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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 09:25

Les mathématiques sont sans doute le truc que je déteste le plus au monde après l'andouillette. J'ai toujours été bonne élève, même excellente certaines années, mais je n'ai jamais aimé les maths, ce depuis la quatrième.

 

Aussi, c'est avec fierté ET effroi que je regarde mon fils grandir et passer de classe en classe. Les devoirs se corsent.

Et si je surfe aisément sur la vague de la Mésopotamie du troisième millénaire avant J.C, si je maîtrise à la perfection les verbes à conjuguer à tous les temps (sauf les vicieux, pour ceux-là, j'ai mon Bescherelle), en maths, je suis une quiche.

 

J'ai réussi à passer entre les mailles du filet jusqu'à aujourd'hui, sauf une fois. Ok, 2-3 fois. La première fois mon fils était en CM1 (mon mari se fout de moi et maintient que le Haricot était en CE2, n'importe quoi !). Et j'ai pas réussi à l'aider à faire son exercice de maths. La HONTE. C'était une sombre histoire de billes si ma mémoire est bonne :

 

"J'ai 5 billes vertes et 6 billes noires, mais j'ai aussi des billes d'une autre couleur et blablabla et blablabla... et 12 billes vertes de mon ami Arsinoé (on s'en tape de son prénom, soit dit en passant) mais aussi 4 billes jaunes que j'ai donné à Marie (qui nous fait chier aussi avec ses billes)... et blablabla et blablabla... et enfin :

 

COMBIEN AVAIS-JE DE BILLES BLANCHES AU DEPART ???  "

 

Ce soir-là, j'ai dû attendre Monsieur Nanou pour aider le Haricot, j'avais des billes plein la tête, j'en pouvais plus. J'étais surtout mortifiée de honte de ne pas savoir résoudre un problème de CE2 CM1 !

 

- Maman... ? Tu SAIS PAS le faire ??? Haaaaaaaaaaaaan !!!!

- Bien sûr que si je sais le faire ! Et puis écoute, c'est pas à moi de faire l'exercice à ta place hein ! Tu pourrais chercher un peu plus ! Donc, tu attends Monsieur Nanou, parce que je sais pas comment t'aider sans te donner la solution.

 

Je sais, c'est petit. Mais parfois, quand on est une mère, on n'a pas le choix si on veut sauver la face.

Celui qui n'était pas encore mon mari a donc pris le bouquin et sans prendre aucune note, ni fait aucun calcul :

 

- Ben c'est facile ! Ca fait 212 billes !

-  Ah ? T'es sûr ? ... C'est n'importe quoi ces exercices ! Comment un gamin peut transporter 212 billes blanches alors qu'il en a d'autres couleurs en plus ? Il a des poches géantes ou quoi ?

- Mais non Nanette, regarde, si tu refais les calculs, tu t'aperçois qu'il ne lui reste que des billes blanches à la fin.

- Oh ça va hein !

 

 

Après, y'a eu les divisions. Je dois t'avouer quelque chose. Tu vois ce que c'est une division ? Le truc avec une sorte de potence à chiffre ? Ben, je sais plus le faire. Je veux dire, je sais prendre ma Casio pour taper 555/67, mais je ne sais plus la poser et la calculer à la main. Pas de problème pour les autres opérations, mais la division, je sèche.

Oserais-je te parler de ces petites morues qu'on appelle fractions ? Toujours à nous emmerder avec leurs dénominateurs communs.

 

En ce début d'année de sixième pour le Haricot, j'ai réappris à mettre ou ne pas mettre de "s" à cent et à vingt et à dessiner des droite (AB) et (CD) parallèle (et comprenant bien sûr, les points G et F, alignés).

Jusqu'ici tout va bien...

 

Alors, pour m'éviter toute humiliation, nous avons procédé, mon mari et moi, à un partage des tâches : il se chargera des devoirs de mathématiques et moi... du reste. Je sais, c'est pas très équitable. Mais pense que, compte tenu de son métier, quand il sera sur la route, les fractions et leurs décompositions tordues seront pour moi. Mais, dans sa grande bonté, mon fils m'a rassurée :

 

- Tu sais Maman, c'est pas grave si tu sais pas. La prof, elle dit que personne n'est nul, l'important c'est d'essayer.

 

Merci mon fils. Je vais aller recompter mes billes, tiens.

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 08:00

Elle et moi, nous avons notre routine du matin. J'ai juste à me pencher pour la prendre dans son couffin, tôt, très tôt le matin et elle me sourit dans son sommeil.

Elle est molle et toute chaude quand je la pose entre son père et moi pour un câlin à trois avant qu'il se lève pour se préparer. Elle s'éveille un instant, contrariée, semblant dire "tu fais trop de bruit Papa". Il l'embrasse, elle lui sourit puis se retourne et cherche mon sein.

 

Les yeux fermés, même dans le noir, elle arrive à trouver ce sein qui la nourrit mais pas seulement. Il la rassure, il l'apaise, il la calme.  Depuis peu, elle est facilement distraite au moment de la tétée. D'où vient donc cette lueur ? De la télé ? Et elle tourne la tête pour regarder... oubliant de lâcher le sein. Je réprime un "aïe" mais elle a senti que j'ai eu mal, ses sourcils se lèvent, interrogateurs.

Elle aime téter, les yeux dans les miens et elle sourit, le sein encore dans la bouche. Peu après, elle s'endort. Je n'ai pas envie de la mettre dans son lit, je la garde contre moi, dans ma chaleur.

 

Quand le coeur nous en dit, nous prenons notre bain toutes les deux, comme je le faisais avec son frère au même âge. Elle aime l'eau. Je la savonne partout, tant elle a de petits plis mignons. Et je la mords, je la bisouille. Elle éclate de rire et se tortille pour m'échapper.

 

J'ai acheté (et on m'a prêté, merci Béatrice) des vêtements pour allaiter discrètement partout : au resto, en famille... Et Elle, Elle s'obstine à tirer dessus pour me déshabiller ! Je me demandais pourquoi. Elle voulait juste glisser sa main sous le tissu et toucher ma peau. Sa petite main potelée et blanche sur ma peau noire. Parfois ça me fait pleurer rien qu'en regardant ça.

 

Moi, sa maman, je suis très fusionnelle avec Elle. Je m'en rends compte et je l'assume. Je ris au nez de ceux qui m'affirment qu'elle sera trop gâtée. On ne gâte pas avec de l'amour. Me détacher d'elle me demande toujours un vrai effort, c'est pour ça que je ne le fais pas. Que NOUS ne le faisons pas. Parce que son père aussi ne se voit pas la confier tout de suite.

 

Parfois, Elle me fatigue. Pas la nuit, je trouve ça simple la nuit. Elle me fatigue le jour quand elle braille quand je quitte une pièce. J'arrive à décoder son langage. Souvent quand je reviens, elle se met à sourire.

 

Elle fait des progrès tous les jours. Je la laisse sur le ventre sur son tapis et la retrouve sur le dos (mais pas le contraire). Je la laisse tête au nord et la retrouve dans l'autre sens. Elle rampe la bougresse... mais pas devant nous. Comment fait-elle ? Mystère.

 

Elle boude aussi. Elle boude son père. Cet été, elle a profité de lui 15 jours de suite. Quand il a repris le travail, elle n'a pas réagi. Mais quand il a dû repartir trois jours sur la route, douche froide au retour. Elle a BOUDE. Dans ses bras, elle fuyait son regard et refusait de lui sourire. Pendant deux longues heures.

Et elle recommence chaque fois qu'il s'en va. Elle ne le fait qu'avec lui. Au début, il en était triste à mourir. Et puis finalement, ça veut dire qu'elle sait qui il est. Son papa.

 

Il y en a un qu'elle ne boude jamais, c'est son frère. Peu importe qu'il soit parti quatre jours chez son père, elle l'accueille toujours avec le sourire. Le soir, calée dans son coussin, elle joue avec lui sur son lit. J'entends leurs éclats de rire et ça me fait du bien. J'oublie les pleurs de la journée et les devoirs du soir et je savoure ma chance d'avoir deux enfants qui s'aiment.

Je les regarde en cachette. Elle agrippe sa tête et lui fait un "bisou", en ouvrant grand la bouche et en lui bavant dessus.

Le samedi matin, le Haricot se glisse aussi dans notre lit : "coucou ma soeur, tu vas bien ?". Il s'allonge sur le dos et je la pose sur son torse, elle y colle son oreille et se rendort parfois.

 

Elle a peur dans les escaliers. Quand on les descend avec elle dans les bras, on la sent se raidir et ses petites mains s'agrippe à nos vêtements.

Elle a peur des bruits inconnus : l'aspirateur, la machine à coudre, les portes qui claquent. Et puis elle s'y habitue et tourne la tête dans sa direction quand elle entend la machine.

 

Elle s'intéresse à ce qu'il y a dans nos assiettes. Bientôt, très bientôt elle découvrira de nouvelles saveurs. Et ça me rend un peu triste, un cap va être franchi. Elle grandit cette toute petite fille, plus si petite que ça.

 

En famille, quand il y a du monde et qu'elle est dans d'autres bras, je sens son petit regard qui nous cherche et je fonds. Je ne vais pas la chercher tout de suite, je savoure l'instant qui précède ces petites retrouvailles...

Puis elle voit son père et bat des mains, des pieds. C'est sa manière à elle de tendre les bras, de dire "prends-moi dans tes bras Papa !". Ils sont beaux tous les deux.

 

J'aime notre routine et les journées passées toutes les deux.

Je n'ai pas envie de lui imposer un rythme, je veux qu'elle ai le sien. Elle ne sait pas encore s'endormir seule, et alors ?

J'aime pouvoir profiter d'elle, de ses premiers mois, de ses premières années. J'ai envie d'être là pour toutes ses premières fois.

 

Ce n'est pas un caprice, c'est un désir. Il n'y a pas de mots pour décrire le soulagement que je ressents depuis que ma décision est prise. Je garde ma fille avec moi, elle n'ira pas à la crèche. Elles seront bien trop courtes ses premières années.

 

Demain, elle a 6 mois.

 

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 Vallon Pont d'Arc - août 2011

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 08:00

Ces soirées-là, inutile de mettre une tenue affriolante* (le combo nuisette transparente-string en bonbon).

 

Ces soirées-là, inutile de mettre les ptits plats dans les grands, une pizza suffit**.

 

Ces soirées-là, inutile de suggérer une discussion, c'est peine perdue.

 

Ces soirées-là, ce sont les soirées match de foot, mention spéciale si c'est une soirée foot avec le sacro-saint PSG.

 

Ces soirées-là, j'ai beau être footeuse ET inconditionnelle du PSG, ça me saoule un brin que mon mari soit dans sa bulle.

 

 

- Tiens je suis invitée à un truc dans le 9ème arrondissement ! Je vais prendre mon GPS, je vois pas du tout où c'est...

 

- Hmmmmmm...

 

- Tu m'écoutes pas ? Super...

 

- Ah putain, mais fais rentrer Armand !!! Ah quel con ce Kombouare j'te jure ! On va finir par "en prendre un" c'est sûr !

 

- Armand est blessé je crois Chéri.

 

- Ah ouais ? Je savais pas, j'ai pas acheté l'Equipe cette semaine ! C'est grave ?

 

- Non, je crois pas, c'est sa cheville, tu sais... Il sera indisponible quelques jours.

 

- Ouf, tant mieux ! Ah, ah, ah, ohlalalalala, il est énorme Pastore !!!!

 

- Ah oui, un virtuose. Donc je te disais, le 9ème arrondissement, je connais pas du tout... T'façon, sortie du 14ème et du 15ème, je suis perdue !

 

- Hmm hmm...

 

- T'écoutes RIEN de ce que je te dis ! T'es chiant !

 

- Mais si j'écoute !

 

- Ah ! Donc, j'aurais un peu besoin de toi, je connais pas du tout le coin. Je vois pas du tout où c'est le 9ème arrondissement... Hein, Chéri, c'est où ?

 

- A Paris !

 

Evidemment, je voulais savoir si c'était au Nord ou au Sud de Paris, histoire de me situer quoi... mais bon...

Ces soirées-là, à question idiote, réponse idiote !

 

* Si le PSG gagne, évidemment, il peut y avoir du sexe de très haute qualité.

** Avec une bière bien fraîche, c'est encore mieux.

 

P.S : Je dis ça, mais je regarde toujours avec plaisir les matchs du PSG.

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 08:00

Tous les ans. Tous les ans depuis cinq ans. Depuis que le Haricot est entré en CP, cette malédiction nous tombe dessus. Elle a revêtu tant de formes différentes que Monsieur Nanou et moi l'avons appelée Malédiction du petit protège-cahier violet, en souvenir de la première année où elle nous a frappé. Nous étions si heureux alors. Aucun nuage ne venait perturber notre bonheur tout neuf de famille recomposée.

 

Et le Haricot est entré au CP. Mon coeur de mère a fondu en le voyant si beau avec son cartable neuf. Et il est revenu de cette première journée, transformé, grandi.

Il est revenu avec une liste de fournitures, pas très longue la liste. Gonflée de fierté, j'ai jeté mon Haricot dans la 106 et nous avons filé tout droit à Carrouf Market ! Un stylo plume, quatre stylos à bille (bleu, rouge, vert, noir), un crayon à papier, une boite de feutres, une boîte de crayons de couleur, une boîte de gouache...

Et la valse des cahiers, simple cette année : quatre petits cahier, grand carreaux. Et leurs protèges-cahier : un rouge, un bleu, un jaune... un VIOLET. Pas de violet chez Carrouf Market. Filons chez Auchan. Pas de violet chez Auchan. Fonçons chez Lidl, Leader price, Leclerc... Pas de violet. En désespoir de cause, j'ai commandé ce foutu protège-cahier dans une librairie. Et ouais, j'ai abandonné la lutte et renoncé à me rendre à Clermont-Ferrand pour acheter le protège-cahier. Donc librairie quoi. 4 euros. Gloups. Bon, je sais, y'avait internet. Mais à l'époque, je l'avais pas.

Tu noteras quand même que j'ai voulu acheter un truc qui ressemblait à du violet, un genre de rose assez foncé. Mais mon fils a été catégorique :

 

- Je vais avoir la HONTE si j'ai pas TOUT mon matériel Maman ! On peut chercher encore, stoplaiiiiiiiiiiit !!!

 

A chaque début d'année, c'est la même chose. Une liste. Elles sont vicieuses ces garces de listes, figure-toi. Elles commencent par des trucs basiques, qui te font sourire et te dire "Ah ah ah, j'ai investi dans un pack de 20 stylos de chaque couleur, pas besoin d'aller à Carrouf". Et tu crois que t'as gagné, malgré quelques coups de vices, genre "les feutres-pinceaux". Parenthèse : celui qui a inventé les feutres-pinceaux avait sûrement quelques soucis psy moi je dis. Fin de la prenthèse. Ah, y'a aussi le vice des équerres et des règles, qui se pètent au bout de la première semaine, MAIS t'as pas le droit d'acheter celles en métal pour pas que les gosses s'éborgnent avec. Et le taille-crayon BOITE, à ne pas confondre avec ton vieux taille-crayon pourrave en métal inusable et solide que tu comptais refiler au gamin. Non, un taille-crayon BOITE, c'est mieux, comme ça le gosse il se lève pas pour tailler au dessus de la poubelle...

Des sales vicieuses ces listes, je te dis. Parce que tout à la fin, écrit en tout petit, y'a toujours un matos de merde à acheter, un truc aussi introuvable qu'une maison à moins de 250 000 euros en région parisienne. Je cite, au hasard de mon expérience de maman traumatisée par la Liste : un porte-mine (gné ?), un lutin (le nom merdique pour dire porte-vues), du papier millimétré 24x32 (alors qu'on ne trouve que du 21x29,7), un dictionnaire mais pas n'importe lequel, fais pas de conneries ! Il faut le Fernand Nathan Robert Larrousse, édition 2007/2008, "CE-CM", cycle 4, version 123, collection "Prise de tête en septembre".

 

Du coup, j'ai trop flippé pour le collège. Plus de matières, profs différents, matos différents. Mais j'étais briefée et en plus, j'ai eu la liste en JUIN. Trop cool ça. Enorme, super, quelle économie de temps en septembre ! Que je croyais. Parce qu'après chaque matière, y'avait écrit "liste susceptible d'être complétée à la rentrée". Youpi.

Alors pour une fois en 11 ans, j'ai délégué. Sournoisement, en confiant le Haricot à son père, je lui ai donné la liste. Aucun scrupule vu l'absence totale de pension alimentaire. Merci le Grand Ex.

 

Il est revenu le 15 août avec LA MOITIE des choses, évidemment. Et quand il manquait pas un truc, il avait remixé la liste à sa sauce :

 

- Il est où le cahier de travaux pratiques Grand Ex ?

 

- Ben, c'est pas un cahier normal ? J'ai pris ça moi !

 

- Si c'était un cahier normal, y'auraitpas écrit DE TRAVAUX PRATIQUES, bordel ! Un cahier de "TP" a une page quadrillée à gauche et une page blanche à droite. Y'en a partout. Et le crayon 2B ?

 

- C'était pas un crayon normal ?

 

- Non, normal c'est HB. Bon allez, merci hein !

 

A sa décharge, il a été frappé également par la Malédiction. Cette année elle porte deux noms : cahier de musique GRAND FORMAT (j'ai toujours eu des petits formats moi !) et carton à dessin 50x33 avec la mention alarmiste "surtout pas plus grand !!!!" 50x33, c'est trop pratique à glisser dans un sac à dos.

 

A l'heure où j'écris ces mots, nous n'avons trouvé ni l'un ni l'autre. Il faudrait m'expliquer pourquoi, oui pourquoi, tous les profs se liguent contre mois pour pourrir mon mois de septembre, voire mon mois d'octobre ? Et pourquoi, oui, pourquoi, les gosses s'imaginent qu'on va les immoler par le feu s'ils reviennent sans leur matos en disant simplement "ma mère n'a pas encore trouvé - elle est pas douée ma mère" ? Oui, parce que le Haricot, en terme de culpabilisation maternelle, il s'y connaît :

 

- Je vais être le seul qu'a pas son carton à dessin !  La prof de dessin, elle rigole pas. Si ça s'trouve, j'vais avoir un mot sur mon carnet !

 

- C'est marrant, l'an dernier, t'en as eu plein des mots (bavardages, petits mensonges, punitions), ça t'a pas traumatisé !

 

- Ouais mais là c'est le COLLEGE, comment je vais faire pour dessiner sans mon carton ?

 

- T'inquiète pas, Maman va trouver...

 

 

Mise à jour du dimanche 2 octobre : la prof de musique a accepté le cahier petit format... et il n'y a pas de carton à dessin à la librairie de Banlieue sur Orge, ni à celle de Trifouillis sur Orge, ni à celle de Sainte Cécile la Foret...

 

Priez pour nous.

 

Les grandes surfaces rempilent cette année pour "Les Essentiels de la rentrée".

Si vous me cherchez, je suis ICI.

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 08:00

Avant les vacances gardoises, mon amie Cé et moi, on a emmené nos gosses au Parc des Félins à Nesles, dans le 77. Je ne suis pas du tout fan des animaux en cage mais là-bas, les animaux disposent de "domaines" immenses où il peuvent courir et s'épanouir. De plus, le Parc favorise la reproduction d'espèces en voie de disparition. Et puis, il y a des tigres blancs. Je les trouve fascinants et ils n'existent pas dans la nature (parce qu'ils sont blancs justement). C'était la minute "j'aime pas les zoos mais ce parc-là est bien).

 

Alors, je ne fais pas te faire un roman, pour une fois je te la fais courte :

 

- les lions sont des feignasses qui ne font que pioncer, rien que pour nous emmerder

- les tigres sont gros et puissants, c'est dingue

- les lynx, c'est moche

- les tigres blancs, sont MAGNIFIQUES et majestueux

- les panthères noires sont noires

- il y a des chèvres au Parc des Félins, mais on ne les donne pas à bouffer aux félins (enfin, c'est ce qu'ils disent)

 

Le must de ce Parc, le petit bijou selon moi et qui a fait l'unanimité parmi nous, c'est, curieusement, l'île des lémuriens. Ils sont en liberté et peuvent sauter d'arbre en arbre comme ils le souhaitent. Pratique, parce que bon, les lémuriens ça kiffent grave les arbres. Et sauter. Certains se baladent au sol, à quelques centimètres de nous, on peut presque les toucher (mais on n'a pas le droit). Ils poussent des cris incroyables pour des primates de cette taille ! Ok, j'avoue, je voulais trop adopter le petit roux au visage tout noir. Mais bon, déjà que nos deux gosses partageront bientôt leur chambre, si en plus on adopte un lémurien, on va pas s'en sortir.

 

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  Le Haricot et son nouvel ami

(je ne montre pas le visage de mon fils, il est si beau que tu pourrais avoir une attaque !)

 

Nous avons croisé lors de notre visite de l'île, une jeune femme qui s'occupait d'eux et qui a bien voulu répondre à toutes nos questions. Comme à son habitude, le Haricot en avait un paquet. Il a été très choqué d'apprendre que les lémuriens étaient menacés de disparition, notamment à Madagascar. On détruit leur habitat, nous a-t-elle dit, les arbres dans lesquels ils vivent sont abattus en masse. Une maman lémurien s'est approché de nous et s'est mis à observer le Haricot avec insistance, portant son petit sur le dos. C'est là que le Haricot s'en est amouraché. Il a demandé à la dame, pourquoi on abattait les maisons d'animaux aussi mignons et beaux. Était-ce pour construire des maisons ? Des hôtels ?

 

- Oui, mais pas seulement. On plante à la place de ces arbres, des palmiers. Ces palmiers servent à fabriquer de l'huile de palme.

 

- De l'huile, mais pourquoi ? On détruit des arbres pour en planter d'autres pour de l'huile ?

 

- Cette huile on la trouve partout : dans les biscuits du goûter, certains lait en poudre pour bébé, le nutella, les gâteaux apéro. Elle est très mauvaises pour la santé cette huile, elle graisse les artères, mais on en met dans tout. C'est malheureux.

 

J'ai un gros souci figure-toi, mon fils a un cerveau qui fonctionne, c'est parfois très chiant :

 

- Dans le... NUTELLA ?? Mais alors, plus on mange des trucs à l'huile de palme, plus il en fabriquent. Donc, plus on détruit la forêt des lémuriens !

 

- Et oui ! Mais bon, des associations se battent pour que ça cesse à Madagascar...

 

 

Sur le chemin du retour, le Haricot n'a pas cessé de regardé les photos des lémuriens, en murmurant des "C'est pas possible", tristes comme les pierres...

Et en rentrant, CA a commencé. Il a pris le paquet de gâteaux du goûter et y a lu "huile végétale".

 

- Si ça s'trouve, c'est de l'huile de palme. Et ils écrivent ça pour pas qu'on le sache !

 

Ça a continué avec les céréales du matin, les "crackers" qu'on sert à l'apéro... Et depuis, à chaque session chez Carrouf Market, il lit TOUTES les étiquettes des produits. En vacances, on l'a perdu dans une supérette, avant de le retrouver, triomphant avec un paquet de madeleines "Garanti sans huile de palme"... Un paquet de gâteaux à 4 euros, of course.

 

Je suis super, vachement contente que mon fils ait une conscience écolo, surtout depuis qu'il a mis un terme à sa carrière politique.  Je n'en veux pas à cette femme, bien gentille et très engagée d'avoir vacciné mon fils contre le Nutella sans mon accord (je suis consciente que le Nutella, c'est le mal, mais bon, c'est vachement quand même)... mais en un mois, la chasse à l'huile de palme a pris une ampleur assez incroyable.

Je ne me ruinerai pas en biscuits bio, je préfère faire un peu plus de "fait maison" (le Haricot adore cuisiner avec moi) et j'ai bien regardé, y'a pas d'huile de palme dans mes recettes.

 

Bref, le problème de l'huile palme est quasiment résolu. Sauf que, ce week-end, on était dans le Loiret. Mon fils a discuté pollution avec d'autres ados. Et en rentrant...

 

- Maman, c'est quoi des parabens ?

 

Au s'cours, mon fils est écolo ! (la première qui parle de bisphénol A, de gaz à effet de serre ou de disparition des pandas, je l'étripe !)

 

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 Une maman qu'en a plein l'dos (elle aussi)

 

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 14:00

sixieme.jpgNous sommes rentrés du Gard hier matin à 6h (après une épopée de 12 heures, oui oui 12). L'après-midi, il a fallu aller acheter un sac à dos flambant neuf pour le Haricot. Seul critère : du noir ! Un énorme sac à dos dans lequel on a mis ce matin... un agenda et un petit bloc-note... En rentrant du centre commercial, mon fils nous a avoué qu'il avait hâte... et pas hâte à la fois.

 

- J'ai pas envie de me relancer dans une année ! (mon pauvre, t'as pas fini...)

 

A 9 heures, impossible de se garer devant le collège. Évidemment, c'est la rentrée et évidemment je n'avais pas prévu de tourner dix minutes dans le quartier...

 

- Dépêche-toi Maman ! On nous TUE* si on est en retard ! Et c'est la HONTE en plus !

 

Pour sauver la vie de mon fils et/ou lui éviter une l'humiliation suprême du gamin qu'est en r'tard le premier jour, j'ai garé la 106 complètement en vrac devant le collège (en sortant, j'avais un gentil mot sur mon pare-brise). Le temps de caser la Fève dans sa JPMBB et de me rendre compte que je n'avais pas mis de coussinets d'allaitement (grosse erreur) et nous étions dans cette cour immense du collège de Banlieue-sur-Orge.

 

Nous étions, hum, un ptit peu en retard à dire vrai et le Haricot n'a pas retrouvé ses copains tout de suite. Sur son visage, j'ai retrouvé la même expression qu'il y'a quatre ans, lors de notre arrivée à Banlieue-sur-Orge. Il entrait en CE1 et ne connaissait personne. Quand je l'ai laissé cette année-là, il était au bord des larmes.

Et ce matin, rebelote. Le prof principal a emmené la classe, j'avais le coeur serré. Et le Haricot est ressorti du bâtiment : je lui avais confié mes clefs de voiture pour mettre le bébé en écharpe.

 

- Merci chéri ! Ça va t'es sûr ?(question idiote, qui a déclenché quelques larmes)

 

- Ça va... j'ai un peu le stress, c'est tout.

 

Il a filé. Hors de question de pleurer devant les autres, ce que je comprends tout à fait. J'ai eu ma ptite larme aussi, on ne se refait pas et j'ai rejoint les autres parents pour une petite réunion. C'était sport avec la Fève qui a retrouvé son calme avec une petite tétée.

 

13h24... Le Haricot est rentré depuis 10 minutes. Bilan plutôt mitigé : il n'a aucun copain de sa classe avec lui cette année. C'est, je cite, nul, trop nul et naze de passer une année avec des gens qu'il ne connaît pas !

 

- Je vais m'ennuyer, j'ai rien à leur dire. Vraiment, c'est nul ! Y'a que moi qui suis tout seul dans cette classe. Et je connais Maxime mais bon, c'est pas franchement mon copain ! Je vais passer un an avec des gens que j'connais pas !

 

 

Je lui dis ou pas que dans une semaine ça ira déjà mieux ?

 

 

* Après vérification appronfondie, il semblerait qu'on ne tue plus les enfants en retard. Ouf, sauvés.

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 08:00

Vintage-Mother---Baby-5B1-5D-1-.jpgHier, c'était notre baptême du feu. Il fallait nous séparer pour cause d'entretien préalable à ma rupture conventionnelle de contrat. Et j'ai beau être sortie de la bulle, ça me brisait le coeur. Pourtant, il le fallait bien, on ne va pas au front avec son bébé en écharpe (ou en poussette ou en tout ce que tu voudras !).

 

C'est Belle-Maman qui a eu la dure tâche de garder ma fille. Non qu'elle soit particulièrement chiante, hein, pas du tout. C'est juste ma fille. La mienne quoi.

 

J'avais rendez-vous à 16h00. A 15h00, j'étais chez Belle-Maman, lui expliquant en gros le fonctionnement de la couche lavable de la Fève. Mais pas que ça... Genre j'avais pris le thermomètre, au cas où... Le carnet de santé bien sûûûr et du Doliprane en cas de fièvre. On sait jamais, en une heure, tu peux attraper la grippe figure-toi. Après tout, elle n'a que trois mois et demi.

 

La grippe, on en fait tout un plat. On ne pense jamais à la gastro. Moi si. Donc, j'ai mis dans le sac à langer... de l'Adiaril. J'ose pas dire ce qu'est l'Adiaril, sinon on va se foutre de moi. C'est de la solution de réhydratation. La pharmacienne m'a refourgué ça dans mon nécessaire pour les vacances... au cas où. Tu noteras que le "au cas où", il marche toujours avec moi. De la crème pour les bosses au cas où, de l'Adiaril au cas où, de la crème solaire au cas où, de la crème solaire bio sans parfum au cas où elle serait allergique à la première, du Chamylia (à ne pas confondre avec le chlamydiae, c'est pas DU TOUT pareil), des fois qu'elle ferait ses dents pendant les vacances.

 

Mais je digresse là, j'en étais à "chez Belle-Maman". Chez Belle-Maman donc, je m'apprête à laisser ma petite chez cette inconnue, incompétente et incapable, qui certes, a enfanté mon mari mais qui, FORCEMENT, ne sera pas apte à s'occuper de ma toute petite. La preuve, elle se lève pour la bercer. Moi je ne fais jamais ça. Normal, je suis la meilleure. Je n'ai besoin d'aucun subterfuge, d'aucune berceuse. Je suis LA MAMAN. J'ai LE POUVOIR. Ok, j'avoue, les seins, ça aide bien à calmer les mioches. Mais chuuuuuuut, ne le dis à personne.

 

J'en étais où déjà ? Ah oui, chez Belle-Maman. J'ai tout bien montré (50ml d'Adiaril toutes les 15 minutes), et bisouillé ma Petite Péteuse un million de fois. Dire que j'abandonnais mon bébé pour mon connard de patron... Me pardonnerait-elle un jour ? La Fève n'acceptant, pour le moment, rien d'autre que le sein (elle a refusé les biberons de lait maternel), j'ai essayé de la faire téter avant de partir, mais elle n'avait pas faim. J'ai tout de même un biberon de mon lait (oui oui "au cas où").

Au moment de lui dire au revoir, grosse crampe au ventre (qui n'a pas arrangé la très légère diarrhée de stress que j'avais depuis le matin). Je l'ai tendue à sa grand-mère qui rigolait encore du coup de l'Adiaril dans le sac à langer. Son grand regard bleu a accroché le mien et elle a souri ma Gloutonne. Et je suis partie. Partie pour une heure. Autant dire une année pour moi. J'y peux rien, c'est plus fort que moi.

 

Dans la 106, j'ai pleuré un peu. Un raccord maquillage, puis l'entretien. J'ai repris ma voiture, des ailes dans le dos (ou plutôt aux portières !).

 

Et je l'ai retrouvée : rose et enjouée. Elle a pleuré un peu après mon départ, mais sans doute de fatigue. Et elle a dormi, se réveillant pour être changée puis bercée par sa Mamie.

On s'est retrouvées pour la tétée, ses yeux dans les miens. C'était si bon de la retrouver. Et pourtant, ça n'a duré qu'une heure. Une toute petite heure sans Elle.

 

W-e-Beaune-062011-025.jpg

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 11:25

1965144117_1.jpgDepuis quelques jours, j'ai envie de reprendre possession de mon corps. Je me laissais un peu trop aller au combo poils sous les bras-vieux jogging pourri-sourcils en broussaille.

La Fève me laissant enfin un peu plus de répit, j'ai pu retrouver enfin les joies du coocooning et du hammam maison (pas possible d'y aller, la Fève refuse tout ce qui ressemble à un biberon de lait maternel).

 

Alors, hier, quand Léonie m'envoya en mission commando-fashion (= chercher une paire de pompes introuvable), je décidai de me faire belle pour l'occasion et ce malgré le temps pourri qui règne sur l'Essonne depuis quelques jours.

Je me fis belle et j'enfilai un pantalon noir amincissant (pour gommer les poignées de brioche) et un petit haut aux manches 3/4 bordeaux, made in mamaNANA et prêté gracieusement par ma Béatrice qui, décidément, est vraiment ma Fée du Lait.

 

Dans le miroir, je me suis, trouvée étonnamment belle et en valeur grâce à cette jolie couleur bordeaux et au décolleté de malade que j'arborais. Un peu de make-up - pas trop surtout - une jolie paire de boucle d'oreilles, une paire de ballerines noires et roulez jeunesse ! Ça fait du bien de s'habiller un peu et de ne pas traîner en pyj' toute la journée. Je bénis en silence Léonie qui m'offrait une occasion de sortir un peu de ma tanière de louve allaitante.

 

La Fève avait bien tété mais râla franchement quand je lui enfilai son manteau (en juillet bordel !). Un petit câlin sur mon épaule la fit roter comme son déménageur de père. C'était donc ça, un vilain rot coincé.

 

Une demi-heure plus, tard, je me baladai fièrement avec ma poussette dans les allées du centre commercial de Vélizyen m'extasiant sur le parking neuf et high tech mais aussi sur TOUTES les vitrines.

Je pus constater que j'avais fait mouche concernant ma tenue. Tout le monde me regardait. Allez, j'ose le dire : on me MATAIT. C'est le genre de chose qui arrive quand on est une bombe sexuelle. Mais tout de même, les hommes sont sans gêne de me dévorer des yeux comme ça alors que j'ai mon bébé avec moi !

 

Ah, enfin le magasin H&M ! Je trouvai la paire de chaussures convoitée et fit tout de même un ptit détour vers les vêtements d'allaitement (rien de soldé - damned !).

 

A la caisse, un charmant jeune homme prit ma carte bleue en faisant des risettes à ma fille qui babillait dans son cosy. Lui aussi me dévora des yeux, décidément, il faudra que je remercie Béatrice pour son tish au décolleté de dingue !

 

- Voilà Madame, composez votre code ! Elle est bien mignonne vot'fille !

 

- Merci ! (manoeuvre bidon pour me draguer, pauvre garçon !)

 

- Heu, Madame, vous z'avez une, heu, une tâche LA !

 

Une tâche. Sur l'épaule. Quand je dis tâche, c'est un euphémisme. Lors de son fameux rot, la Fève avait belle et bien vomi sur mon épaule une immonde flaque de lait caillé. Bien blanc le lait. Ça explique les regards bizarres des gens du centre commercial.

 

- Heu, vous avez un mouchoir ?

 

- Non, désolé !

 

Et j'avais aussi oublié le bavoir. Faites des gosses.

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 11:15

Chaque année, le Grand Haricot part un mois chez son père pendant l'été. Exceptionnellement, il part le 15 juillet pour revenir le 15 août.

Chaque année, il est tellement surexcité et exigeant pendant ses vacances que je suis à la fois soulagée et meurtrie de le laisser partir.

Cette année, comme d'habitude, je glisserai une petite lettre dans sa poche pour qu'il la trouve en arrivant chez le Grand Ex.

J'y ajouterai mille recommandations pour qu'il prenne bien soin de ses dents et du trésor qui est fixé dessus.

 

Depuis quelques jours, le Haricot est particulièrement chiant. Râleur à la limite de l'insolence. Chouineur, il se met à pleurer à la moindre remarque. Quand vraiment il est contrarié, il va jusqu'à claquer la porte de sa chambre.

J'ai vite compris que l'approche du "mois de Papa" l'angoissait un brin, mais je n'ai pas tout de suite compris pourquoi.

Il y a bien eu ce samedi, au cours d'un barbecue chez nos amis dans l'Yonne lors d'une discussion entre adultes (faire attention, le Haricot a TOUJOURS une oreille qui traîne). Il était question de famille recomposée et le Haricot commenta tout-à-trac que dans moins de deux semaines, nous serions une famille "décomposée" puisqu'il allait partir.

 

C'est bien plus tard que j'ai repensé à cette remarque faite sur le ton de la plaisanterie. Cet enfant me ressemble trop, il rigole pour dédramatiser...

 

- J'aime pas quand tu dis famille décomposée tu sais...

- Ben si, c'est ce qu'on va être pendant un mois.

- Ouais mais même si tu pars à Bab-el-Oued, tu restes MON enfant. Comme celui de ton père quand tu es ici. Et quand t'es loin on ne t'oublie pas.

- Ouais je sais...

- Et tu m'énerves un peu depuis quelques jours. Alors quand tu le sentiras, tu me diras ce que t'as...

- Cette année, je veux pas trop y aller chez Papa...

- Vous vous êtes engueulés ?

- Nan.

- Oh mon Titi, toi aussi tu vas me manquer tu sais. On va s'appeler, un mois c'est pas si long ! Trente dodos qu'on disait quand t'étais petit !

- C'est pas ça ! Cette année, je pars et la Fève elle reste !

- Tu es... jaloux ? Parce qu'elle reste avec nous ? Mais tu as une petite soeur aussi chez Papa, tu vas profiter d'elle... (argument de merde, je le concède, mais j'ai rien trouvé de mieux)

- Je sais. Mais la Fève, je veux pas la laisser. Quand je reviendrai, elle aura grandi.

- Oui, elle aura quatre mois.

- Elle va plus me reconnaître... Elle va plus me sourire comme maintenant. Elle m'aimera plus...

 

Allez, j'avoue, j'ai eu une très grosse larme d'émotion. Ca m'émeut les relations frère-soeur, c'est comme ça.ELLE va lui manquer sa petite soeur. Je ne m'étais pas vraiment rendue compte qu'il était à ce point attaché à elle. Alors on a passé deux heures, tous les deux, puis tous les trois avec Monsieur Nanou à parler, parler et encore parler. Il a compris que sa p'tite soeur, elle ferait l'étonnée pendant quelques minutes, voire une heure, mais qu'elle se réhabituerait très vite à lui.

Il a fallu aussi parler de ce qui se passe quand il n'est pas là. C'est dur d'expliquer à un enfant que la vie continue sans lui, qu'on vit d'autres choses qu'il manquera. Tant de barbecues, de repas de famille, de sorties...

C'est dur de laisser partir un peu de soi chaque année. Et crois-moi, ça n'a RIEN à voir avec les 15 jours chez Mamie, ou Tata, la semaine en classe verte ou que sais-je encore.

Chaque année, je mets une semaine pour m'habituer à son absence. Alors oui, cette année j'ai un nouveau bébé et Dieu sait qu'elle m'occupe bien la gloutonne petite péteuse.

 

Mais ça veut pas dire qu'on t'oublie, mon Haricot. Vivement le 15 août que tu reviennes.

 

Mes-enfants.JPG

Mes enfants - Avril 2011 (à la maternité)

 

 

P.S : Jusqu'à lundi, vous pouvez encore gagner 2 places pour aller voir "Les Contes de la Nuit" au cinéma...

 

 

 

 

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 08:20

cartons.jpgMon mec à moi dans son boulot à lui, il a une saison. Ça veut pas dire qu'il bosse pas le reste du temps, hein, ça non !

Mais l'été - sauf pendant la crise - le travail est multiplié par deux, allez soyons fous, par trois !

Parce que, toi, t'as des gosses ? Oui ? Donc quand tu décides de déménager, t'attends la fin de l'année scolaire... BAM ! Juin, juillet, août, tu achètes/revends ta baraque, tu fais tes malles et hop, tu tapes 3615 DEMENAGEUR sur ton minitel (ah on me dit dans l'oreillette que le minitel c'est has been, maintenant c'est l'I-phone).

Tu tombes sur Monsieur Nanou et son père, déménageurs de père en fils depuis quatre générations. Et il arrive avec sa ptite équipe, te ramasse tes meubles, te fais un emballage des "fragiles", les case dans son camion en jouant à Tetris grandeur nature et te redéballe tout dans ta nouvelle casa.

 

YOU-PI. Youpi quand ta casa est en région parisienne et qu'elle n'est pas trop grande. Là, je suis à peu près sure de récupérer mon mari vers 19 heures, fatigué, puant la poussière de chez toi, le moteur de camion, la transpi en cas de canicule et un peu le pastis (mais seulement le vendredi, quoique des fois...).

 

Par contre, des fois, tu décides, grande folle, de poser tes valises, genre... en Charentes Maritimes, en Bretagne, à Marseille ou, soyons fous, en Allemagne ! YOU-PI. Là, je récupère mon mari, mort crevé et seulement deux jours après. Pire, des fois, non seulement tu déménages loin mais en plus, tu as acheté un foutu château (ou presque), avec une liste de meubles longues comme le bras. Du coup, le Nanou et son collègue (ils partent à 2, 3 maxi), ils mettent deux jours à tout te déballer. Même un peu plus, quand tu as la bonne idée de dire : "ah mais naaan, finalement, cette grosse armoire, je la voulais à l'étage, il est pas trop tard j'espère ?"

Et des fois, tu pousses le vice jusqu'à avoir un piano. Le truc qui pèse douze tonne et demi. Et évidemment faut le monter à l'étage. Normal.

 

Juin, juillet et août, c'est ma hantise depuis 5 ans et demi. Sauf l'année où la crise battait son plein, là c'était soupe à la grimace, personne n'achetait ni ne vendait. Pas beaucoup de taf, danger dans la boîte. Là je t'annonce que la crise, si elle est pas finie, ça en prend le chemin, parce que déménage à fond les ballons !

 

La pleine saison a donc débuté. Pas énormément de "routes" mais des horaires de dingue. On se croise. Le matin, à peine le temps d'un bisou, le soir, on dîne et il part reposer ses petits muscles (un des avantages, les ptits bras bien musclés) au lit... et s'endort. Pour le retour des nuits torrides, on repassera hein !

 

Être femme de déménageur à la pleine saison c'est un peu comme être femme de marin, sauf que les déplacements sont moins longs. Le matin, tu sais à quelle heure il part, mais tu connais pas l'heure à laquelle il rentre. En revanche, tu sais que ce sera pile ou face :

 

- Pile : Il est de bonne humeur, il te roule une grosse pelle à peine la porte ouverte. Il hume la bonne odeur des oignons en train de caraméliser et sait déjà que tu lui auras fait un bon gros morceau de barbaque avec des patates (le déménageur n'est pas chiant sur la bouffe, du moment qu'il y a de la quantité et de la VIANDE). Il court sous la douche parce qu'il sait que t'aime pas l'odeur du camtard pourrave et quand il en sort il va câliner sa fille, vérifier les devoirs du beau-fils, t'enlacer pendant que tu cuisines... le tout avec le sourire !

 

- Face : Il est d'une humeur de chien. Limite c'est une insulte pour les chiens. Il te sort un "salut !" à peine la porte ouverte et pose bruyamment son sac par terre. Il oublie le petit bécot de rigueur en guise de bonsoir. Il veut absolument s'asseoir sur le canapé, dont tu viens de laver la housse, avec ses fringues dégueu. Tu râles et il te regarde comme si tu étais la dernière des neuneus. Tu as osé réprimander LE travailleur, pauvre folle ! Il est crevé et tu l'empêches de se délasser tranquille (bon, j'admets que ça peut être chiant. Mais bon, on se délasse mieux après la douche dans des fringues propres non ?).

Il a pas envie de parler, donc pose pas de questions. Il bouffe en silence, change de chaîne sans demander si quelqu'un regarde Plus Belle la Vie les infos et va se coucher en maudissant quelqu'un, mais qui ?

Si tu lui demandes ce qu'il a ? Rappelle-toi, il n'a RIEN !

 

Pas de panique, je suis pas malheureuse. Ça mettra un peu de temps mais je saurais le fin mot de l'histoire : que la cliente était chiante, que son équipe n'était pas top, qu'il a eu des bouchons, que les gendarmes ont contrôlé le camion (c'est rien du tout mais ça met un temps fou !), que la clim était en panne, que les moustiques marseillais l'ont bouffé toute la nuit... Et j'en passe.

Et puis, chose rare aujourd'hui : il aime son métier. Il se sent responsable de sa boîte autant que de nous, sa famille. C'est un peu son héritage, et encore plus depuis que son grand-père est parti en 2007... reprendre le flambeau, faire perdurer l'entreprise familiale.

Et quoi que j'en dise, je suis fière de lui. Je trouve qu'il n'est jamais plus beau qu'en tenue de travail, tout en bleu marine. Je me sens un peu midinette quand je regarde mon mec qui après des années passées sur les routes de France, a un GPS intégré au cerveau. Mon mec qui est capable de te remonter une armoire sans jamais l'avoir vue avant. Je suis super objective comme tu peux le voir, c'est pas comme si on était marié pour la vie ou un truc comme ça.

 

Alors chaque année, j'attends. Que ces foutus mois de merde passent. Qu'il soit enfin en vacances, donc de bonne humeur tous les jours. Qu'il décroche complètement et qu'il soit totalement avec nous. Cette année, vacances le 20 août !

 

Jusqu'à la prochaine Pleine Saison !

 

 

Ce billet est dédicacée à Sabine, ma pédégère préférée, qui connaît elle aussi les affres de la pleine saison avec Grand Mari,

Et à Aud', illustre cousine de Monsieur Nanou, qui subit elle aussi la Pleine Saison côté bureau !

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