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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 10:24

Blues-Women-blwo.jpgJe voudrais qu'il anticipe mes désirs. Je ne demande pas de bijoux (mais j'en voudrais bien quand même), je ne demande pas d'argent (mais une voiture peut-être ?).

 

Je voudrais que sa première pensée soit pour nous, le soir, quand il rentre. Lui greffer dans la tête la phrase "Vite, je file sous la douche, je dois prendre la relève avec les enfants !".

Je sais bien qu'il est fatigué, je le vois. Mais moi aussi je suis fatiguée. Je voudrais qu'il réalise à quel point c'est dur pour moi d'être... fatiguée de mes enfants.

Alors oui, je n'en ai que deux. Mais passé 18 heures, la patience me quitte. Ses cris à elle, ses râleries à lui. Les affaires, livres, cahiers oubliés dans le casier, ses garces de canines qui ne veulent pas percer sa petite gencive à elle...

 

Je voudrais ne pas être la seule à me dire "Je vais lui préparer un truc qu'il aime et il sera content". Je voudrais qu'on me fasse des surprises, qu'il rentre avec des sushis parce qu'il sait que j'adore ça.

Je voudrais qu'il organise des choses, en secret, un week-end, un resto, une sortie quelconque. Quelque chose qui voudrait dire "j'ai pensé à toi des jours durant, j'ai fait ça pour toi".

 

Je voudrais faire partie de sa famille (j'exagère un peu). Compter autant, compter PLUS que cette entreprise familiale qui bouffe notre vie de famille à nous.

Je voudrais qu'il tape du poing sur la table, une fois, juste une fois. Exiger une meilleure organisation, demander à rentrer plus tôt...

 

Je voudrais moins de responsabilités. Je ne veux pas organiser de vacances, je ne veux plus que ce soit toujours moi qui cherche, des heures durant, un lieu de repos pour notre famille.

Je ne veux pas tirer la sonnette d'alarme en mai : "il faudrait que tu penses à tes congés". Pourquoi ça n'est pas naturel ?

Pourquoi est-ce qu'il n'y pense pas ?

 

Je voudrais en faire moins. Sans perdre mon rôle que j'aime quand même, mais en faire moins. Je ressens parfois un vrai dégoût en préparant le repas. Le fait d'y être obligée sans doute.

Mais si je ne le fais pas, qui le fera ?

 

Je voudrais qu'il réalise que je TRAVAILLE pour de bon. Qu'en 9 mois, j'ai fait du chemin. Que ça ne paie pas encore le loyer, mais que ça le paiera un jour.

Ce travail-là, il peut me fatiguer aussi, même si je suis à la maison. Ma journée de travail dure 24 heures. Je n'ai pas de pause.

Alors oui, j'ai la chance d'être avec notre fille toute la journée, de la voir grandir et d'assister à chacun de ses progrès. Mais le soir venu, je voudrais bien quelques minutes pour moi.

 

Bref, je voudrais qu'on s'occupe de moi. Et je ne peux même pas rentrer chez ma mère. Merde alors !

 

 

P.S : Un billet parfaitement impudique, mais vous avez l'habitude ici. Et puis je suis chez moi hein. Je vous rassure, je ne suis pas maheureuse, j'ai juste passé une soirée toute pourrie. Si ça vous arrive aussi, lâchez-vous en commentaires !

 

P.S 2 : Toujours un bon d'achat de 50 euros à gagner. Le concours finit ce soir à minuit !

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 10:17

dis-si-reponds-aux-sms-dirais-es-L-1.jpegMonsieur Nanou et moi sommes dans la cuisine. Les mômes jouent dans leur chambre.

 

- Ton frère vient regarder le match à la maison demain soir. Je ferai une pizza.

 

- Ok. Il a appelé ?

 

- Non, il m'a envoyé un SMS.

 

- Ah ouais ? Il t'envoie des SMS maintenant ?

 

- Ben souvent, vu que ton téléphone est toujours éteint !

 

- ... ... ...

 

- D'ailleurs, toi, tu m'en envoies jamais des SMS. Avant, tu m'en envoyais plein.

 

- ... ... Je me rappelle pas...

 

- Siiiii, souviens-toi, tu m'envoyais des SMS enflammés après les week-ends que tu passais chez moi !

 

- Je vois pas...

 

- Moi je me rappelle... "J'ai passé un week-end INOUBLIABLE..." - "Tu es la femme de ma vie..."

C'était le bon temps...

 

- Oh bah je t'en envoie parfois des SMS, non ?

 

- Nan. Enfin à part "Je suis coincé à Mâcon, je rentre demain" ou "Camion en panne, mangez sans moi !".

Très romantique.

Non mais j'ai compris, les ptits SMS enflammés, c'était au début. Pour me ferrer quoi !

 

- (regard moqueur). Ouais, c'était pour te pécho !

 

 

Mariez-vous qu'ils disaient...

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 08:00

Comme la rentrée de cette année ressemble à s'y méprendre à celle de l'an dernier, je n'avais pas vraiment envie d'en faire un billet. Enfin pas sur notre rentrée des classes à nous. Mais pour info, l'entrée en cinquième s'est faite sans douleur. La mère et l'enfant vont bien, merci.

 

J'avais envie de parler de la première rentrée des classes de mon neveu. Ma grande soeur Nanny savait que ça serait difficile, cette rentrée des classes en maman solo (mon beau-frère est décédé il y a 11 mois).

Les enseignants de l'école connaissent le drame qu'ils ont vécu tous les deux et savent donc qu'il faudra parfois adapter certaines activités et/ou trouver des parades (pour la fête des pères notamment).

Ce fut assez dur pour tous les deux. La petite classe de maternelle était pleine à craquer de couples, de papas.

A 3 ans, Petit Neveu réalise parfaitement qu'il n'a plus de papa. Le deuil a été dur pour lui, donc dur pour sa maman aussi. Cette épreuve les a rendu fusionnels, nous nous en sommes rendus compte pendant nos vacances. Tous les matins, Nanny nous laissait Petit Neveu pour aller travailler et il pleurait longtemps devant le portail fermé de la maison. Heureusement, ça ne durait pas longtemps et pour se consoler, il filait dans les bras de son Tonton en montrant du doigt leurs couleurs de peau différentes qui le faisaient sourire.

 

Cette année donc, Petit Neveu est chez les "Roses". Je m'explique. En Guadeloupe, on porte l'uniforme, même dans le public. Et oui. Et je vais vous faire une confidence : non seulement ça ne me choque pas, mais en plus, je trouve ça très bien.

Quand je dis uniforme, il ne s'agit pas d'un complet bleu marine avec cravate à la Harry Potter ! En fait, les enfants portent tous le même short (en général un simple bermudas bleu marine) et un polo ou tee-shirt de couleur. La couleur est différente selon les niveaux de classe. Parfois, il peut y avoir un petit tablier madras pour les activités manuelles.

Dans ce département/région où les inégalités peuvent être plus grandes encore qu'en métropole, tout le monde est logé à la même enseigne. Même short, même polo. A la rentrée, les parents doivent acheter 4/5 shorts et autant de tee-shirt pour l'année, dans le magasin de leur choix, parfois c'est auprès de l'école directement, ce qui réduit le coût.

Au lycée, si mes souvenirs sont bons, ils ont juste le même tee-shirt ou s'habillent comme ils veulent (selon l'établissement).

Cette année, la couleur des petites sections, c'est le rose dans l'école de Petit Neveu, il est donc chez les Roses. Ou plutôt les "Woz" comme il dit (c'est craquant ce petit accent !).

-cole-petit-bourg-gendarmerie--9-.jpg

Une classe en Guadeloupe (les Verts !)

 

Parmi les fournitures, ma soeur a dû également lui acheter des méduses (vous connaissez les méduses quand même ?), pour les sorties à la rivière ou à la plage (les crabes adorent les petits pieds d'enfants !) et un petit gilet de sauvetage pour la visite annuelle de la mangrove guadeloupéenne.

Ca change des fameux chaussons que j'ai acheté chaque année en maternelle pour mon fils ! Autres saisons, autres moeurs...

Pour la fête des mères, pas de colliers de pâtes mais plutôt le traditionnel porte-monnaie fabriqué avec un noyau de mangue !

 

J'espère que Petit Neveu s'habituera vite à sa nouvelle école, c'est pas gagné-gagné. Il ne pleure pas, ne hurle pas. Il reste sérieux comme tout, se plante devant sa mère et demande :

 

"Maman, s'il te plait Maman, je veux rester avec toi aujourd'hui. Ne me laisse pas"

 

On peut penser que ma soeur vit ça très mal. Et bien non. Il faut dire que son petit cascadeur a été tellement pénible pendant tout le mois d'août, qu'elle a été RAVIE de reprendre le boulot et de le mettre à l'école !

 

Bonne rentrée Petit Neveu !

Images-112010_012011-0205.jpg

Cousins !

(décembre 2011)

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 11:00

Images-112010_012011-0609.JPGAprès le mois de juillet merdique où j'ai dû faire preuve d'imagination, de patience et de don de moi pour occuper mon fils, comprenez, après trois overdoses de Uno, une réaction allergique à la wii et un fabuleux démenti de l'adage "la ferme, c'est mieux quand il pleut Maman !", août est arrivé, sans se presser.

 

Et ma foi, nous avons cru fondre. Je me levais tous les matins à 7h00 pour ouvrir et faire entrer le peu de fraîcheur disponible dans la journée, pour ensuite tout calfeutrer et passer la journée dans le noir. Et il faisait chaud quand même, évidemment.

 

Mais la chaleur c'était pas le pire. Souvenez-vous, notre douce petite fille faisait enfin ses nuits, seule dans son lit depuis fin juin.

Avec l'arrivée des grosses chaleurs, terminé les nuits paisibles. Elle a dormi très mal, donc nous aussi.

 

 

 

- Mais qu'est-ce qu'elle a ?

 

- Elle a chaud !

 

- Grmphffff...

 

- Oui bah elle est petite hein ! Pas la peine de bougonner !

 

- Je bougonne pas !

 

 

Elle s'est remise à (beaucoup, beaucoup) tété la nuit. Mon corps a dû reprendre la cadence après avoir perdu l'habitude de fournir autant. Vive la bière moi je dis, ça marche.

La journée même combat."Néné néné !!!" Ne me demandez pas où elle a appris ce mot, je n'en ai aucune idée. Le mot "tétée" est devenu néné du jour au lendemain.

Plus il faisait chaud, plus elle voulait rester collée à moi, au sein.

Pour la première fois en presque 17 mois d'allaitement, j'en ai eu ras la casquette. J'en ai eu marre, j'ai vraiment pris sur moi (enfin on va plutôt dire que se sont mes seins qui ont pris sur eux). Je ne comprenais pas vraiment ce besoin, vu toute l'eau qu'elle buvait.

Et contrairement à l'été dernier, j'avais la sensation (sans doute fausse) d'avoir moins de lait à lui donner.

 

Tout est rentré dans l'ordre, progressivement, après les grosses chaleurs. Nous avons retrouvé nos tétées-plaisir, même si elle réclame très très souvent.

La pédiatre pense comme moi qu'elle stimule ma lactation, la nature est décidément très bien faite.

 

Bon, j'arrête de me plaindre, on a survécu hein. Et puis, après mûre réflexion, c'est pas pour nous que ça a été le plus dur...

 

Images-112010_012011-0750.JPG

Ramsès le chat, lessivé...

 

Photo 1 : La Petite Madame en tenue de canicule (en couche Toudoo Natura)

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 12:57

famille-recomposee.jpgEn août, le Haricot part un mois chez son père, comme chaque année.

D'autres vacances, d'autres lieux, une autre famille.

Un papa, une belle-maman, une autre petite soeur. Une autre chambre, une autre voiture, d'autres surnoms (mais dans ses deux maisons, LE surnom reste Titi !). D'autres sujets de disputes, d'autres corvées, une autre liberté, d'autres horaires...

 

Cette année, pour cause de vacances de rêve à Pâques (et pour cause de nouvelles missions pour moi), nous ne sommes pas partis en vacances. Avec son père, il partira dans le Sud, loin de nous...

 

Je crois que le pire dans cette situation est d'être "habituée". Habituée à partager son enfant un week-end sur deux, la moitié des vacances scolaires... jusqu'à un mois entier l'été.

C'est dur.

Il y a certaines années où le Haricot s'emploie à être insupportable pendant les 2 semaines qui précèdent ses vacances, me poussant à penser "Vivement qu'il aille chez son père !!! grrrrr !" (oui je sais, c'est horrible. Quand vous aurez des ados, on en reparlera).

Et ces années-là, évidemment j'ai les larmes aux yeux au moment de le quitter et le coeur gros en rangeant sa chambre en son absence (sauf quand je retrouve du pain fossilisé sous le lit !).

 

"Partager" son enfant avec une autre famille est une expérience à part. Enfin d'après moi. J'ai la chance d'avoir un Ex, relativement impliqué dans l'éducation de son fils (et quand ce n'est pas le cas, je l'implique de force !) qui a à coeur de respecter la routine des week-ends et des vacances et à qui je peux "passer la main" quand je n'arrive pas à communiquer avec mon fils (ce qui est plutôt rare).

Parfois, ça peut mal se passer, comme pour cette histoire de téléphone portable (je suis assez contre avant 16 ans - et de toute façon, ici, il n'en aurait pas l'utilité), mais avec du temps et du dialogue, on arrive toujours à arrondir les angles.

Partagée est donc bien le mot : je suis à la fois heureuse que mon fils ait de vrais liens et une relation assez forte avec son père (même si parfois, il est trop exigeant avec lui - ceci dit je le suis deux fois plus pour l'école) et à la fois RAVIE quand il m'appelle trois fois dans la même semaine pour me dire que je lui manque, qu'il a croisé un camion de Monsieur Nanou dans le sud...

Chaque été, je me fais violence et je n'appelle pas pendant les premiers jours. Je veux lui laisser le temps de prendre ses marques.

 

Et le paradoxe ne s'arrête pas là. Je verrai rouge si le Haricot avait une belle-mère acariâtre et maltraitante et je suis contente que tout se passe bien avec elle (pas difficile étant donné que cette morue femme était à la base, une de mes amies). Mais au fond, tout au fond de moi, les rares fois où ils ont quelques accrochages... je jubile. Promis, j'irai me confesser pour ça !

 

Il y a aussi cette autre petite file, qui a trois ans, l'autre soeur de mon fils. Je ne la connais pas, je l'ai vue plusieurs fois pourtant.

Chaque année, j'achète (et j'aide mon fils à choisir) pour elle des cadeaux, pendant les vacances, pour son anniversaire.

Je sais qu'elle adore son frère, même si, plus âgée que ma fille, elle a aussi plus de caractère et plus de potentiel de "casse". Je sais qu'elle ne comprend pas trop ce principe d'avoir un frère qui n'a pas la même maman qu'elle.

Un jour ma fille aussi aura du mal à comprendre que son frère ne passe pas toutes ses vacances avec nous et qu'elle partage son coeur avec une autre petite fille...

 

Pour mon fils, je crois que le plus difficile, c'est de savoir qu'il se passe des choses, d'un côté comme de l'autre, quand il n'est pas là.

Nous ne pouvons pas nous arrêter de vivre, son père non plus et c'est parfois dur pour lui d'apprendre qu'il a manqué des anniversaires, des fêtes, des sorties...

 

En attendant, je me prépare psychologiquement à une séparation d'un mois entier. Mais, dans sa grande bonté, mon fils essaie de m'aider en râlant depuis ce matin parce qu'il doit ranger sa chambre.

Quel amour cet enfant !

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 08:00

Dormir avec notre fille, enfin que notre fille dorme avec nous n'a jamais été un choix de départ. J'étais même plutôt contre à l'origine.

La seule chose dont j'étais sure en sortant de la maternité, dont nous étions sure, c'était que le bébé dormirait les premiers mois, dans notre chambre. Par commodité et aussi parce que je trouvais ça moins traumatisant pour elle. Après neuf mois en totale fusion, je ne nous voyais pas séparées par un mur. Mais je ne critique pas ceux et celles qsui se sentent bien comme ça. Chacune fait bien comme elle veut. J'ai fait de même avec mon fils ainé... bien plus longtemps puisque, vivant chez mon père, nous avons partagé la même chambre plusieurs années.

 

D'autre part, je ne pouvais pas la mettre dans la chambre des enfants tout de suite, elle aurait réveillé son frère plusieurs fois par nuit. Au collège, il faut dormir un minimum !

Tout était donc prêt pour l'accueillir : sa nacelle lui servirait de couffin, juste à côté de moi et j'aurais juste à me pencher pour la prendre et l'allaiter la nuit.

Seulement, ça n'a pas été aussi simple.

Déjà, comme son frère, ma fille a refusé de dormir sur le dos. Je préviens les ayatollah du couchage sur le dos que oui, mes enfants ont dormi sur le ventre. Sinon, ils ne dormaient pas du tout. Alors à choisir, j'ai préféré faire attention, mettre un mouchoir sur la peur de la mort subite du nourrisson et regarder mes bébés dormir.

Ensuite, une fois sur deux, dès que je la posais, elle se réveillait deux minutes plus tard en hurlant... et se rendormait en tétant.

 

cosleeping_again_by_petiteneko-d380pm9.jpg

Co-sleeping, par PetiteNeko (talent immense)

 

Et enfin, une fois sur deux également, je m'endormais avec elle dans les bras. Alors, de fil en aiguille, de nuits en nuits... elle est restée avec nous.

Et je dois dire que ça a été salutaire. Dans mes bras, elle cherchait le sein toute seule, sans se réveiller et sans me réveiller. Sans bruit, sans pleurs. Le rêve.Je ne peux pas dire aujourd'hui que j'ai souffert de ses nuits. Juste de ses heures de coucher assez tardives.

Je n'aurais jamais pu demander à mon mari de se lever 3 fois par nuit, connaissant ses horaires, l'heure tardive à laquelle il rentre à la maison. Je préfère être fatiguée que veuve. Et paradoxalement, je crois que notre couple en aurait pâti. Oui, oui, je ne voulais pas qu'il se lève, mais j'aurais boudé s'il ne s'était pas levé. Va comprendre Charles !

Je n'aurais jamais pu non plus sortir de mon lit pour aller chercher mon bébé dans une autre pièce, ça aurait flingué mon sommeil.

 

Nous avons donc cododoté pendant 14 mois. A la maison, en week-end, en vacances. Sauf en Guadeloupe où, terrassée par la chaleur, la Petite Madame faisait ses nuits complètes.

Moi qui ai toujours prôné le "chacun son lit", j'ai revu ma copie avec ma fille. J'ai apprécié cette période, me réveiller en repsirant sa bonne odeur de pipi bébé.

 

Depuis quelques mois pourtant, je sens qu'on pourrait, qu'on devrait la mettre dans son lit. D'abord parce qu'on en avait un peu marre de squatter d'autres lieux pour faire les fous (hum) et ensuite parce que la petite ne pouvait pas s'endormir sans moi, me condamnant à me coucher à une heure où je n'en avais pas forcément envie.

 

J'ai tenté plusieurs fois de la coucher endormie dans son lit. Ca marchait, mais deux heures après, il fallait que j'aille la chercher parce qu'elle pleurait (je rappelle que je ne peux, ni ne veux laisser pleurer mon bébé, en tout cas pas 20 minutes quoi...).

 

Et puis lundi soir, miracle. J'ai essayé vainement de la calmer, elle était surexcitée. Elle ne pleurait pas, elle voulait jouer, me grimper dessus, terroriser le chaton... Et moi j'avais envie de tranquilité après une journée la tête dans l'ordinateur.

Le Haricot passant la semaine chez son grand-père, j'ai mis ma fille dans son lit, dans la pénombre de sa chambre. Un bisou, la couverture fétiche de Tata Béatrice (tricotée avec toute son amitié et de la laine aussi) sur les jambes (elle adore) et je l'ai laissée.

Pas un bruit.

 

Elle a dû se réveiller deux heures plus tard, mais je ne me suis pas levée en l'entendant chouiner. Elle avait dû faire un petit cauchemar, quand j'ai voulu me lever c'était fini. Et le lendemain matin... je me suis réveillée à 8h51 COMME ELLE ! Elle avait fait sa nuit.

 

Mardi soir, ce fut plus difficile, au premier essai, elle a pleuré franchement. Je l'ai reprise avec moi et nous avons refait un essai à... 23 heures ! Cette fois c'était gagné et elle a dormi jusqu'à 9 heures.

Pourvu que ça dure ! Pour la première fois en presque 15 mois, je n'ai pas allaité la nuit, ça fait bizarre.

 

Mais alors, quelle fierté d'annoncer la bonne nouvelle à mon mari ! Vous allez dire que je ne suis jamais contente mais c'est quand même la fin d'un cap... Mon bébé devient une grande fille.

 

how-to-be.gif

Je vous rassure, ça ne nous est arrivée qu'une seule fois !

Source : How to be a Dad

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 08:00

- Mais, enfin, c'est pas l'moment...


The-Kiss_renee-coates.jpg

The Kiss - Renee Coates

 

 

C'est jamais le bon moment quand on y réfléchit bien.

 

J'analyse les soirées, les unes après les autres et je me dis que le bon moment n'existe pas.

 

Il y a ce soir où l'aîné bûche sur un problèmes de maths en y mettant un maximum de mauvaise volonté. La plus petite braille pour signifier à tout le monde qu'il faut qu'on s'occupe d'elle.

Le genre de soir où tu n'as envie de rien et surtout pas de ça.

Le genre de soir où une petite caresse sur le joue te fait bondir :

 

- Attends, nan mais t'as vu la soirée que je viens de passer ? J'ai juste envie de rester tranquille là !

 

Il y a ce soir où tu découvres un énième bouton sur ton visage, là, à droite où tu as déjà des petites marques pas jolies. Et ce jean dans lequel tu ne rentres plus. Et tes cheveux, on en parle de tes cheveux ?

Bref, ce soir, t'es moche. Même pas en rêve, le câlin quatre étoiles.

 

Et il y a le soir, où tu te sens d'humeur. Ce soutif qui te fait des seins d'enfer, qu'on ne dirait même pas qu'en vrai, tes seins font la gueule.

Et cette nuisette, trop serrée bien sûr, mais finalement, ça te donne une allure... caliente como se dice en español.

Et cet homme qui sort de sa douche, qui sent bon la vanille, c'est le tien. Et ce soir, c'est votre soir.

Sauf que. Ce bébé, c'est votre bébé. Celui qui braille alors tu t'apprêtes à commencer une séance de devoir conjugal de qualité supérieure. Le sexe, ce ne sera pas pour ce soir. Le petit frère non plus. Cette enfant est un contraceptif plus puissant qu'un stérilet hormonal. Une vraie ceinture de chasteté.

 

Et puis il y a ce dimanche, jour de déjeuner chez beau-papa. On a rendez-vous à 13h00, on est déjà à la bourre. J'ai envie de dire comme d'habitude.

Les gosses sont à peine prêts, t'as pas fini de te maquiller. Le Mari-chéri est encore en calbute. Il se marre en regardant ta culotte ultra-montante ventre plat. Tu te marres aussi. Et ce tout petit baiser dans le cou.

 

Les gosses ne dorment pas, c'est la journée. Il fait jour quoi. Ce n'est vraiment pas le bon moment.

 

- Mais enfin, c'est pas l'moment...

 

Et ce moment parfait où sans se parler, vous passez à l'action dans une mécanique bien huilée : il vérifie que les gosses sont dans leur chambre, il ferme la porte de la vôtre. Tu te passes un coup de peigne, même si tu sais que tu seras décoiffée dans pas longtemps. Tu mets une robe de chambre, tu noues la ceinture, juste pour le plaisir de la voir dénouée.

 

Ce n'est pas le bon moment. C'est jamais le bon moment quand on y réfléchit bien.

 

Un long moment plus tard, alors que ton couple se rhabille en contemplant, songeur et souriant, les draps froissés. Repensant avec un brin de pudeur aux instants fébriles partagés, tu te dis que finalement, le bon moment n'est pas celui qu'on croit.

 

Carpe diem.

 

 

 

P.S : Aujourd'hui à 12h30 je vais chercher mon chat !

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 08:00

images-copie-4.jpgL'année scolaire, enfin l'année collégienne touche à sa fin. Le 27 juin sera le dernier jour de classe pour mon Haricot.

 

Cette année de sixième se sera très très bien passée. Les notes sont bonnes, parfois excellente et aucune n'est en dessous de la moyenne.

Nous sommes fiers de lui, son père, son beau-père et moi.

 

Samedi dernier, j'ai été reçue par sa professeur principale qui nous a dressé un bilan complet de l'année. Comme la dernière fois, elle s'adressait à moi et à un Haricot rougissant, en le félicitant et en le réprimandant gentiment sur ses écarts de conduite.

Tout au long de l'année, malgré ce billet, j'ai beaucoup apprécié cette femme. Je n'ai pas toujours eu affaire à des enseignants prompts au dialogue (en tout cas avec moi) et je dois dire que cette prof de français me laissera un excellent souvenir.

 

Elle a convenu avec moi que malgré ses très grandes facilités, le Haricot avait encore besoin de nous pour organiser son travail et ses révisions, ce qu'elle juge tout à fait normal à son âge. Il a encore un peu de chemin à faire sur le chemin de l'autonomie.

C'est tous les deux que nous préparons les contrôles, en révisant un petit peu chaque jour, au lieu de tout apprendre en catastrophe la veille ! Ce qui arrive souvent si on ne le lui rappelle pas.

Et pourtant, il reste soucieux de ses notes et nous les exhibe toujours avec fierté (quand elles sont bonnes, petit malin !).

 

Comme moi au même âge, mon fils choisit ses matières... Si le français et l'histoire le passionnent, il se passerait bien de la techno et de l'art plastique !

 

Il faut bien l'avouer, le collège l'a fait grandir d'un coup. Il a pris quelques centimètres et je trouve que cette année, le dialogue est un peu plus ouvert entre nous. Il se confie plus et paradoxalement, son jardin secret grandit. Une petite part de lui à laquelle je n'ai pas accès.

Il est très attaché à nous, à sa petite soeur mais il aime passer des heures seul dans sa chambre à lire. Il faut parfois lui rappeler l'heure du dîner (tu pourrais mettre la table non ?), quand il est dans un bouquin, il n'est plus parmi nous.

 

Je crois que ce qui me fascine le plus, c'est de découvrir que mon fils devient un petit jeune homme plein d'humour. D'où sort-il donc tous ces bons mots, cette finesse dans l'humour ? De ses lectures sans doute.

C'est naïf de dire ça, mais ça m'émeut tous les jours de me rendre compte que j'ai mis au monde une petite personne qui a sa pensée, son libre arbitre (enfin presque !), ses goûts, ses passions...

 

L'an prochain, on rempile donc pour une année de collège, direction, la Cinquième !

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 08:00

Samedi matin, j'ai réussi un exploit : convaincre mon mari de m'accompagner chez le géant du meuble suédois bleu et jaune. Nous nous étions de ne plus y mettre les pieds après l'achat de la nouvelle cuisine. Sept mois de travaux pendant ma grossesse, je le rappelle. Horrible. Poussière, saleté, frigo au milieu du salon. Dépression pré-partum.

 

MAIS, déprime oblige, j'ai envie d'acheter des meubles. De tout changer. De désencombrer le coin salon qui est trop meublé, de changer notre buffet qui est vieillot, d'acheter un genre d'armoire-bibliothèque pour caser des trucs (ne me demandez pas lesquels, des trucs quoi). Ah et trouver une nouvelle table basse aussi. Tout ça avec du bois et du blanc.

Avant de m'aventurer dans les magasins de meubles, j'ai cherché un peu sur le net et je suis tombée amoureuse de ça :

Meuble-TV-Manhattan.jpg

Meuble télé et armoire-bibliothèque-à-trucs - modèle MANHATTAN (vente-unique.com)

 

_buffet-manhattan-mdf-wenge-et-rouge-ou-chene-et-blanc-2_20.jpg

Buffet MANHATTAN (avec du bois et du blanc, comme je veux.)

 

Alors que je m'apprêtais à dégainer ma carte bleue, jai découvert... que la collection est épuisée. Bien entendu, j'ai harcelé de mails les gentillles personnes de Vente Unique.com. Mais le verdict est sans appel : collection épuisée et non reconduite. Sanglots. (évidemment, si tu sais où je peux les retrouver, tu me fais signe. Je suis prête à traverser l'Atlantique. merci.)

 

En désespoir de cause, je me suis rabattue sur le Suédois. On trouve tout chez le Suédois, même ce dont on n'a pas besoin.

 

J'ai fait comme d'habitude : j'ai pris toutes mes petites mesures avec un mètre et je les ai reportées dans un petit carnet. Et j'ai convaincu mon mari de venir avec moi. Grosse, très grosse erreur.

 

Après m'avoir juré que oui, oui, Chérie, je viens avec toi, ouais je suis motivé graaaaaaaave, il a passé son temps à râler. Genre je lui demande si ce meuble télé est chouette, il me répond "mouais, bof". Tous les meubles étaient mouais bof.

Summum de la mauvaise humeur, il s'est mis à bébéiser. (Note de traduction/ Bébéiser : Forme de communication intracongjugale consistant à faire passer des messages à son conjoint en faisant parler un bébé. Qui ne parle pas, évidemment). Samedi donc, ça donnait ça :

 

- Alors ma puce, oh bah ou, t'es fatiguée. T'avais pas envie toi non plus d'aller chez Ikéa hein ? Y'a du monde, c'est nul, on piétine. Oh bah oui t'en as marre. Dis à Maman que t'en as marre de regarder les meubles...

 

Fait assez rare pour être précisé : nous sommes restés moins d'une heure. Ca m'a gonflée. Il m'a gonflée.

 

En rentrant, j'ai boudé et j'ai écrit ce billet. Ca fait du bien dis donc ! Mine de rien, ce blog m'aura sauvé maintes et maintes fois du divorce !

 

 

P.S : Là, il tourne en rond et s'occupe du bébé pour se faire pardonner. Jouissif.

 

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 08:00

lance-pierre.jpgLa semaine dernière le Haricot rentre du collège avec une bosse sur la tête. Un camarade lui a lancé une pierre - sale môme - pendant le cours de sport. Ils faisaient une course d'orientation, un genre de Koh lanta du collège quoi.

Comme je suis une maman professionnelle ayant 12 ans d'ancienneté derrière elle, j'ai géré ça super bien (sans me vanter).

Homéopathie, locale et en granulés, gros bisous tout doux, crêpe avec du bon miel dessus.

 

Ensuite, je suis passée à la phase 2 : qui était donc le gougnafier qui a osé commettre cet attentat sur la prunelle de mes yeux ?

 

- Ben le truc, c'est que je sais pas qui m'a lancé la pierre ! J'ai pas vu.

 

- T'es sûr ? Tu me caches rien ?

 

- Non, j'ai rien vu.

 

- Bon. Bien, bien.

 

- Ah, le prof de sport t'a écrit un mot sur mon carnet ! Il faut que tu prennes rendez-vous avec les parents de l'enfant qui m'a lancé une pierre !

 

- Mais... tu m'as dit que tu ne savais pas qui c'est, non ?

 

- Si.

 

- Et à ton prof, tu l'as dit ?

 

- Ben ouais ! Mais il a mis le mot quand même !

 

Interloquée, j'ai répondu au prof d'EPS que je ne pouvais pas prendre rendez-vous avec les "parents" puisque nous ignorions le nom du gamin !

 

Ce à quoi il a répondu :

 

"Madame, j'ai pris bonne note que vous et votre ignoriez le nom de l'enfant auteur du jet de pierre. Néanmoins, il conviendrait vraiment que vous preniez rendez-vous avec les parents afin que cela ne se reproduise plus".

 

Hein ?

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