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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 08:00

dear-diary.jpgJe l'ai trouvé sous une pile de jeans. Dans cette armoire que je range si souvent. Un petit carnet marron avec un élastique pour le fermer. Il ressemble à mes petits Moleskine et au joli Lacroix que Sabine m'a offert pour Noël.

 

Un petit carnet marron, aux couleurs d'Indiana Jones, qu'il a surement gagné au fastfood.

 

Pas de doute quant à son usage "JOURNAL - TOP SECRET" était écrit en grosses lettres et souligné de deux traits rageurs.

 

Top secret.

 

Il a donc des secrets pour moi ce grand bébé ? Celui que je borde encore à presque 12 ans ? Pourtant, c'est à moi qu'il confie ses premiers émois. C'est de ma main dont il a besoin pour serrer fort, fort la sienne quand l'orthodontiste malmène sa pauvre mâchoire...

 

Top secret.

 

Est-ce qu'il parle de moi ? De cette dispute d'hier soir ? J'ai râlé c'est vrai pour des devoirs non faits, une leçon non-apprise. Et cette manie qu'il a de souffler quand on lui demande un petit service...

Peut-être qu'il y a écrit que j'exagère.

 

Au même âge, j'écrivais combien ma mère pouvait être sourde et surtout muette face à mes interrogations. J'écrivais bien d'autres choses pas très gaies sur mes parents... Est-ce de ça dont il s'agit ? Est-ce qu'il parle de nous ? Nous trouve-t-il trop sévère ?

 

J'ai caressé l'élastique et j'y ai pensé. Je l'avoue, sans mentir, j'ai pensé à l'ouvrir. Je voudrais qu'il ne me cache jamais rien.

 

Et s'il y avait un secret, une peur, une angoisse ? Quelque chose de grave qu'il n'ose pas me confier ?

 

Top secret. TOP SECRET.

 

J'ai caressé l'élastique marron, la couverture pleine d'autocollants et de petits dessins.

 

Top secret.

 

J'ai plié les jeans, rangé les sweat-shirts. J'y ai pensé une dernière fois. Top secret.

 

Et j'ai rangé le journal sans l'ouvrir, là où je l'avais trouvé.

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 08:00

Le HaricotIl y a un truc génial quand tu as un enfant "grand" (enfin tout est relatif), c'est que tu peux échanger, discuter voire déconner franchement.

Attention, je ne dis pas qu'on ne peut pas échanger avec un bébé, je sais bien que le bébé est une personne à part entière blablabla.

Mais plus mon Haricot grandit, plus j'apprécie de voir le petit homme qu'il devient. Dans moins de deux mois, il aura 12 ans. C'est un vrai pré-ado : intelligent, facétieux, cultivé, chiant, caractériel, beau, un peu gauche, à forte tendance fashion. Mais surtout, il comprend et est curieux de tout.

 

Dernièrement, je discutais avec une amie enceinte du jour de la naissance de la Fève. J'ai décrit ce moment comme l'un des plus beaux jours de ma vie, avec le jour de mon mariage. Ces quelques heures qui ont suivi la naissance de la Fève, seuls, tous les trois en salle de naissance, avec Cécile, notre sage-femme qui entrait et sortait en se faisant la plus discrète possible... De la pure magie.

 

Plus tard, le Haricot qui avait écouté la discussion d'une oreille (mon fils a TOUJOURS une oreille qui traîne), m'a demandé si le jour de sa naissance avait été aussi le plus beau jour de ma vie. Pendant quelques instants, je n'ai pas su quoi répondre. Mon fils est loin, très très loin d'être con. Il connaît parfaitement les circonstances de sa naissance, de ma grossesse, de notre vie après. Lui sortir des phrases bateau du genre "dès que je t'ai vu c'était trop trop la joie" c'était clairement pas possible.

 

Alors j'ai dit que non, j'avais pas eu envie de sortir le champagne là tout de suite. Mais j'étais heureuse quand même, d'abord d'avoir réussi à sortir vainqueur de 10h15 de travail à même pas 18 ans et puis d'avoir mon petit dans mes bras.

Et puis je lui ai dit aussi que je l'avais trouvé magnifique tout de suite dès qu'il est sorti mais qu'après mure réflexion il était surtout blanc, collant avec des lèvres rouge baiser. Et un peu fripé comme bébé. Et on a bien rigolé.

J'ai dit la vérité. Que tenir cet enfant tout neuf dans mes bras ça avait été l'émotion la plus forte de toute ma vie (et ça le restera je pense), comme une très grosse bouffée d'amour. Mais aussi une grande peur. Parce que ça n'était pas prévu, parce que j'étais très jeune, parce que j'étais seule.

 

Et là, ce gosse de 11 ans 3/4, mon tout petit, mon grand, mon chieur, mon râleur, ce gamin qui passe plus de temps à lire qu'à passer du temps avec nous... Mon enfant, m'a répondu :

 

- Tu savais pas trop où t'allais quoi. C'était l'inconnu, une nouvelle vie.

 

Je m'en suis un peu voulue sur le coup. Je ne veux pas qu'il se dise que lui donner naissance m'a complètement paumée, même si ça a été un peu vrai pendant quelques jours...

Mais j'ai pas su quoi dire sur le moment... C'est lui qui a trouvé.

 

- Ça a dû être dur quand même pour toi. Heureusement que j'étais là...

 

Oui heureusement. Les mots nous sont venus tout seul et je crois qu'il sait que le plus beau jour de ma vie finalement, c'est tous les jours avec lui, avec eux. C'est le bonheur et la satisfaction de n'avoir pas été une si mauvaise maman que ça malgré mon jeune âge. D'être aujourd'hui complice avec lui et de bien rigolé entre deux prises de becs.

 

Après la vie a repris son cours normal. J'ai râlé parce qu'il râlait de devoir encore mettre la table. Il a râlé parce que son "temps de playstation" était passé. Et puis c'est passé.

Et comme tous les soirs depuis presque 12 ans, je suis allée le border dans son lit.

Mon fils.

 

Le Haricot et moi

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 08:00

Salt-n-Pepa.jpgPour 2012, je voudrais une libido neuve. Une toute neuve, qui brille, qui pétille et qui couine quand on appuie dessus.

 

Une libido de compétition, parce que c'est le nerf de la guerre et de la vie. La mienne a connu des semaines bien difficiles. Nous avons cru la perdre la pauvre, ensevelie sous des câlins de bébés, des devoirs de pré-ados, des travaux, des projets professionnels, des tétées les yeux dans les yeux... Des projets qu n'en étaient pas, des heures perdues pour pas grand chose, des luttes pour surmonter l'épreuve des dents (ces sales garces d'incisives du bas qui sont désormais deux), des heures au téléphone avec ma soeur chérie...

 

Que je sois bien claire : j'avais envie de faire l'amour comme de payer ma taxe d'habitation (tu sais, celle qui tombe quand tu te remets à peine des 10 000 boules dépensées en vacances).

C'est dangereux de pas faire l'amour franchement. Très dangereux. Il y a eu le manque de temps, à cause de cette bonne idée qu'on a eu de faire une gamine.

Et puis, le manque d'opportunité, genre quand tu commences à te motiver, la gosse se réveille ou le pré-ado tape à la porte, persuadé d'avoir entendu "un bruit bizarre, comme si quelqu'un grattait à la porte" (gné ?).

 

Et les petites frictions, les ptites embrouilles qui te font regretter d'être mariée. Les chaussettes en boule, la salle de bain dégueu le matin, le dentifrice pas fermé, les petites marques d'agacement. Et ce bébé, qui prend tant de place, dans le lit, dans le coeur, dans la journée...

 

Cerise sur le gâteau, ton homme, la couvade, il sait même pas ce que c'est. Les kilos en trop non plus. C'est bien simple, le mien, c'est devenu une sacrée bombasse depuis qu'il est père. Il a encore perdu quelques cheveux mais il a des abdos d'acier. Plus il bouffe, moins il grossit le salopard.

 

Et puis, danger, danger, danger : tu t'HABITUES. Parce que finalement, c'est pas d'ta faute. Il y a tant à faire dans une maison. Et on s'aime c'est sûr. Il n'y a AUCUN problème.

Et puis, danger, danger, danger : tu t'HABITUES encore plus. Tu ne rêves plus de bains ou de siestes crapuleuses et l'idée même de jouer à zizi-panpan après minuit te rebute.

 

Je te rassure, je doute pas de mon amour pour lui, enfin sauf pour les chaussettes, parce ça fait juste 6 ans que je le dis. Je l'aime, je le kiffe, je l'ai dans la peau mon Nanou.

Juste, depuis quelques mois, être dans ses bras me suffisait la plupart du temps. Dangereux, dangereux, dangereux. Même s'il n'y a pas que ça dans le mariage, il y aussi ça.

 

Moi je connaissais pas cette phase d'anorexie sexuelle (post-partum ou non d'ailleurs). Je suis amoureuse et quand je suis amoureuse, je vibre quoi. Là je vibrais presque plus.

 

Parait que c'est courant ces petites phases de creux, mais qu'on en parle pas beaucoup. Nous, on en parle à deux, parce que Monsieur Nanou n'est pas précisément le genre d'homme qui va "voir quelqu'un", contrairement à moi.

Et ça fait du bien d'en parler. De mettre des mots sur un mal-être, perceptible des deux côtés. Et semaine après semaine, de sentir que ça va mieux.

On n'est pas devenu des bêtes, hein. Juste ça va beaucoup, beaucoup mieux.

 

Quelle heure il est déjà ? 23h05. Je te laisse, ce soir, nous sommes de BONNE humeur. Pis demain, c'est le 6 janvier... on tire les rois non ?

 

 

P.S : Oui ce billet est impudique et alors ? Tu commences à avoir l'habitude non ? ;-) 

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 08:00

mr-bump.jpgUn bébé ça bouge.

Il faudrait qu'ils gardent cet âge béni où ils ne bougent quasiment pas, à part leurs petits bras. Cet âge où ils ne font pas un progrès par jour, passant de la case "je rampe à 2 à l'heure" à la case "je rampe à toute vitesse, sans que t'aies le temps de dire ouf".

 

Heureusement, y'a plein de précautions à prendre pour éviter les chutes. Heureusement. Sauf que parfois ils tombent quand même.

 

En cas de chute, si ton bébé pleure tout de suite, c'est bon signe. Si t'entends rien (à part le boum du début), il faut t'inquiéter...

 

En cas de chute, si ton bébé vomit tout de suite, faut pas t'inquiéter, c'est le SAMU qui le dit. La chute, la peur, le coeur qui s'accélère, ça provoque un vomissement immédiat ou quasi-immédiat parfois. Par contre, s'il se met à vomir plein de fois ensuite, il faut filer aux Urgences.

 

En cas de chute, si ton bébé est bien tonique, bouge et réagit normalement, c'est bon signe. Il faut continuer à l'observer, voir s'il joue, s'il réagit aux stimuli sonores et visuels.

 

En cas de chute, si c'est le soir, il peut être recommandé de réveiller le bébé toutes les 3 heures, au moins deux fois.

 

En cas de chute, si tu as le moindre doute, appelle le Samu. C'est le 15. Je te le dis au cas où.

 

En cas de chute, si tu as bien suivi tout ça (liste non exhaustive), si, terrorisée et terrassée par une culpabilité puissance 1000, te demandant pourquoi, mais pourquoi ai-je : tourné la tête / laissé la petite sur mon lit / oublié de mettre un oreiller devant elle / oublié de lui attacher les mains dans le dos ?...

 

Si, après tout ça, tu réalises que tout va bien... Ne fais pas comme moi.

 

Ne fais pas l'ERREUR de raconter cette chute à ton mari, en déplacement à 1000 bornes de chez toi. Cela peut bien attendre qu'il rentre. Ce genre de truc ne se raconte pas au téléphone. Tu n'as rien à y gagner, si ce n'est :

 

- Un millier de remontrances: "Mais POURQUOI l'as-tu laissée SEULE" / "Elle n'était pas SEULE ? Tu veux dire que tu étais LA ?" / "Emmène-la tout de suite aux urgences, non appelle les pompiers, non prends la voiture, non appelle le Samu !" / "Le Samu te dit de pas aller à l'hosto ? tous des baltringues au Samu, appelle les urgences, c'est mieux !" / "C'est elle que j'entends ? elle pleure plus ! elle a un trauma crânien, ou pire, un infarctus !" / "Je me fous de savoir qu'un infarctus c'est le coeur, je m'INQUIETE !!!!" / "Comment t'as pu LA FAIRE TOMBER ???"

 

- La multiplication de scénarios catastrophe dans ton esprit : "Et si elle se réveillait pas ?" / "Réveille-la plus souvent que ce qu'ils t'ont dit, genre toutes les 15 minutes" / "Surtout, vérifie qu'elle n'ai pas de sang dans les yeux..." / "Est-ce qu'elle entend ce que tu lui dis ? est-ce qu'elle voit ?"

 

- Une culpabilité à son paroxysme : "Fallait que ça tombe quand je ne suis pas là !" / "Il fallait mieux la surveiller enfin !" / "Mais tu faisais quoi ? tu mettais ton peignoir ? Il fait pas froid chez nous merde !"

 

Ca se comprend, on se sent impuissant quand on est loin. Mais purée, j'avais pas besoin de ça.

 

Et alors qu'il s'est endormi dans son camion en prévision d'une journée de route demain.

Alors qu'il a finalement raccroché, rassuré et rassurant ("bon, je m'suis affolé pour rien, excuse-moi, c'est pas ta faute...").

Alors qu'elle joue (à 23h49, argh) avec un vieux couvercle de Tupperware, en parfaite santé en posant de temps en temps son regard gris-vert sur moi...

Alors qu'elle répète ses "mamama papapa" habituels, sans aucun signe de trauma, de fracture ou que sais-je encore... (et surtout pas d'infarctus, tsssssss).

 

Ben moi, je me remets de la pire peur de toute ma vie. La nuit sera longue.

 

Hier soir, mon bébé est tombé de mon lit.

 

 

Billet écrit suite à la petite chute de la Fève. Qui n'a rien, qui va parfaitement bien. Ouf, merci mon Dieu. Bordel, j'ai eu vachement peur.

Un grand merci au Samu pédiatrique qui sait bien rassurer les mamans anxieuses, hystériques, affolées... SANS LES CULPABLISER. Parce que oui, Madame, ça arrive, calmez-vous toussa toussa...

Et merci également à Coquillette (qui a fait Samu dans une autre vie), Plouf et Nadine. Et à Madame Statler.

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 11:59

j-love-ma-prof-131661267563.pngLe 15 décembre, c'était ma première remise des bulletins au collège de Banlieue sur Orge. Le Haricot était surexcité, il connaissait très bien ses notes le petit malin.

A 19 heures, nous y étions. Nous avions rendez-vous avec Madame C. sa prof principale, prof de français de son état dont il m'avait vaguement parlé à la rentrée. Le français est la matière de prédilection de mon fils, gros lecteur et champion d'orthographe. Il me ressemble au même âge, de plus en plus chaque année.

J'étais donc confiante en attendant que Madame C. nous reçoive.

 

Quelle ne fut pas ma surprise en voyant une bombasse en jupe au genou et bottes en cuir s'avancer vers moi pour me serrer la main. Une bombe. La trentaine, peut-être un peu plus, le sourire aux lèvres et une voix toute douce.

 

- Ah Madame Nanette, je suis ravie de vous rencontrer, j'ai plein de choses à vous dire !

 

J'ai regardé mon fils qui faisait une drôle de moue avec sa bouche et qui jouait frénétiquement avec ses mains. Bizarre.

 

Nous avons fait le tour des matière et discuté point par point sur les appréciations des professeurs. En gros : excellent travail mais attention aux bavardages / lève le doigt avant de parler / laisse tes camarades répondre, tu n'es pas tout seul bordel. Une petite faiblesse tout de même en techno, mais rien de bien méchant.

 

Quand nous en sommes arrivés au français, le Haricot a rougi. Et Madame C., de sa voix si douce a complimenté mon fils, à n'en plus finir. C'en était gênant à la fin, c'est mon fils hein.

 

- C'est un élève moteur dans la classe, très intéressé, vif. Il s'intéresse VRAIMENT au cours, son travail sur la construction d'un conte était très réfléchi.

Mais ce que j'adore avec le Haricot, c'est que nous sommes très complices tous les deux. Parfois, il se passe des choses en classe et d'un simple regard nous nous comprenons ! On se sourit, c'est très agréable, vraiment. Il sait que quand je le reprend, ce n'est pas contre lui, donc il ne rouspète pas...

J'espère que ça va durer, hein MON Haricot ?

 

Quoi ? SON Haricot ? Elle est pas bien ! Et elle a continué avec ses éloges en nous regardant :solaire, cette femme est solaire, c'est le mot. Mon fils continuait de rougir franchement, de regarder ses pieds, puis sa prof, puis ses pieds... Elle lu a dit, en le regardant droit dans les yeux qu'elle était NAVREE de ne pas lui avoir donné les fameuses "félicitations" à cause de son comportement et qu'elle espérait DE TOUT SON COEUR qu'il les ait le trimestre prochain.

 

Bon, je me dois d'être honnête, elle m'a fait des compliments à moi aussi et à ma fille (que j'avais dû emmener puisque Monsieur Nanou n'était pas rentré du boulot - encore).

 

- On sent que vous êtes derrière... Que vous vérifiez et corrigez. C'est bien, très bien même.

 

Elle a répété à mon fils qu'en sixième, on n'est pas si autonome que ça et que c'est bien d'avoir des parents qui aident aux devoirs. Mouché le Haricot, qui tous les soirs nous répète "mais z'avez pas b'soin de vérifieeeeeer !!!". Sauf quand on ne vérifie pas, il "oublie" volontairement certaines choses pour pouvoir bouquiner, jouer ou bisouiller sa soeur.

On a fait le point sur l'ennui de mon fils en classe et sur la manière dont il pourrait "meubler" son temps libre.

 

J'ai récupéré le bulletin de mon fils, un très bon bulletin. Nous avons souhaité d'excellentes fêtes de fin d'année à Madame C., qui d'un geste gracieux a caressé la joue du Haricot puis s'est penchée...

 

- Bonnes fêtes MON petit Haricot ! A la rentrée, tu continues comme ça mais sans les bavardages ! Allez, je te fais une bise...

 

Là, clairement, on a perdu le Haricot. C'est impressionnant un métis qui rougit quand même. En silence, nous avons pris le chemin du retour et dans la voiture, j'ai félicité mon petit champion.

 

- T'as vu, elle est gentille Madame C., hein ? C'est ma prof préférée !

 

Sans blague ?

 

100_1574.JPG

Le Grand Haricot

Rochegude, été 2011

 

 

Photo et contenu publiés avec l'aimable autorisation du Haricot

 

Et toujours des places de ciné et un kit Bonnes Résolutions à gagner, jusqu'à jeudi !!

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 11:19

Baby-Crying.jpgJ'ai la chance immense de garder ma fille avec moi à la maison depuis bientôt 8 mois. Et ça va continuer puisque je compte travailler de la maison et, à terme (très long terme, genre quand elle aura un an) la laisser quelques demi-journées en halte-garderie. Je réalise aujourd'hui, que je n'aurais jamais pu la laisser à la crèche à 6 mois tant je reste traumatisée d'avoir dû laisser le Haricot très très tôt pour retourner au lycée.

Je profite et je regarde ma fille grandir : je découvre ses premières dents, je la regarde (tenter de) ramper, faire un boucan d'enfer avec ses maracas et jouer des heures avec... un bouchon de bouteille de vin (les chiens ne font pas des chats !).

 

Mes journées sont donc rythmées sur les siennes. Elle se lève après moi (bonheur), j'ai donc le temps de prendre mon petit déjeuner tranquille.

A 10 heures (parfois plus) je l'entends babiller ou pleurer dans son lit, je vais la chercher, il fait noir dans la chambre. Dès qu'elle entend ma voix, elle sourit sans me voir (bonheur).

A 11h30 (parfois plus), je prépare son repas du jour, toujours home made (par choix et parce que j'adore le faire) : décongeler/réchauffer ou réchauffer tout court. Puis, une tétée en guise de dessert (bonheur et potimarron sur le sein).

Ensuite, aucune journée n'est pareil, elle fait la sieste si elle en a envie, joue sur son tapis d'éveil pendant que je travaille, ou reste un peu dans son transat. On joue aussi toutes les deux, on s'exerce au portage dans le dos...

Elle est calme et souriante, si bien que j'ai le temps de faire pas mal de choses : ménage, lessive, bosser sur mes projets professionnels, téléphoner...

 

Puis arrive l'heure qui, depuis plus d'un mois, nous pose quelques soucis : 18 heures pile. A 18 heures, la transformation s'opère. La Fève-Dr Jekyll devient La Fève-Mr Hyde.

 

- Elle ne veut plus jouer seule et hurle dès que je la pose dans son transat / sur son tapis / dans son lit. Avec de bonnes grosses larmes de détresse.

 

- Elle ne veut plus que je quitte la pièce où elle se trouve. Elle hurle si je sors de son champ de vision. Tu me diras, je pourrais la laisser chouiner un peu mais ce ne sont pas des pleurs mais des hurlements ! Un peu comme quand elle se fait mal avec un jouet. On croirait que quelqu'un la frappe !

 

- Quand je me décide à rester avec elle jusqu'à ce que le Haricot ait fini ses devoirs, il faut que je me consacre à elle à 100%. Si je téléphone / blogue / cuisine, elle crie.

 

- Elle ne sait plus vraiment de quoi elle a envie : pleurer / téter / jouer / faire un câlin. Alors elle crie, ou elle se tortille, et s'énerve.

 

La fameuse angoisse de séparation des 8 mois, sauf que ça a commencé plus tôt chez nous. C'est archi fatigant. Je suis seule à cette heure-ci, Monsieur Nanou qui ne rentre pas avant 19h30 (ou plus #horreur #malheur), le Haricot qui fait ses devoirs au calme dans sa chambre (ou qui est au sport le mardi et le jeudi)...

Je tente désespérément de préparer le repas du soir ou de me détendre un peu, sur fond de hurlements Fevesques...

 

Dans ma grande détresse de mère au foyer, j'ai trouvé une solution. J'ai envie de dire une solution miracle.

Dans ma quête du 100% lavable, Monsieur Nanou est réfractaire à l'abandon définitif de l'essuie-tout. Nous avons donc toujours un ou deux rouleaux à la maison.

 

Et ma fille... ça la fascine l'essuie-tout. Je lui file une feuille qu'elle s'amuse à triturer dans tous les sens. Et là se produisent deux phénomènes incroyables.

 

Le silence.

 

La paix ! Pour au moins une bonne heure. Parce qu'à 20 heures pile...

 

- Ah Chéri ! Je crois qu'elle veut son Papa !!

 La Fève... 18 heures

 TRANQUILLE !

 

EDIT : C'est Alexandra qui gagne le concours Natessance Bébé. Elle a ému et amusé Monsieur Nanou avec les câlins complices de son bébé gigoteur !

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 08:00

C'était avant-hier, dans la soirée. Le Haricot était couché depuis longtemps et la Fève jouait les prolongations. Genre, en ce moment, elle ne s'endort pas avant minuit. Mais en échange, elle fait la grasse mat'.

 

Donc, c'était le soir et la mistinguette faisait de la résistance, malgré 19 tétées-câlins, 3 berceuses et 6 promenades avec Papa.

Elle jouait donc à "je fais sembant de ramper" sur son tapis d'éveil rose pétard. Sauf qu'à un moment donné, elle a rampé pour de bon. Ensuite, elle a fait une sorte de pont, jambes et bras tendus, puis s'est mise à quatre pattes ! Dingue !

Bon, elle a pas marché à quatre pattes, mais c'était incroyable de la voir faire.

 

On était tellement ému Monsieur Nanou et moi, qu'on s'est précipité sur l'I-Phone, l'appareil photo et le camescope (dont ne se sert jamais tellement il est pourri).

Et nous nous sommes retrouvés comme deux idiots :

 

- Allez Chérie ! Rampe pour Papa/Maman, vas-y rampe, rampe, rampe !

 

A couiner comme des hystériques, on a fini par la surexciter la gosse. Elle n'a pas rampé, elle s'est dandinée d'avant en arrière et nous, on continuait de braquer sur elle nos objectifs.

 

Et BAM ! Elle a basculé en avant. Et tu sais quoi ? Comme elle était à même le sol, on a pas vu tout de suite qu'elle s'était fait mal et on a... ricané.

Sauf qu'elle a eu mal ma petiote. Elle a hurlé deux secondes plus tard. Monsieur Nanou l'a prise dans ses bras tout de suite. Elle saignait de la bouche. Sa première dent (je t'ai pas dit qu'elle avait une dent ?) a percé sa lèvre supérieure.

Il avait rien vu le mari.

 

- Donne-la moi, je vais essuyer le sang.

- Quel sang ?

- Ben elle saigne de la lèvre, là, regarde, t'en as sur ton tee-shirt...

- Oh putain... ELLE SAIGNE !!! Ca saigne BEAUCOUP ! Ca fait une HEMORRAGIE non ?

 

Je sais, tu te marres, toi, derrière ton écran. Et tu sais quoi ? Sur le coup, je me suis marrée aussi. Non mais sérieusement, même avant d'avoir un gamin je savais que les plaies à la bouche ça saigne beaucoup. C'est bien charnu, plein de petits vaisseaux vicieux qui se vident au moindre bobo.

 

Mais le Primipare, lui, il ne savait pas. Ou alors il ne s'en rappelait plus. Parce qu'il était à deux doigts d'appeler les pompiers.

 

- Nan, pas les pompiers, on va aller directement aux urgences ! Si ça se trouve, il lui faut des points ! Regarde, c'est tout enflé !

 

C'était tout enflé effectivement. Et le lendemain, plus rien sauf une petite marque minuscule. Et ce matin, plus rien...

 

Mais ça me fait fondre ces réactions. Tous ces automatismes qu'il n'a pas, ses hésitations, sa candeur et son éternel émerveillement devant l'oeuvre de sa vie : sa fille.

 

La Fève et son père

 Grasse mat' père-fille - Octobre 2011 

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 10:20

stopthesag_1282148739.jpgLe Haricot grandit. Il devient un beau jeune homme et je ne dis pas ça parce que c'est mon fils. Il est grand, assez fin et très athlétique. En même temps c'est un athlète - le mardi et le jeudi soir - donc c'est pas difficile.

Physiquement, c'est un mélange du Grand Ex et de moi. Il a mon teint sépia, mais la haute stature de son père et du blond dans les cheveux en été.

"A l'intérieur", c'est tout moi : il aime lire, il n'aime pas les sports collectifs mais est accro à la course à pied, il est curieux de tout et adore se cultiver. Il est chiant aussi, comme moi et un brin bordélique.

 

Depuis l'année dernière, ses goûts s'affirment de plus en plus, notamment dans la tenue vestimentaire. Il ADORE le noir, sans être gothique, s'il ne pouvait porter que ça, il serait ravi ! Je trouve que les couleurs lui vont bien, il a la chance de pouvoir tout porter. Il est beau en blanc, beau en noir, beau en jaune, beau en rouge. Je l'avoue volontiers, j'ai un peu... mis la pression pour qu'il diversifie un peu ses tenues le matin.

 

Et depuis quelques semaines, il rentre à la maison en passant comme une flèche dans le couloir murmurant un "coucou, ça va ?". J'ai fini par découvrir pourquoi. Il rentre en trombe parce qu'il porte ses jeans très très bas, limite sous les fesses. Il sait que je déteste ça. Non seulement je trouve ça laid, mais en plus, ça use le bas des jeans jusqu'à les trouer. Donc il rentre, file dans sa chambre et se remonte le futal discrétos.

Dans son collège, les profs luttent contre cette mode. J'adore les profs.

 

Hier, nous avons donc eu une grande discussion sur ce foutu futal sous les fesses. Il en est ressorti que le Haricot n'aime pas spécialement ça, mais qu'il fait comme tout le monde. Que les grands de troisième se moquent de ceux qui ne suivent pas la mode. Pendant de longues minutes, Monsieur Nanou et moi n'avons pas su quoi dire. Que répondre à "Mais tout le monde le fait !"... Ça s'est bousculé dans ma tête :

 

Choix n°1 : Ok, mais tout le monde n'a pas ta mère alors tu me remontes ton fute fissa si tu veux pas finir dans une école où on porte l'uniforme !

 

Choix n°2 : Tu ne dois pas céder à l'effet de groupe, ni à une pseudo-mode, tu dois être toi-même...

 

Choix n°3 : N'importe quoi ! Et quand tout le monde fumera et se droguera, tu le feras aussi ? Arrête tout de suite où je te découpe tes jeans !

 

Choix n° 4 : Tu fais comme tu veux. Sache seulement que je trouve ça moche, moche, moche. Tu veux être moche c'est ça ? Et bah continue !

 

Finalement j'ai rien dit, on doit en reparler ce soir... Pourtant, honte à moi, le choix numéro 4... aaaaaaaaah, le choix n°4 !

 

Les pré-ados et les ados, c'est tellement compliqué... Avec la Fève, ou le Haricot il y a encore quelques années, je sortais une tenue le matin, je les habillais, sans crainte de voir leurs fringues détournée au nom d'une mode débile. D'où elle vient d'ailleurs cette mode ? Si quelqu'un peut m'éclairer... A mon époque, les ados remontaient une "jambe" de leur survêtement à mi-genoux. C'était une mode hip-hop. Je n'y ai jamais cédé tant je la trouvais nulle, parce qu'il s'agissait en fait d'imiter les détenus américains qui devaient remonter leur jambe de pantalon pour montrer s'ils avaient ou non, des menottes aux chevilles. Tiens, Monsieur Nanou me dit que c'est pareil, que ce sont les mecs en garde à vue qui, privés de leur ceinture, perdent leur pantalon.

 

Les goûts de mon fils s'affirment... J'essaie de respecter ça en me rappelant celle que j'étais à son âge. Quand je désespérais d'avoir l'âge requis pour me maquiller. Quand j'arborais des franges improbables et que je priais tous les soir pour avoir assez de sous pour acheter un blouson Schott... 

 

J'ai peur qu'un jour il me réclame une boucle d'oreille. Ou un tatouage. Je n'aime ni l'un ni l'autre. Je ne sais pas trop quoi lui dire, en fait. Dans ces moments-là, je suis contente de pouvoir compter sur mon mari :

 

- Ouais j'te comprends. Mais au moins, il te demande pas de se vernir les ongles, c'est déjà ça.

 

Merci Chéri.

 

Si quelqu'un a quelque chose de plus intelligent à me dire, ou un retour d'expérience, je suis preneuse.

 

photo_1285529_resize.jpg C'est moche, moche, moche !!!

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 08:00

RESULTATS DU GIVEAWAY SAFORELLE EN FIN DE BILLET !!

(je suis très très très en retard, mais bon, vous savez pourquoi)

 

Je mangerais bien un enfantDimanche, hier donc, on a beaucoup discuté avec Monsieur Nanou. Nous nous sommes rappelés avec nostalgie, quelques souvenirs d'amoureux. Ces souvenirs romantiques qui ont jalonné presque six années d'amour.

 

Non, je déconne. En vrai, on s'est rappelé le temps où on avait le temps. Ce temps, où en plein milieu d'un samedi après-midi, on décidait de faire un câlin (le Haricot étant chez son père hein), de faire une sieste crapuleuse. C'était cool et surtout, complètement spontané.

Et ces dimanches matin qui se transformaient en dimanche après-midi, avec petit-déjeuner ou brunch (je fais super bien les oeufs à la coque) à 15 heures...

Et ces vacances parfaitement équilibrées à raison d'une semaine parc/bibliothèque/trucs de gosse avec le Haricot et deuxième semaine guimauve/seskualité débridée rien que tous les deux.

 

Pourquoi on a parlé de ça ? Parce quez ce dimanche, on s'est réveillé d'humeur zizi-panpan. Ce genre de dimanche matin où tu te sens capable de tout. Un peu comme ces samedis où tu reçois du monde et où tu te sens capable de faire un soufflé au chocolat sans le foirer. Où ces hivers où tu es SURE de pouvoir faire refleurir ton orchidée.

Dimanche matin donc, j'étais archi motivée. En plus, cette semaine j'avais trouvé 15 minutes pour me faire une épilation à peu près correcte et un BAIN (oui oui, tu as bien lu) avec un gommage et savonnage au savon noir.

 

Je me réveille et , sans entrer dans les détails qui pourraient choquer les moins de 29 ans, je sais et je sens que Monsieur Nanou aussi est motivé ou en tout cas, qu'il pourrait l'être. Je suis très persuasive. Et ma fille pionce dans son couffin. Et notre deuxième petit parasite est le roi de la grasse mat'. La voie est libre. Fête du string i tutti quanti.

Donc, je me lève en loucedé et le laisse émerger du sommeil. Je vais lui faire la totale et attention, je balance du lourd : je vais mettre une nuisette ! Je veux dire une nuisette qui me va, qui ne révèle pas les ptits bourrelets résiduels de ma grossesse mais qui me fait des seins d'enfer !

Un coup de brosse (sur les cheveux, bande de coquines !) et me voilà prête à faire mon numéro de chaudasse professionnelle.

 

Hop, étape 1, le bisou de coquine dans le cou genre "tu vas voir c'que tu vas voir, ça va être un truc de ouf !"

 

L'étape 2, je peux pas te la raconter. C'est un peu à base de danse type lap dance (mais sans la barre et avec moins d'acrobaties). Sauf que. J'ai même pas eu le temps de la faire.

 

- Ouiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnnnn !!! Atatatatatata ouiiiiiiiiiiiiiiiiiin !!!! Tatatatatatatata !!! Ouiiiiin gnaaaaaaaaaaaaaaa !!!!

 

- Et merde. Faut aller la chercher non ?

- Nan, nan, t'inquiète, elle va se rendormir !

 

- Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiin ouiiiiin !!!!

 

- Bon ben...

- Ne le dis pas, je le sais déjà. C'est foutu pour le sexe.

- C'est pas grave. T'étais toute mignonne dans ta nuisette.

- Tu veux dire que j'étais une vraie bombasse oui ! Cet aprèm peut-être le Haricot va chez un copain...

- Et la Fève, elle dort vers 14 heures non ?

- Oui, oui 14 heures. cet aprèm' peut-être... Café ?

- Café !

 

Et je suis allée chercher ma fille dans son couffin. Elle a souri. Elle sentait un peu le pipi et beaucoup le lait maternel. J'ai pas pu lui en vouloir à cette briseuse de vie sexuelle.

 

On a bu notre café et on s'est consolé en mangeant aussi des tartines de pain grillé avec du beurre (salé of course, le beurre doux, c'est pas du beurre). Tant pis pour la string party.

 

Dimanche, hier donc, on a beaucoup discuté avec Monsieur Nanou. Nous nous sommes rappelés avec nostalgie, quelques souvenirs d'amoureux. Du temps où on avait encore une vie sexuelle non programmée.

Avant d'avoir un nouveau bébé. Ce nouveau bébé qu'on a probablement conçu dans notre baignoire.

 

C'était le bon temps !

 

Photo : Je mangerais bien un enfant, de Sylviane Donio. Un des premiers livres du Haricot. Je vous rassure, j'ai pas mangé ma fille.

 

 

Les trois gagnantes du giveaway Saforelle sont : reginea, Cecile MdL et Poulette Dodue. Vous avez beaucoup fait rire mon mari (et on en avait besoin !). Comme c'est moi qui suis en retard, je vous envoie un mail pour vous demander vos adresses !

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 11:16

Les gosses sont des éponges à émotions. En cette période de deuil, les miens ne font pas exception. T'as beau vouloir les préserver de cette saloperie de merde de mort brutale, tu peux pas. Quand tu pleures, une partie d'eux pleure aussi. Parfois, tu voudrais les enfermer n'importe où, pourvu qu'ils ne souffrent pas. Et peu importe les maximes du style "les malheurs, ça forge le caractère, ça rend plus fort, plus mûrs" ou encore "la mort fait partie de la vie, les enfants doivent le comprendre". Là tout de suite, j'ai pas du tout envie qu'ils comprennent.

 

Vendredi soir, le Haricot a appris la mort de mon beauf avant moi. C'est un enfant qui verbalise tout ce qu'il a sur le coeur et tant mieux. En parler lui a fait du bien. Comme à son habitude, je pense que très vite, il nous réclamera des livres qui parle du deuil. Il a toujours, toujours besoin de COMPRENDRE.

 

La Fève, elle, a décidé de nous jouer la fièvre su samedi soir. Sauf que c'est tous les jours. Elle a pas de fièvre hein, non, non elle danse, elle chante. Tard, très tard dans la nuit. Elle refuse de dormir avant minuit. Point positif, elle ne pleure pas. Mais elle semble tendue, nerveuse et ne supporte plus d'être seule dans une pièce. Son transat me suit jusque dans la cuisine le soir pour préparer le repas. Je vais me donner un bon coup de pied au cul et apprendre le portage sur le dos, ce sera plus pratique (mais bon, je me sens pas super à l'aise).

Hier soir, j'ai abdiqué et l'ai prise avec moi dans mon lit (alors que la première partie de la nuit, elle la passe dans le sien). J'ai allumé la veilleuse et continué une partie de Professeur Layton sur ma DS. Rien de tel qu'une bonne enigme pour trouver le sommeil (y'avait pas Derrick et c'était pas l'heure de Très chasse, sur TF1). On s'est endormies toutes les deux en même temps et ce matin, ses petits poings étaient agrippés à moi.

 

Le Haricot est chez son père depuis samedi. Il nous a déjà appelé cinq fois :

 

- Allô Maman ? C'est juste pour savoir si ça va ?

- Ca va mon Titi et toi ?

- Ca va, ça va. Je pense à Tonton des fois, mais beaucoup à Tatie et au petit. Et j'ai presque fini ma rédaction. Je la garde sous le coude, je te la montre en rentrant, si t'es pas partie. Mais si tu pars, viens me voir chez Papa avant.

 

Hier, c'était un SMS : "Maman c'est moi ? Ca va ? Juste pour te dire je t'aime.  Tu me rappelles ce soir s'il te plaît. Voilà, c'est tout."

 

C'est tout et ça suffit bien mon coeur.

 

Et hier, on a beaucoup discuté mon grand garçon et moi. Il verbalise, il extériorise tout :

 

- Tu vois, t'aimes pas trop les jeux vidéos [bon ok, sauf le Professeur Layton], mais des fois, c'est mieux que la vraie vie. Mario lui, quand il meurt, il revient toujours, t'as juste à appuyer sur Start ou sur Rejouer. C'est bête un peu ce que je dis, mais c'est vrai quoi.

 

Ben ouais, c'est vrai. Après tout, c'est ce qui nous manque.

Comme Mario, une petite étoile que t'attrappe et qui te rend immortel.

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