avais prévu une séance de skype avec ma soeur chérie...

Et puis il y a eu les cris à l'heure de la sieste...

 

A 15h00, j'ai un peu craqué. Parfois, c'est comme ça, même quand tu n'as qu'un seul enfant, les cris non-stop, tu supportes plus.

J'ai reçu un petit mot gentil "Bah alors, tu craques ?", du coup j'ai craqué encore plus, mais ça m'a fait du bien, j'ai pu m'épancher un peu (merci, merci).

J'ai beaucoup pleuré, j'ai repensé aux mardis si intenses, si riches en bonne fatigue, au plaisir que j'éprouve à la retrouver le soir. J'ai eu envie de rebosser à plein temps à l'extérieur, et puis finalement non. Et puis si. Enfin je sais pas.

 

A 16h30, j'étais calmée. Mon grand garçon est rentré, passant en coup de vent dans le couloir, avant de revenir sur ses pas. Je crois que j'imagine assez bien sa vision : sa mère, les yeux explosés de fatigue et de j'en-peux-plus... toujours en vieux survêt, avec des jouets partout par terre :

 

- Oh toi Maman, ça va pas du tout. Qu'est-ce qui s'est passé ? Raconte...

 

Je vous rassure, je n'ai pas éclaté en sanglots en criant "j'en peux pluuuuuuuuuuuuuus", mais son ton si sérieux, si... mature quand il m'a posé la question façon "tu veux qu'on en parle ?"... c'était... CHOU. Voilà.

 

Il est grand mon petit.

 

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Elle a l'air sage comme ça. Mais en fait non.

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 14:46

feuillet-correspondance.gifJ'ai 18 années de plus que mon fils premier-né. C'est peu et parfois, c'est un sacré avantage. Toutes les conneries qu'il imagine, je les ai faites avant (et il n'y a pas si longtemps), donc je les anticipe avec un sourire sadique sur le visage.

Je suis une maman plutôt cool mais assez stricte sur certaines choses.

Je suis la scolarité du Haricot de très (trop ?) près. Petit à petit, je lâche prise pour le rendre plus autonome, souvent c'est un échec, alors on recommence.

 

J'ai de la chance, ça marche plutôt bien pour mon fils au collège. Même très très bien. L'école l'intéresse, l'a toujours intéressé même s'il s'y est ennuyé parfois.

Les détracteurs de l'Education Nationale (dont je ne fais pas partie) disent souvent que l'école ne fait que bourrer le crâne de nos enfants, sans leur laisser la possiblité d'avoir une pensée propre, de réfléchir, d'argumenter, d'analyser... de contester. Quand j'entends mon fils, je me dis que dans notre cas, non.

Il y a des matières, comme la technologie, qu'il néglige ouvertement. D'autres comme le français et l'histoire, qu'il place au-dessus des autres.

Il a de grandes facilités, mais ce n'est pas un acharné du travail. Il réviserait volontiers ses contrôles la veille pour le lendemain et il peut aller se coucher en ayant bâcler ses devoirs sans l'ombre d'un remord. Il est comme ça le Haricot : doué, mais un peu fumiste.

Parfois, il me fait relire une rédaction, je lis, je le regarde... Et il sourit. Il sait qu'il s'est pas foulé. Il sait qu'il va devoir s'appliquer un peu.

Il revient peu de temps après avec un texte qui a de la gueule, qui va à la ligne quand il faut et dont les idées s'enchainent parfaitement. J'aime bien quand on bosse ensemble. L'histoire et le français, comme sa maman. Fierté.

 

J'aime pas les maths, mais parfois je m'y colle aussi. Par chance, il gère les maths aussi. Il pose ses calculs en ligne et essaie de me faire croire que c'est "la prof qui a dit de faire comme ça". Ben voyons...

 

Il est bon élève mon fils, mais comme moi au même âge, c'est une pipelette. A cela, s'ajoute un brin d'insolence dû à son âge sans doute.

En trois mois de cinquième, j'ai signé pas mal de "mots", de "croix". Répond sans lever la main (un classique depuis la maternelle), continue à bavarder malgré les mises en garde, chahute quand il a fini son travail et le petit nouveau "répond avec insolence" (et ses multiples dérivés).

 

A cause de son comportement, le Haricot n'a pas eu les félicitations l'an dernier, ce dont je me fous royalement, ses notes parlant d'elle-même. Mais je me rends compte que je ne sais pas comment réagir aux sanctions des professeurs. Sa prof principale dit la même chose que celle de l'an dernier "tout va bien, sauf le comportement. Il faudrait que vous recadriez un peu les choses à la maison".

 

Je ne me casse plus la tête à répondre. Ca fait 7 ans que le Haricot va en classe, 7 ans qu'on me demande de recadrer les choses. Pourtant, tout le monde pense comme moi : il connait les règles, il sait pourquoi il y a des règles. Je ne veux pas repunir derrière les professeurs, alors je serine à nouveau qu'il doit se faire violence pour lever la main avant de parler, qu'une fois en cours, il faut qu'il écoute, que la récréation est faite pour papoter, mais pas les heures de classe.

L'effet de groupe joue beaucoup aussi : faire le marioles, ça le rend plus "cool" aux yeux des autres.

Quand il rentre avec un de ces fameux mots, je ne sais même plus quoi lui dire. Je pense que c'est plus fort que lui, il faut qu'il parle. J'étais pareille. 

Je me demande ce que les profs attendent de nous, parents, quand ils nous collent un mot dans le carnet (Sandrine, si tu pouvais m'éclairer sur ce point). Faut-il qu'on repunisse derrière eux ? Ou alors, on laisse couler en se disant que la punition a déjà été donnée et que sanctionner des choses qui se passent au collège ne relève pas de notre rôle.

Est-ce qu'on doit se dire que le bavardage ce n'est rien du tout, surtout pour un gamin qui frise le 18 de moyenne générale ?

Mais il y a l'insolence et le fait que son chahut gêne les autres, notamment ceux qui ont besoin de concentration ou d'une attention particulière du professeur...

 

Il y a bien longtemps que le Haricot est catalogué "petit bavard aux bonnes notes". En trois mois, je pense qu'il doit y avoir une quinzaine de mots dans son carnet.

J'ai essayé des tas de méthodes : une petite corvée, un rappel en long en large et en travers du comportement à avoir en classe. Tout jusqu'à la menace.

 

"Arrête de te faire remarquer en classe ! Continue comme ça et je DONNE ta console portable (PSP) à ta soeur. Et tu sais comme elle prend soin des choses...'

 

Je sais, c'est violent. Plus les années passent et plus je trouve ça difficile. Je relativise : mon fils n'a jamais fugué, n'a jamais volé et à part mes cookies-maison, il ne prend aucune drogue dure.

 

Vous faites comment les mamans d'ado ? Vous signez les mots en vous résignant ou vous les envoyez au boot camp ?

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 14:57

51R92Q0MA4L._SL500_AA300_.jpgNon, non, non, je ne suis pas morte. J'ai juste du mal à écrire tous les jours. En même temps, ces temps-ci j'avais pas grand chose à dire.

J'ai des articles en attente de validation sur les soins des cheveux bouclés des bébés, un petit test à rédiger (avec une belle réduction pour vous). Je pourrais éventuellement vous raconter la galère que c'est de trouver une nounou qui garderait ma fille uniquement le mardi (ou un autre jour) entre 10h et 19h (parce que faut pas rêver, Monsieur Nanou ne sera jamais là avant). Une sacrée galère, je vous le dis.

Ah, mais j'avais trouvé une crèche. Privée. 66 euros la journée. Voilà, voilà. 265 euros pour 4 (putain de) jours par mois.

 

Mais au lieu de vous déprimer avec mes états d'âme et mon humeur d'ermite de l'automne (saleté de saison), je préfère partager avec vous cette merveilleuse nouvelle : ma fille, ma bien-aimée... parle.

 

Alors que son frère prononçait très distinctement un nombre incalculable de mots au même âge, la Fève de Cacao (qui en a le nom mais pas la couleur), se contentait d'un "papa, maman" depuis fort fort longtemps.

Après ses premiers pas le 2 octobre, la voilà qui parle. C'est chou, c'est adorable.

Moi, je m'extasie bien sûr. Mais bon, ces mères qui partagent avec vous le moindre "tato" (= gâteau) de leur enfant... c'est d'un commun.

 

Hum.

 

Bon allez, j'en peux plus.

 

Ma fille, cette surdouée, sait dire "pizza" (elle sait aussi taper dans nos parts - alors qu'elle vient de s'enfourner une déclicieuse purée de potimarron - junk food quand tu nous tiens).

 

Ma fille sait dire "merci" et "merci Papa" (alors que, merde, c'est moi qui lui donne le bain/lui fait à bouffer/l'habille / la change). Non, c'est "merci Papa". Petite ingrate.

 

Ma fille sait dire "bain". Elle adore son bain. Elle crie comme un cochon qu'on égorge si on essaie de l'en sortir tant qu'elle ne l'a pas décidé. C'est pas si on avait que ça à faire.

 

Ma fille sait dire "Toube". Comprenez "Youtube". Sur l'Iphone. Pas d'écran avant 3 ans. Hum. Quelques minutes de Youtube, c'est un peu de silence. Que celui qui n'a jamais filé un iPad ou un Iphone à gosse hurleur me jette la première pierre.

 

Ma fille sait dire "mizik" pour musique. Ca tombe bien en créole on dit mizik.

 

Ma fille sait dire "miam miam". (j'explique pas hein, vous aurez compris)

 

Ma fille sait dire "dodo". FAIRE dodo, c'est une toute autre histoire.

 

Pour dire pomme, elle dit "", mais elle prononce bien "poi" (poire, oui bon ok).

 

Elle sait dire chat et imiter le chat et pas mal d'autres animaux. Elle sait dire Ramsès (et le martyriser aussi).

 

Elle sait dire d'autres trucs, mais je ne me souviens pas de tout. Il faut dire qu'elle crie tellement que j'oublie parfois qu'elle parle.

Elle est mignonne quand elle cause. Des fois, c'est pas très bien prononcé mais elle n'a que 19 mois la petite chérie.

 

Par exemple, pour dire "un petit peu", elle dit "pute". C'est adorable.

 

A la halte-garderie, elle a réclamé un bout de gâteau. Un petit bout, un petit peu.

En regardant l'auxiliaire droit dans les yeux, elle lui a dit en souriant et en la montrant du doigt : PUTE ?

 

En anglais, on dit bien "a little bit".

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 08:00

BE_Br__ssel_Manneken_Pis_1.jpgEn vrai, je mens, j'ai pas de problème de nuit. J'ai des problèmes de soirées. Pas comme quand j'étais à la fac et que j'allais guincher en boîte dès minuit, une fois mon petit garçon couché et confié à une baby sitter ( et à 6 heures, je m'en occupais avec une heure de sommeil seulement - j'avais la santé !).

 

J'ai une fille qui se couche tard. Je n'en peux plus. Je rêve d'une soirée à moi dès 20h30, comme avec son frère. Ah cet enfant-là était parfait, le bon Dieu s'est vengé avec ma cadette :

 

- Moi, ton Dieu, j'ai bien vu que ton fils premier-né avait fait ses nuits à 1 mois et demi, pile quand tu as repris les cours au lycée. J'ai bien vu qu'il avait fait des siestes longues jusqu'à 6 ans.

Parfois, me penchant par-dessus mon nuage, je t'ai vue le border. Dans un sourire, il te murmumrait "bonoui manman" et s'endormait aussi sec.

Ton prochain enfant ne SERA PAS comme ça. Tu en chieras, telle est la volonté du bon Dieu.

 

 

Je suis croyante, donc je ne dirai rien. Mais j'en pense pas moins. Parce que j'en chie bordel. A l'heure où j'écris ces mots (21h42), ma fille fait des vocalises dans son lit. Ce ne sont pas des pleurs, donc je ne bouge pas. Le Mari est sur la route et rentre dans trois quarts d'heure. Je laisse pisser.

En parlant de pisser, j'ai envie de faire pipi mais grave. Je n'ose pas bouger, elle va m'entendre, se mettre debout dans son lit et ce sera foutu. Qu'est-ce que je peux faire ? Je voudrais qu'elle s'endorme seule, dans son lit. Je voudrais regarder ce match de Ligue des Champions sans être tendue comme un string en me disant qu'elle dort, ma fille, qu'elle rêve à un Iphone rien qu'à elle avec accès à tous les boutons sans que Maman dise non.

 

Je n'ai jamais menti sur ce blog, JAMAIS. J'ai romancé la réalité avec des blagues, des tournures de phrases mais je n'ai jamais menti. Je vous dois donc la vérité.

J'ai eu tellement peur de me faire repérer par la petite noctambule que j'ai... fait pipi dans un grand verre qui traînait sur la table. La honte. En même temps, vous ne savez pas qui je suis, donc bon, je risque pas la honte suprême demain en allant au supermarché.

En fait, c'est assez marrant de pisser dans un verre. En regardant mon pipi doré dans ce verre Coca (cadal du Mcdo), j'ai réalisé le côté misérable de la situation. La honte quoi.

 

Mais celles et ceux qui me lisent sont des parents en grande majorité. Alors vous SAVEZ. Vous savez que peu importent les règles qu'on se fixe quand ils naissent : je ne crierai pas sur mes enfants (grosse blague), j'expliquerai toujours les punitions, pas d'écran avant 3 ans (grosse grosse blague)... Peu importent ces règles donc, nous les balayons d'un geste quand il s'agit de REPOS, de SOMMEIL, de TEMPS POUR SOI.

 

Alors, oui, oui, j'ai fait pipi dans un verre. Je le referai si ça veut dire que ma petite fille, cette petite emmerdeuse couche-tard, ne m'entends pas et trouve enfin le sommeil.

Je veux une soirée-télé. Je veux un peu de silence. Je ne veux pas ranger pour la centième fois le meuble DVD qu'elle aura vidé (poke ma Sabine et le meuble des Tupp-tupp).

Je ne veux pas en avoir marre d'elle au point de hurler à mon mari "tu la gères paskeuh jenpeuplus !".

 

Je t'aime ma poupée blonde, je t'aime comme une dingue, comme j'aime ton frère. Les prunelles de mes yeux. Je t'aime, tu n'imagines pas à quel point. Ta peau, ton odeur, tes yeux, ton sourire, ton langage qui s'enrichit chaque jour... Quelle fierté. Je t'aime...

 

MAIS FAIS DODO, BORDEL. (et pas à 23 heures, s'il te plait.)

 

 

Post scriptum : L'auteur de ce blog tient à préciser qu'elle est détentrice d'un lave-vaisselle et que, par conséquent, le verre objet du présent article sera nettoyé à grands eaux.

Elle tient à préciser que le contenu du présent article est strictement personnel, tout comme le pipi objet de ce récit.

Enfin, elle demande : que celui qui n'a jamais pissé en ds lieux innaproprié lui jette la première pierre.

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 08:00

C'était dimanche soir. Toute la maison dormait. J'avais dû mené un sacré combat pour endormir ma fille et un autre combat pour que le Haricot lève le nez de son manga et éteigne enfin sa lumière.

 

Je dormais à poings fermés, qu'est-ce que j'en avais besoin... P****** que c'est bon le sommeil profond.

 

Et j'ai entendu le chat, Ramsès. C'était son quart de folie. Il jouait avec quelque chose par terre. Ca résonnait fort sur le parquet.

J'ai essayé de me rendormir. Il a recommencé, il sautait partout. J'ai pensé à mon balai... je pourrais le frapper avec non ? Non. Mauvais exemple pour les enfants.

Ca faisait du bruit quand même. Il avait dû grimper sur mon bureau et faire tomber quelque chose : un stylo, une pile, un feutre... Sale chat. Tu le paieras.

 

Ca ne s'arrêtait pas. J'ai pensé au balcon. L'enfermer sur le balcon. On ne l'entendra plus. Mais il commence à faire vraiment très froid la nuit. Il pourrait tomber malade.

Sale chat. Je lui servirai des brocolis et rien d'autre pendant un mois.

Je me suis levée et j'ai ramassé la pile avec laquelle il jouait. Puis je me suis à nouveau relevée parce qu'il avait volé un cube du bébé.

 

Il continuait. Il a continué jusqu'à ce que je me rendorme, je ne sais même plus quelle heure il était.

 

Le lendemain matin, il ne faisait pas le fier. Il a passé la matinée à me fuir. Sale chat POURRI.

Hargneuse et mauvaise comme quelqu'un qui a mal dormi, je réfléchissais déjà à le donner, à la punir, à lui filer des lignes à copier, à lui faire manger le cube qui m'avait fait chier toute la nuit.

 

Et puis dans l'après-midi, j'ai vu ça :

 

chat et bébé

Guimauve. (malin le chat)

 

On va le garder finalement, hein ?

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 08:00

Menottes.jpgEn ce moment, j'essaie de faire comprendre à Monsieur Nanou que j'ai besoin de plus d'attention. Je veux dire, merde, j'ai maigri, je vais chez la coiffeur, je me tartine d'huile parfumée en sortant de la douche : ça mérite un traitement de princesse.

Tu parles ! Entre son taf, le foot deux fois par semaines et ces foutus joints de carrelage, je suis transparente. Pour nos noces de cuir, j'ai pensé qu'il ferait un petit effort. Et ben non. Bien, bien, bien.

Et pourtant, j'avais lancé des signaux de fumée en signalant la disparition inquiétante des SMS enflammés depuis plusieurs années.

D'autres signaux encore en mentionnant l'air de rien que j'attendais beaucoup de notre deuxième anniversaire de mariage. Je ne m'étalerai pas sur cet épisode et sur le manque cruel de recherches menées pour me trouver un cadeau. Bref.

 

Samedi, il n'y a pas très longtemps, j'ai travaillé à l'extérieur toute une journée. C'était le pied franchement. De bosser et d'échanger avec d'autres personnes, d'avoir mal à la plante des pieds le soir (quelle bonne fatigue !)... et de savoir qu'il gérait la petite seule. Je suis sadique.

En revenant, j'ai cru sentir une odeur de bouffe dans l'escalier... "Petit coeur..." je me suis dis.

Tu parles !

 

- Alors, t'as fait quoi aujourd'hui ?

- Bah rien, je peux rien faire avec la petite !

 

J'ai même pas râlé. J'avais passé une trop bonne journée.

 

Je continue mes signaux de fumée et mes messages subliminaux. Pourquoi je ne dis pas les choses franchement ? Parce qu'à part "Pffffffffff" et "Ouais c'est ça", toute discussion est pour le moment impossible. Et puis on discute souvent dans la cuisine et tous ces couteaux... enfin tu m'as comprise.

 

Je viens de terminer Cinquante Nuances de Grey (Fifty Shades Of Grey), le roman caliente qui fait couler beaucoup d'encre et qui fait beaucoup parler à la télé (en général en mal, on le qualifie - à tort selon moi - de porno de la ménagère).

J'ai personnellement adoré ce bouquin, que j'ai acheté sur mon Kindle et dévoré en deux jours. C'est très étrange, très chaud (ne nous leurrons pas), le tout dans une atmosphère un peu à l'eau de rose comme dans les Harlequin. Si les mots "baise-moi" ne te choque pas, tu peux y aller les yeux fermés !

Je ne suis pas particulièrement difficile en bouquin, je l'ai déjà expliqué ici, les précieux littéraires me qualifieraient même de "main stream" (genre j'aime les trucs commerciaux - pas faux cependant !).

 

Dans ce roman muy caliente donc, le beau gosse en titre couvre sa petite amie de cadeaux et échange avec elle des mails toute la journée. Genre il lui offre un Mac Book parce que la pauvre, elle n'a pas d'ordi. Et comme il lui demande de se documenter sur la soumission (hum), il faut un ordinateur à cette pauvre enfant.

Il lui envoie comme ça tout plein de trucs et des mails tout gentils et sucrés.

Des papillons (et des menottes) plein les yeux, je m'en ouvre (hum hum) à mon cher mari :

 

- Tu vois, dans Fifty Shades, Christian emmène Ana faire du planeur. Il lui offre une super voiture et un ordinateur. Et du champagne. Et il lui envoie plein de mails gentils. Aaaaaaaaaah (soupirs envieux et désespérés).

 

- Hmmmm. Tu voudrais que sois plus comme lui ?

 

- Heu, bah la voiture pas forcément (quoique), mais bon, le reste... Les petites attentions...

 

- D'accord. Il parait qu'il l'attache au mur pour la fouetter. Ca peut être drôle.

 

 

Voilà-voilà. J'ai encore perdu une occasion de me taire. Je vous laisse, je vais m'acheter des menottes.

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 11:03

Images-112010_012011-3224.JPGCopyright, cette grande philosophe contemporaine, j'ai nommé Diam's. Et je sais qu'on dit la vibE sans S, mais vibes ça sonne mieux je trouve et en plus, elle dit ça dans la chanson.

 

Pourquoi un tel titre ? Parce que je trouve que c'est difficile - bordel - de kiffer la vibes avec son mec, non ? Par exemple, des fois, je lis des bouquins qui me font dresser les poils des bras (tellement d'émotion), ou du fri-fri (tellement d'érotisme).

Bouleversée, émue, je n'ai qu'une chose en tête, partager cette expérience avec l'être aimé. Un exemple tout bête, l'été dernier, alors que je viens de finir "La Confession" de John Grisham :

 

- Snif, snif, snif...

- Ben qu'est-ce que t'as ?

- Ils ont exécuté Donte Drumm, snif snif... (désolée pour celles qui voudraient lire le bouquin). C'est horrible, la preuve de son innocence était là, le vrai coupable voulait se livrer... La peine de mort, quelle connerie ! Non mais tu te rends compte, tous les recours ont été épuisés, et finalement, il était INNOCENT quoi, c'est honteux !

- Ouais, mais c'est un livre hein...

- Justement, lis-le, tu vas adorer ! C'est noir, c'est dur, c'est poignant...

 

Evidemment, il ne l'a pas lu et c'est toujours comme ça. Pour les films c'est pareil. Quand j'en vois qui me plaît parculièrement, je n'ai qu'une envie : qu'il le voit aussi et qu'il soit touché ou amusé.

Le souci c'est qu'on aime pas les mêmes films. Enfin pas tous. Parce que si on se poile volontiers ensemble devant les Bronzés ou qu'on se re-re-mate les Retour vers le Futur en boucle, en revanche, il n'aime pas les films qui font chialer ou réfléchir.

 

- On se mate un DVD ce soir ?

- Ah ouais, "Magdalene Sisters" ça te dit ?

- C'est quoi ?

- Un film sur des couvents qui abritaient des jeunes filles, les bonnes soeurs étaient super dures avec elle. C'était horriiiiiiible ! Enfin, ce qu'il faut y voir c'est une critique du silence de l'Eglise à l'époque et la souffrance de...

- ... ...

- Bon.

 

Entendons-nous bien : je ne dis pas que mon mec est con (il l'est seulement parfois) et qu'il n'a aucune culture. Il n'a pas la même que moi. Quand à 10 ans, je passais des heures enfermée dans ma chambre à lire (des romans d'amour parce que je suis une princesse - et des livres historiques parce que j'aime ça), lui apprenais avec son Oncle Dan à faire une vidange et changer des plaquettes de freins (poke ma cop's Aud' qui sait de quoi je parle).

Et il connaît tout sur le foot (c'est l'une des raisons pour lesquelles je l'ai épousé, of course).

 

Je voudrais parfois qu'il dise oui d'office quand je propose qu'on se mate un film profond. Le genre de film qui te secoue tellement que tu revois en profondeur ta façon de voir les choses, de voir la vie en somme.

 

- C'est quoi que tu regardes ?

- Dirty Dancing !

- Ca raconte quoi ?

- Espèce d'inculte !

 

Nous venons de traverser une de ces périodes du mariage faite de "pffffffffffff" de "il m'éneeeeeeeeerve" et de silences plein de rancune.

On en sort à peine à dire vrai avec ce bilan simple, clair, net et précis : plus de communication, faire plus de choses ensemble (et qu'il fasse un peu de ménage, bordel !).

 

Certes. Mais sachant qu'il n'aime pas cuisiner, qu'il n'a pas le temps de faire une activité avec moi... on fait quoi ?

 

M'en fous, j'ai proposé Dirty Dancing, à lui de proposer maintenant !

 

 

Photo : Pastis pour lui, verre de rosé pour moi. Différents, jusque dans l'apéro. Mais cette fois on a kiffé la vibes ensemble, hips !

C'était ce week-end à Aix en Provence...

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 09:54

Hand.jpgHasard du calendrier - mais vraiment pur hasard - cette année, les déboires des beaux-gosses hand-balleurs coincident avec les débuts du Haricot au hand-ball.

 

Le Haricot, depuis toujours, n'est pas très "sport co' ". Il a fait du tennis pendant 3 ans quand nous vivions seuls tous les deux, puis un an de badminton à Banlieue sur Orge (il a détesté)... avant de trouver son bonheur : l'athlétisme.

Un sport qui l'épuisait deux fois par semaine et le poussait à se dépasser. Un bonheur pour lui et pour nous.

Cette année, faute d'entraîneur, le club d'athlétisme n'a pas ouvert ses portes. Déception.

Il a fallu trouver un sport fissa. Parce que chez nous, le Haricot a le libre-choix de son activité sportive MAIS quoi qu'il arrive, il en pratiquera une. Il a besoin de se dépenser.

 

Très vite après la rentrée, nous avons appris qu'il y avait une association sportive au collège. Le Haricot a choisi le tennis de table. Un sport individuel donc. Encore.

Seulement, en fin d'année dernière, son entraîneur d'athlé l'avait inscrit d'office aux épreuves de relais "parce qu'il a besoin de partager, d'échanger et de penser collectif". Soit. Il nous avait encouragé à l'inscrire à un sport collectif.

 

Le hic c'est que le Haricot n'aime pas ça. Il a peur : d'être un boulet, de ne servir à rien, qu'on ne lui passe pas le ballon, de finir sur le banc. Le foot, c'est à la télé avec nous, le hand pareil. Je n'ai même pas pensé au rugby : il déteste (et moi aussi), il n'aime ni les bosses, ni la boue, ni les placages.

J'ai donc pensé au hand-ball, un sport que son père connaît bien et qu'il est possible de pratiquer à l'association sportive.

Cherry on the cake : les 40 euros de cotisation annuelle valent pour TOUS les sports proposés. Mon porte-monnaie a frisé l'hystérie.

Restait à convaincre le principal intéressé. Qu a dit non. Fermement, catégoriquement. Alors, pour la première fois depuis bien longtemps, j'ai... forcé. Il fallait qu'il ESSAIE. Cette histoire de collectif, d'esprit de groupe, de partage, c'est quelque chose que j'avais déjà remarqué. Est-ce le fait d'avoir été enfant unique pendant 11 ans (8 ans chez son père), le Haricot n'est pas un enfant prompt au partage. Il aime les activités solitaires (il peut passer des heures à lire, coupé du monde et de nous) et redoute de se mettre en danger ou de freiner un groupe en cas de mauvaises prestations de sa part.

Bouderie et grognements donc, jusqu'à hier.

 

Et puis hier a eu lieu le premier entraînement. Et il a aimé. Le discours de l'entraîneur a été bénéfique : peu importe le niveau de chacun, l'essentiel est de s'entraider et de pousser les autres vers le haut. Les moqueries seront sanctionnées parce que ce que Paul ne sait pas faire, Jacques sait et inversement. Chacun ses forces et ses faiblesses.

 

Je ne sais pas si ça va durer, mais je ne regrette pas de l'avoir poussé. Un peu comme quand il était petit et qu'il décrétait qu'il n'aimait pas un aliment sans même l'avoir goûté.

 

Essaie avant de dire que tu n'aimes pas...

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 10:44

Ramsès le Chat fait vraiment partie de la famille. J'ai pour lui une attitude qui se rapproche sensiblement de celle que j'ai avec mes plus proches, mon mari, mes petits : une grande tendresse et l'envie ponctuelle d'enfermer tout le monde pour une journée et de jeter la clé !

 

Ramsès le Chat a 4 mois et demi. Il est remarquablement propre, si sa caisse est trop sale, il ne fait pas dedans et miaule devant la porte pour qu'on la lui nettoie.

Il est doux et patient avec le bébé, même si parfois, je sens bien qu'il n'en peut plus de se faire tirer les moustaches et la queue quinze fois par jour.

 

Ramsès le Chat fait partie de la famille ais pour être honnête, je dois avouer que mon mari ne l'aime pas. Il persiste à l'appeler Baltringue, par exemple.

Il oublie souvent que Ramsès n'est qu'un bébé et qu'il aime et a besoin de jouer. Un jour, pendant les travaux du couloir, Ramsès a réussi à se sauver de la pièce dans laquelle il était enfermé et a sauté dans un sac de colle à carrelage (en poudre donc). Il y en avait partout, Monsieur Nanou a un peu pété les plombs :

 

- Mékilécon !!! Con de chat !!!! Dégage !!! DEGAGE de lààààààààà !!!!

 

Ce "dégage", c'est devenu le tic de langage de mon mari. Il faut dire que moins il aime Ramsès et plus Ramsès le colle. Si Monsieur Nanou veut lire son journal tranquille, le chat vient s'asseoir sur ses genoux. Il le suit partout dès qu'il rentre du travail. Ramsès le Chat est maso. Il joue à fuis-moi-je-te-suis. Son amour pour Monsieur Nanou n'est pas partagé :

 

- Dégage de mes jambes ! Dégage du canapé ! Dégage de MA chaise ! Dégaaaaaaaaaage !!!

 

Monsieur Nanou a oublié qu'il y avait une petite personne à la maison. Une petite personne qui sait dire merci, au revoir, bravo, couche. Elle sait dire tout ça parce qu'elle répète. Tout. Inlassablement.

 

Alors un jour, alors que Ramsès le Chat avait réussi à s'infiltrer dans la chambre, je l'ai pris dans mes bras et l'ai déposé dans le couloir...

 

- GA !!!! GAAAAAAAAAAA !!!

 

Ca ne pouvait pas être ça... Que je croyais. A force d'exercice, de vocalises, la petite maligne a perfectionné son langage. Chaque fois qu'elle entend ou voit son père virer ce pauvre Ramsès, on entend distinctement :

 

- EGAAAA !!! EGAAAA !

 

Ca promet. 

Chat dépressif

Si même la gamine s'y met, on est pas rendus !

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 08:00

sourire-enfer-22235841f7.jpgC'était le 25 mars 2011. Enceinte jusqu'aux yeux, j'assistais à la pose des bagues du Haricot.

La conclusion d'un long parcours.

 

 Et puis ce 23 mars est arrivé. La gentille - et désormais riche - Dr T. s'est munie d'une paire de tenailles, d'un peu de colle et à pourvu mon fiston d'une mâchoire d'acier. Dans mon ventre le bébé n'a pas bougé, dans mes yeux la salle a un peu vacillé. J'ai regardé les petits poings serrés de mon fils et ses petits "hmmm han...". Ca devait tirer un peu. Juste après la pose, elle a montré au Haricot comment BIEN se brosser les dents, ce qu'il faut faire si une bague irrite la gencive (=mettre une sorte de cire sur la bague)...

 

Ensuite, on a fait le point avec le Dr T. On a regardé à nouveau les photos du sourire du Haricot. Clairement, les deux dents de devant étaient tordues façon pattes de canard, la mâchoire supérieure et le palets déformés par 6 années de "pouce".

 

"Tu es déjà beau, dans deux ans et demi, tu seras splendide ! Tu verras, même au collège, tout le monde a des bagues !

MAIS : tu ne dois plus manger de bonbons pendant ces deux années et demi (voire 3 ou 4 si tu n'es "pas sérieux"), ni de fruits à coques, ni croquer d'aliments durs.

Quant à vous Madame Nanette, vous n'avez rien à faire si ce n'est donné un anti-douleur à votre fils demain, il risque d'avoir des maux de tête pendant 2 jours ! Pour le reste, tout est écrit sur les petites fiches que je vous ai données et en cas de souci, vous m'appelez ! Au revoir et à dans un mois !" (ça fera 410 euros, merci !)

 

On croyait tout savoir, pauvres naïfs que nous étions. Le problème avec l'orthodontie c'est qu'en général, le traitement intervient au tout début de cette belle période qu'est la pré-adolescence, donc :

 

 

- Le Haricot-pré-ado se fiche comme d'une guigne des recommandations de l'orthodontiste. Un soir devant son collège, je l'ai surpris une SUCETTE à la bouche. Plusieurs fois dans ses poches, j'ai trouvé des papiers de chewing-gum (alors que durant sa phase écolo, il les avait proscrits). Faire comprendre à un gamin de cet âge qu'il a environ 2000 €/l'année dans la bouche, c'est compliqué pour moi. Trop tôt, j'ai eu des considérations d'argent dans la tête étant petite et je ne voulais pas de ça pour mes enfants.

Mais ce manque de respect tout de même (même si je considère ça comme normal)... C'est donc avec tout mon amour de mère, toute ma pédagogie que je lui ai fait comprendre les choses :

 

"Un semestre de tes bagues, c'est un billet d'avion pour les Antilles. Un demi-semestre, c'est deux fois 4 pneus de ma voiture. Il faut que tu comprennes que tu dois prendre soin de ton appareil, c'est une chose que nous payons et qui ne nous est pas totalement remboursée. Prends-en soin comme de tes livres."

 

Et quand vraiment ça ne marchait pas, j'ai été encore plus douce et compréhensive : "Si tu abîmes tes bagues, je te jure que je VENDS ta playstation et ta bibliothèque toute entière !!!" Je pense que ça a été efficace : plus de bonbons, plus de sucettes.

 

- Le Haricot-pré-ado désormais ado traverse à nouveau une phase un peu... crado, nous répondant "Pourquoi, on va où ?" quand on lui demande d'aller prendre sa douche.

Inutile de vous dire que le brossage des dents fait l'objet d'une attention toute particulière. On se croirait au marché à bestiaux parfois à la maison :

 

"Montre-moi tes dents ! Fais hiiiiiii ! Fais aaaaaaaaaaaaah ! Tu t'fiches du monde ?? File me récurer tout ça !"

 

Ah, quel dur exercice que de faire comprendre à un enfant que des dents bien brossées sont des dents dans lesquelles on ne retrouve pas 10 % du repas précédemment ingurgité...

Alors je fais quoi ? Je les brosse moi-même ? Je lui file 10 euros chaque fois que c'est fait correctement ?

Il lui fallait un électrochoc à cet enfant. Mais, moi, je ne suis pas le genre de mère à terroriser son enfant. Je suis trop parfaite pour ça :

 

"Si tu ne te brosses pas les dents, au moment où t'on enlèvera tes bagues... IL NE RESTERA QUE DES CARIES derrière !!!" (bah quoi, je fais c'que j'peux hein !)

 

Nous avons fêté nos 18 mois d'orthodontie. Les résultats sont assez spectaculaires : les deux incisives de devant se sont bien alignées, les espaces conséquences de l'extraction des deux prémolaires se sont resserrés.

Tous les deux mois, le Dr T. resserre un peu tout ça, place ou déplace un ou deux élastiques. Tous les trois mois, je fais un gros chèque. Pas facile parce que je ne bénéficie plus de l'excellente mutuelle de mon ancien boulot.

Alors pendant que l'ortho serre sa ferraille, nous, on se serre la ceinture.

 

Mais ça vaut la peine. Les résultats sont là même si je me suis transformée depuis un an et demi en râleuse professionnelle et en inspectrice de l'hygiène...

 

4930255_std.jpg

Brossez-vous les dents trois fois par jour !

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