Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 08:00

A l'heure où Martine l'indécise se décidait enfin...

A l'heure où Marine la furieuse faisait la gentille...

A l'heure où Arnaud le beau gosse pensait avoir une chance...

A l'heure où Nicolas songeait à rempiler...

 

Le Grand Haricot, Conseiller Municipal à Banlieue sur Orge, fêtait la fin de son mandat de deux ans. Il faut bien l'avouer, cet engagement, ça lui a beaucoup beaucoup plu la première année. Ensuite, quand il a fallu louper les anniv' des copains le mercredi, ça lui a nettement moins plu. Mais j'ai été ferme, il s'est engagé, il y va !

Et sur la fin, il était tout de même triste que ce soit fini. Monsieur le Maire était devenu son pote :

 

- Il a même pas son permis, il nous l'a avoué ! Il a un chauffeur mouahahaha !!!

 

Un brin tristoune le fiston, hum hum... Mais un jour où l'autre, il faut bien transmettre les rênes du pouvoir, hein Nicolas ? Passer la main à la génération suivante, les quelques CM1 de son école qui ont été élus à leur tour pour deux ans. Un vrai travail de pédagogue que cette passation de pouvoirs :

 

- On leur a tout appris aux CM1 : la démocratie, les votes... C'était énervant ils posaient plein de questions !

 

 

A chaque fois qu'un grand homme politique se retire, il doit faire le bilan de son mandat. Le Grand Haricot n'a pas dérogé à cette règle. Enfin, disons que je l'y ai encouragé, lors d'une séance de pancakes mère/fils :

 

- Tu auras appris plein de choses grâce à cette expérience non ? Le fonctionnement de la République, le travail des services de la ville...

 

- Ouais, ouais... Tu mets d'la fleur d'oranger dans les pancakes steuplait ?

 

- Ok ! Et pis, tu as tout de même rencontré une ministre et le président de l'assemblée nationale ! C'est pas rien ! Et toutes les sorties et activités que tu as faites : la construction des ruches municipales, les préfectures, le Sénat, l'Assemblée Nationale, ... Laquelle t'as préféré ?

 

- J'hésite... entre le Parc Astérix et le Futuroscope !

 

 Bon. Les présidentielles c'est pas pour tout de suite. J'ai noyé mon chagrin dans les pancakes.

Je ne serai pas la mère du futur Obama.

VGD au revoir

Au revoir !

Partager cet article
Repost0
30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 08:00

balloongirl.jpgIl y a  quelques semaines, c'était ma visite post-natale. Toute émue j'étais en retrouvant les murs jaunis de l'hôpital de Twin Town, comme j'avais été émue en les quittant le 11 avril dernier...

 

J'ai retrouvé aussi mon Dr Turc, toujours barbu et souriant. On a débriefé sur mon accouchement express, mon ressenti des choses, mes premières semaines avec la Fève...

Tout va très bien, depuis la fin de mes lochies-marathon (ça a duré deux mois !). Mon périnée n'a pas trop souffert, compte tenu de l'arrivée en mode boulet de canon de la Fève. On attend le prochain rendez-vous pour savoir si j'aurai besoin de rééducation chattale (copyright Mère Bordel). J'ai toujours une tension élevée - faut vous détendre qu'il a dit le docteur - mais pas de traitement pour le moment pour cause d'allaitement.

 

En clair, mon fri-fri est opérationnel. Je suis apte quoi. A moi les nuits torrides (entre deux tétées hein). Ouaip.

Pour éviter de donner à la Fève un petit frère un peu trop tôt, il nous faut un anti-gosse efficace et compatible avec l'allaitement. En accord avec le Dr Turc, j'ai choisi le stérilet hormonal, qu'on pourra me poser à compter du 13 juillet.

En attendant, comme je ne veux pas prendre la pilule... c'est latex-attitude. Je souriais en rentrant à la maison, en imaginant la tête du Primipare. Et j'avais raison.

 

- Alors ??? Hé hé hé... T'es apte ou quoi ?

 

- Ouais, tout va bien. Il m'a trouvée "assez tonique" pour une jeune accouchée ! J'ai l'ordonnance pour mon stérilet, il me le pose le 13 juillet !

 

- QUOI ??? P***** mais c'est loooooooooong !!! Mais comment ON va faire ??? Pffffffffffffffffff !!!

 

- Tu veux dire comment TU vas faire ! Tu vas aller acheter tes p'tits parachutes à la pharmacie comme un grand.

 

- A la pharmacie ? Mais on me connaît là-bas !

 

- Bah alors va à Carrefour Market ! Mais choisis bien, ça a des conséquences d'acheter des capotes discount  ! Et me regarde pas comme ça, j'ai fait tout le taf jusqu'ici avec ma pilule, alors bouge-toi !

 

- Ah je sais ! J'irai avec la Fève, j'aurais moins honte !

 

J'adore mon mari. Aller acheter des capotes avec un bébé, ça fait plus respectable. Ça fait moins queutard sans doute. Les hommes sont tellement courageux. Et tellement intelligents.

 

 

P.S : Pourquoi je n'y vais pas moi ? Rappelle-toi, j'ai bien galéré moi pendant la grossesse, sans gros câlins. Faut bien qu'il paye. Et puis je sais qu'il va rougir comme une écrevisse le Nanou. Je suis un peu cruelle comme fille finalement.

Partager cet article
Repost0
28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 08:00

linkPour nos 28 ans l'an dernier, on a eu une Smartbox "Histoire et Patrimoine". Valable jusqu'au 30 juin prochain. On a un vrai problème chez les Nanous avec les SmartBox : on est toujours à la bourre pour les utiliser. Faut trouver la bonne destination, le bon week-end... et se bouger un peu les fesses ! Un peu comme pour la déclaration d'impôts quoi.

Et comme pour la déclaration d'impôts, ça nous a pris comme une envie de pisser : on se barre ce week-end à Beaune, sur la route des vins de Bourgogne, dans un hôtel sympa pour décompresser.

 

On est parti sans le Haricot, en week-end en Bourgogne également, mais avec son père, le Grand Ex (ouf, on ne s'est pas croisés !). On a trouvé la destination vendredi soir et samedi matin, branle-bas de combat.

 

PREPARATIFS. J'ai lâché le mot. Préparatifs. Je rappelle qu'à la base on partait pour SE DETENDRE. C'est bien ça : se détendre. Et on s'est retrouvé à faire nos sacs pendant deux heures s'invectivant (= mot gentil pour "se hurler dessus") :

 

- On va pas se trimbaler le coussin d'allaitement !

- Nan mais ça sert de transat aussi et elle l'aime bien !

- Et prend un chapeau hein, la pédiatre dit qu'il faut qu'elle en mette !

- J'ai pas besoin de la pédiatre pour savoir qu'il faut un chapeau à ma fille ! Tu m'prends pour qui ?

- Alleeeeeeeeeeez, c'est parti, tu vas faire la gueule ! Tu prends tout mal ! On peut rien te dire !

- Bon, tu te presses, parce qu'à ce rythme-là, on arrivera dimanche soir ! T'aurais pu te raser hier quand même !

- Hier je BOSSAIS... moi !

- QUOI ??? T'insinues que je bosse pas là ? Qui fait la bouffe, le ménage, s'occupe de la Fève, des devoirs du Haricot ?

- Ok, ok, j'ai rien dit... C'est pas c'que j'voulais dire de toute façon... Où t'as mis le sac gris ?

- A SA PLACE ! T'habites ici ou bien ?

- .... (= marmonnage avec gros mots probablement, du genre "elle m'emmerde cette *#!@##" !)

 

 

Après, on s'est excusés et on a rigolé parce que c'est toujours la même chose chaque fois qu'on s'en va. On s'est habillé, il a mis son polo un peu près du corps qui me fait saliver et moi mon débardeur Mamanana prêté par la Fée. On a chargé les bagages et la gosse et hop on s'est tapé une bonne partie de l'A6 ! Je surkiffe l'A6 parce qu'elle sent les vacances (enfin direction Lyon hein) et j'aime faire de la route en famille. J'ai retrouvé mon poste de copilote : un bouquin, une main sur sa cuisse, l'autre toujours prête à lui sortir ses lunettes de soleil quand il en aurait besoin...

 

Trois heures et un arrêt-tétée plus tard, Beaune. Notre hôtel nous attendait avec sa piscine, ses jolies chambres, ses Allemands amateurs de vins, ses Anglais amateurs de petites antillaises allaitantes ET mariées (draguée trois fois avec ma gosse dans les bras !).

Crevés par la route, on a profité de la piscine et de la chaleur redevenue supportable. Les visites, ce serait pour le lendemain. Tout est ouvert le dimanche sur la route des vins...

 

W-e Beaune 062011 006

  La piscine de l'hôtel "La Closerie"

 

W-e-Beaune-062011-041.jpg

 

W-e-Beaune-062011-046.jpg

Cour intérieure des Hospices de Beaune - Hôtel Dieu 

(faut aimer les visites et l'histoire du monument, perso, j'adore)

 

W-e-Beaune-062011-059.jpg

Les sublimes toitures des Hospices (tuiles terres cuites émaillées)

 

W-e-Beaune-062011-089.jpg

La Tarte-nougat au caramel au beurre salé - tuerie gustative... à 32€ le kilo ! (environ 6€ pour une part)

 

W-e-Beaune-062011-093.jpg

Un petit coin de verdure - jardin clos dans la vieille ville... quel est son nom ?

 

W-e Beaune 062011 094

Statue dans ce même jardin - "L'Eloquente" de René JULIEN

(je l'ai trouvée magnifique et tellement expressive sous ce soleil...)

 

W-e-Beaune-062011-096.jpg

Apéro des parents...

 

W-e-Beaune-062011-097.jpg ...apéro de bébé !

 

Un week-end très chouette, un hôtel sympa (petit déjeuner pantagruélique), de la vraie détente sans pression (sauf la bière) mais aussi notre premier week-end 100% couches lavables !

 

 

 

P.S : Demain, la suite de l'aventure des lavables ! Et tu peux toujours devenir fan des Humeurs en cliquant "J'aime" sur la page Facebook ou devenir l'amie de Nanette en cherchant Nanette Williams sur Facebook (si, si, c'est mon vrai nom !).

Partager cet article
Repost0
24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 12:40

La Fève et moiJe reviens à mes premières amours, quand ce blog était uniquement mon exutoire et un endroit où raconter mes blagues de merde et mes coups de blues...

 

 

J'ai du mal à écrire sur le Grand Haricot depuis que la Fève est née, j'ignore pourquoi. Peut-être pour ne pas m'avouer que ça n'a pas été une période très facile pour lui.

Un très grand bonheur pour nous tous que ce jour du 7 avril où elle est arrivée, mais après, ça n'a pas été tout rose à la maison.

Gloups ! Boule dans la gorge...

 

Avec ma fille, j'ai été dans une bulle jusqu'à il y a peu de temps. Je n'en ai pas parlé autour de moi pendant longtemps. Je l'avoue, je ne voyais qu'elle, je n'avais besoin que d'elle, je n'étais bien que seule avec elle.

Une bulle maman-bébé que je n'ai pas vraiment assumée (c'est sûrement là le problème) et qui m'a un peu bouffée pendant des semaines.

 

Après le congé paternité et les vacances de Pâques, le quotidien a repris ses droits : les garçons s'habillaient le matin et partaient pour l'école ou le boulot. A 8h10, je me retrouvais complètement seule. Et je souriais parce que c'était ça que j'attendais. Ils m'agaçaient. Mon fils, mon mari, ils m'agaçaient. Parce qu'ils n'étaient pas "nous", ils n'avaient... pas leur place dans ce lit où l'on s'attardait, ma fille et moi des heures durant à se respirer, à se regarder.

Et le soir, tout le monde rentrait avec une histoire à raconter, une histoire que je n'avais pas envie d'entendre. Pas envie non plus de recevoir du monde, de donner ma fille.

 

Mon fils, il n'a rien dit face à cette nouvelle maman. Celle qui s'agace d'un rien, qui n'a plus le temps d'écouter ses dernières performances de sprinter. Celle qui préfère être seule, les yeux dans les yeux de son bébé, pour lui donner le sein. Pourtant, le grand écart, comme je l'appelle, était flagrant : une relation totalement fusionnelle et tactile avec mon bébé et une relation bien plus distante avec mon aîné. Parce que je n'arrivais pas non plus à lui faire de câlin une fois rentrée à la maison. Alors qu'avant la naissance de la Fève, je le bordais encore, on choisissait ensemble une peluche pour la nuit ( il est volage en ce qui concerne les doudous), je le massais quand il rentrait du sport...

Et puis il y avait les ptites conneries faites à l'école, les devoirs, qui m'obligeaient à râler (à crier parfois). Encore un grand écart parce que pour mon bébé, je n'avais que des mots tendres. En réaction, il est devenu douillet et s'est mis à vouloir prendre un cachet au moindre mal !

Toute seule, j'avais presque peur de préférer un de mes enfants. De faire une différence entre mon grand arrivé par accident dans une famille monoparentale, dans les bras d'une ado peu sûre d'elle et influençable et cette petite, désirée, attendue, accueillie plus sereinement par un couple plus mûr, qui sait dire "merde" aux donneurs de leçons...

J'ai mis le temps, mais on a fini par parler de tout ça et demander pardon. Je ne change plus ses couches, je ne lui donnes plus son bain, mais c'est mon petit garçon, j'ai eu peur qu'il l'oublie. Heureusement, ça n'a pas été le cas.

 

Mon mari, il a compris tout de suite ce que je ressentais, il me l'a dit il y a peu de temps. Il a bien senti que je m'agaçais de sa lenteur à rhabiller le bébé après le bain (il faut dire qu'elle était si petite qu'il avait peur de la casser...), que je trouvais parfois trop de prétexte à reprendre le bébé de ses bras.

 

"Tu t'isolais un peu, tu voulais tout faire, toute seule. J'ai rien dit parce que ça peut péter vachement fort quand tu n'es pas bien, comme quand tu t'es fait opérer. Et je sais que ça passe."

 

C'est là que tu sais pourquoi tu l'as épousé, pourquoi tu le gardes malgré ses chaussettes en boules et la mousse à raser collée au miroir de la salle de bain. J'ai failli le priver des premières joies de papa primipare.

Sa réaction et ses mots m'ont étonnée parce qu'il n'est pas branché psy mon déménageur et les lectures de futur papa très peu pour lui. Il est sensible, c'est sûrement ça.

 

Pas facile de mettre des mots sur ses erreurs. Je crois que je me suis rendue compte de l'existence de cette bulle le jour où pour la première fois, j'ai emmené ma fille au restaurant. Grande joie de revoir mes Follasses... grande joie de présenter SEULE ma fille à MES amies. De partir en road trip à Paris, rien que toutes les deux.

L'article de La Poule Pondeuse "L'enfant et le couple", m'a fait réaliser certaines choses, notamment qu'une certaine fusion était normale, qu'il fallait l'admettre et lui laisser le temps de s'atténuer.

 

Aujourd'hui, les choses vont mieux. Cette naissance, on la partage. La Fève est devenue un lien très fort entre le Haricot et son beau-père. Ça "roule" comme on dit. Je râle quand il faut (ou pas !), je recommence à rigoler AVEC EUX. On devient 4 et plus 2+2. La bulle est encore là mais elle ne bouffe plus notre vie de famille, elle ne me bouffe plus moi.

Je me demande parfois ce que j'aurais vécu si mon aîné avait été vraiment tout petit, à l'âge où ils ont encore besoin de soins dits "maternants" (bain, habillage etc). Peut-être que je le vivrais un jour, si on décide de faire un autre enfant, je ne sais pas.

 

J'ai envie de vacances avec mes enfants, avec mon mari. Se retrouver en d'autres lieux pour être ensemble.

Partager cet article
Repost0
20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 08:00

Avant-propos : En lisant ce billet chez la Mère Joie, j'y ai vu une coïncidence étrange. Etrange parce que ce billet est prêt depuis plusisurs jours. Etrange parce que nos enfants ont théoriquement été conçus le même jours. Etrange parce que ses mots auraient pu être les miens...

 

 

 

La Fève. Mai 2011.jpgOui, je sais, je peux la garder ma fille vu que j'ai bientôt plus de boulot. Mais quand je vais en chercher, il faudra bien que j'ai mes journées de libre...

 

A Banlieue sur Orge, il n'y a pas de crèche dite "classique". Il y a une crèche familiale qui marche avec la mairie et une crèche parentale.

 

La crèche familiale,c'est spécial. Y'a pas vraiment de crèche en fait. Le bébé va chez une nounou, sauf que ce n'est pas toi qui paie cette nounou mais la mairie. Ca t'évite la paperasse et c'est très très nettement moins cher vu que c'est calculé sur le quotient familial (si tu es riche, je ne peux rien pour toi). Donc, toute la semaine, le gamin est chez la nounou, que, théoriquement tu ne peux pas choisir et plus tard, quand il est en âge de jouer en groupe, il passe une journée par semaine dans les locaux de la PMI avec les autres enfants de la crèche qui n'en est pas une... Tu suis ?

C'est contrainte et forcée que j'ai inscrit ma fille dans cette structure qui ne me convient pas. A la base, je ne suis pas très "nounou", alors si en plus on ne peut pas la choisir...

 

Heureusement, il y a quelques semaines, au volant de ma 106 kid, je tombe sur un plan B. Un panneau d'infos interactif qui annonce qu'il reste des places pour les enfants de 2011 à la crèche parentale. Bingo, j'appelle pour en savoir plus et surtout pour candidater. Parce qu'on candidate à la crèche parentale, vu que c'est privé et que le fonctionnement est radicalement différent de toutes les autres crèches.

 

La crèche parentale, c'est spécial (oui encore). C'est en fait une association de parentsdésireux de s'impliquer dans le mode de garde de leur enfant. Le tarif est le même qu'une crèche municipale, donc basé sur le quotient familial. C'est, dixit la directrice et les mamans chargées du "recrutement", un mode de garde lourd, très lourd.

Chaque semaine, l'un des parents doit assurer une demi-journée de permanence à la crèche (donc obligation pour moi de trouver un boulot à 4/5ème ou moins). Pas pour garder son enfant uniquement, non, il faut aussi participer à la prise en charge des autres enfants : temps des repas, activités, sorties, jardinage (y'a un petit jardin trop trop mignon). Bien entendu, le parent de permanence bénéficie de l'encadrement du personnel éducatif diplômé de la crèche. Parce que c'est une association, mais avec des salariés et le fonctionnement d'une crèche collective normale.

 

Les parents, qui sont adhérents de l'association, participent à l'ensemble des décisions concernant la crèche, au moyen de fréquentes réunions et de deux assemblée générales par an. Ils conviennent ensemble avec l'équipe éducative des repas et de leur contenu (un cahier des charges est établi pour l'année), des éventuels travaux à effectuer, du projet pédagogique, de l'agencement des locaux en cas de réorganisation, de l'utilisation de la trésorerie de la crèche. Bien sûr, tout le monde ne fait pas tout, c'est organisé en commissions : loisirs, trésorerie, recrutement (de nouveaux parents), courses etc...).

 

Nous sommes allés visiter cette crèche d'une capacité de 15 enfants et nous entretenir avec deux mamans recruteuses et la directrice. Première étape du recrutement. Elles ont toutes les trois mis l'accent sur l'investissement personnel (le mien en l'occurrence vu les horaires de Monsieur) que demande ce mode de garde. C'est souvent une source de conflit avec les nouveaux parents adhérents.

Moi, personnellement, ça me convient totalement, à Monsieur Nanou aussi.

Nous avons parlé de tout : des repas, de la place des doudous, de la sieste, du projet pédagogique... Trois groupes de 5 enfants, un jardin, une approche pédagogique douce et à l'écoute de l'enfant, des sorties même pour les bébés, la possibilité pour les parents d'appeler dans la journée pour savoir si tout va bien, des activités favorisant l'éveil aux sensations (les bébés peuvent patouiller et se salir tant qu'ils veulent, vive la lessive !). Séduite j'étais. Encore plus quand on m'a dit que je pourrais laisser chaque matin des biberons de mon lait (aussi longtemps que je le souhaiterais) pour que ma fille le boive (malheureusement, les mamans ne peuvent plus venir allaiter leur bébé le midi, les autres enfants le vivaient mal). Et chaque nouvel aliment solide ne sera introduit qu'après test à la maison.

 

Évidemment, il me faut cette place. Je veux que ma fille intègre cette crèche si elle doit aller en crèche. C'est parfait, c'est exactement ce que je veux.

La bonne nouvelle c'est qu'on a passé la première étape. Elles ont été séduites, elles aussi, par notre famille. Nous faisons partie des 4 finalistes (pour deux places) et le fait que je sois au chômage n'a pas été un frein pour elles, au contraire, j'aurais les coudées franches pour l'adaptation qui se fait sur 15 jours. On doit nous rappeler pour rencontrer la responsable pédagogique.

 

C'est parfait en somme. Je ne pouvais pas rêver mieux que cette crèche qui me permettra de passer du temps avec ma fille et de la voir évoluer au milieu d'autres enfants. une crèche qui m'implique, qui nous implique dans le temps qu'elle passera sans nous à compter d'octobre-novembre.

PARFAIT je vous dis.

 

Sauf que je ne veux pas qu'elle y aille. Ironie du sort, je vais tout de même devoir faire des efforts pour cette place que je ne veux pas. J'en ai mal au ventre rien que d'y penser. D'autres bras que les miens nôtres, une main et un biberon à la place de mon sein, plus de tête à tête à rallonge le matin dans le lit, d'autres femmes qui me raconteront la journée de mon enfant... Je sais que j'anticipe, mais j'en suis malade d'avance quand je vois à quel point elle est dépendante de moi... ou plutôt à quel point nous dépendons l'une de l'autre (sans doute trop).

Est-ce le souvenir indélébile de ce sentiment d'arrachement quand j'ai dû laisser le Haricot si petit pour retourner au lycée ? Ou une relation trop fusionnelle avec cette toute petite fille ? Ma petite fille chaque jour plus rondelette, pleine de petits plis et de bourrelets à bisous...

 

Comment la laisser ? Crèche ou pas crèche... affaire à suivre...

 

 

NB : A toutes fins utiles, je précise que les nounous c'est pas MON truc, mais ça peut tout à fait être le tien. Je ne porte aucun jugement, j'ai mes raisons, c'est tout.

Partager cet article
Repost0
8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 10:45

La Fève mai 2011.jpgHier, à 12h30, heure de l'apéro, la Fève a eu 2 mois. Purée que ça passe vite ! Je n'ai pas eu trop le temps d'être nostalgique, rapport au fait que cet adorable bébé est d'une humeur massacrante depuis que le temps est à l'orage. Énervée, chouineuse, râleuse, brailleuse pour un rien. A un moment donné, j'ai vidé la boîte à outils Facom de mon mari dans l'espoir de l'y enfermer, mais il est rentré du boulot juste à ce moment-là... Loupé !

 

La nostalgie est donc pour ce matin, alors que la puce dort, une couche lavable aux fesses (je te raconterai, c'est poilant les couches lavables).

 

La crevette de 2kg810, toute maigrichonne (mais de bonnes joues quand même), est désormais un joli gigot (copyright MacMaman) bien rondouillard. Avec tout plein de plis partout et un petit coup bien gras qui sent la brioche (son père dit que ça sent le fromage, no comment). Arrondie et arrosée au bon lait de maman. D'ailleurs je sais pas ce qu'il y a dedans, mais ça doit être bon à en juger par la fréquence des tétées. L'expression "à la demande" a pris tout son sens pour moi comme pour elle. Mais je ne m'en plains pas. Quand j'en ai marre, il me suffit de voir sa tête après la tétée. Cette expression... entre le drogué après un shoot et le marathonien après l'effort. J'adore.

Je ne sais absolument pas combien elle pèse. J'attends les visites chez le pédiatre pour ça. Rapport au fait qu'on m'a gonflée comme pas possible avec ça (je suis un poil susceptible et irritable depuis mon accouchement, notamment avec les donneurs de leçons...).

 

La Fève est aussi difficile à comprendre que son frère était lisible. A croire que lui sentait que je n'avais pas le temps et qu'elle sent que je l'ai, le temps.

J'ai eu toutes les peines du monde à décodé ses pleurs, mais maintenant ça roule. J'ai menacé de la donner, c'est pour ça. Radical. Maintenant, quand elle hurle, je comprends très clairement : "Maman, il me plairait de téter s'il te plait" ou encore "Maman, j'ai fait un caca, non odorant certes, mais particulièrement gênant".

Grâce aux mains magiques de l'ostéopathe, la Fève dort enfin dans son lit. Enfin, la journée et sur le ventre. Ouais je sais, c'est le mal, mais sur le dos, c'est impossible. Je reparlerai de ce truc magique de l'ostéopathie, qui te coûte un poil chéros, mais qui est salutaire.

 

Depuis le 7 avril (j'ai noté), elle nous sourit consciemment. On a l'air de trois cinglés à s'émerveiller devant ses risettes. On dégaine l'appareil à chaque fois. Et cette scélérate s'arrête de sourire dès qu'elle le voit. C'est une fille, pas de doute. 2 mois et déjà chiante.

 

Elle est de plus en plus blonde ma fille. Ses yeux restent gris (son père dit bleu). Après une recherche approfondie de nos gênes, il s'avère que deux de nos grands-parents ont les yeux bleus. Elle les gardera peut-être.

Bien sûr, elle est belle. C'est la plus belle.

 

Ma fille, elle aime pas être sale. Pendant la journée. Sinon, la nuit, elle peut garder sa couche remplie à ras bord sans se réveiller, sauf pour téter. Par contre, à la minute où elle pisse, faut la changer illico. Sinon, c'est l'attaque sonore assurée. Elle est capable de monter haut, très haut dans les aigus...

 

Bref, tu l'auras compris chère lecteuse, c'est du bonheur mais pas que, un petit bébé. Par exemple, j'ai pas pu regarder un seul match de Roland Garros en entier cette année (je surkiffe Roland Garros). Le jeudi soir, obligé de lui coller le sein dans la bouche pour regarder la nouvelle saison de Desperate Housewives en silence.

Et pis, ça fait un bail que je me suis pas maquillée. Pas le temps. Prendre une douche avant midi, c'est mission impossible...

 

Nan, y'a pas à dire, un bébé c'est vraiment pas pratique. Mais sans elle, on s'emmerderait quand même ? Tous propres, dans un appart propre, à faire des nuits complètes...

Alors on la garde notre poupée, ouais, finalement on la garde. (sinon, je te propose un forfait location, mais juste quand elle pleure).

 

 

 

Partager cet article
Repost0
27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 09:40

Samedi 21 mai 2011, 23h00

 

Il fait nuit noire dans cette petite ville de l'Essonne, toute la famille est endormie.

 

Le silence règne dans la chambre du petit pré-adolescent, le silence et une vague odeur de transpiration juvénile (ça pique les yeux à dire vrai). Le gamin a bien évidemment sauté sur l'excuse du retour tardif du barbecue pour zapper la case douche...

 

Grand silence aussi dans la chambre des parents. Il n'y aura pas de sexe ce soir, la dernière née de la famille restant obstinément accrochée au sein de sa mère de 20h00 à 22h00... Personne ne s'en plaint, elle ne hurle plus la nuit et ne se réveille que deux fois pour téter, réveillant à peine sa mère.

 

Rien ne saurait déranger le repos de cette famille ordinaire, vaguement recomposée (la mère ayant fauté dans sa post-adolescence) et plus que jamais scellée par l'arrivée d'une petite princesse aux yeux gris...

 

Quand tout à coup, un grand bruit, un bruit effroyable, comme sorti des entrailles de la Terre, un bruit qui déchire la nuit et la quiétude de la petite famille. On saura plus tard que le petit pré-ado s'est retourné dans son lit en entendant le bruit de loin.

Les parents, eux, se réveillent d'un bond. Le bruit, il faut bien le dire, n'est pas des plus anodins :

 

 

PROUUUUUUUUUUUUUUUUUUUTTTTTTTTT !

 

S'agit-il d'un séisme ? C'est possible, il y a maintenant quelques répliques :

 

PROUT ! PROUUT ! PROUT PROUT PROUT !

 

Le père enfin, ose prendre la parole :

 

- La vache ! Tu pourrais dire pardon !

 

- Mais c'est pas moi !

 

- Ben voyons ? C'est la Fève qui fait un bruit pareil, tu t'fous d'moi ? Dis-le si c'est toi, c'est pas la première fois que tu pètes au lit ! (ricanement débile - 29 ans, âge mental 12). *

 

- Mais je te jure que c'est pas moi !

 

PROUUUUUUUT (bruit du pet FOIREUX à coup sûr)

 

Les parents durent vite se rendre à l'évidence, c'était leur fille. Leur si précieuse, si petite, si adorable fille, pétait. Bien sûr, elle avait déjà pété -  les princesses pètent aussi c'est bien connu - mais aussi FORT, ça jamais.

L'enfant si gracieuse, aux cils de plus en plus longs, aux cheveux de plus en plus clairs, aux sourires aussi rares que charmants... faisaient des pets digne d'un pilier de bar !!

 

Alors enfin, les parents rirent de bon coeur des prouesses gazeuses de leur fille. Seul l'amour (et des brocolis mangés par la mère ?) avaient pu créer une créature si prodigieuse !

 

Depuis, l'enfant n'arrête plus de péter. Parfois, surprise elle-même par la violence de ses pets, elle regarde sa mère d'un air incrédule et un peu effrayé. Accrochée aux seins et aux pas de sa maman dans tous ses déplacements, elle pète.

Dans la file d'attente de la caisse de Carrefour Market, elle pète, à la pharmacie, elle pète.

Le regard vaguement dégoûté des inconnus prouve bien à sa mère, que PERSONNE ne croit qu'un tel pet peut émaner d'une si petite enfant...

 

Prout  Zut alors !

 

La Fève endormie

Prout ! C'est pas moi, c'est ma mère !

 

 

Les gagnantes du concours (tirées au sort par un Monsieur Nanou fatigué et furieux, rapport au fait que j'avais complètement zappé le concours hier soir à... 23h00 !) Rap Phyto Gel sont :

 

- Mary

- mam'lou

- Lucky Sophie

 

Envoyez-moi vos adresses les filles : les humeursdenanette@hotmail.fr

 

Pour les malchanceuses, je m'active pour organiser un peu plus de concours sur ces pages, patience, patience... Sinon, j'offre un litre de lait maternel à qui n'en veut !! 

 

* Jamais au grand jamais je n'ai pété au lit. Epicétou !

 

 

Partager cet article
Repost0
20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 10:00

Ça fait longtemps que je n'ai pas parlé de mon Haricot... Mine de rien, je suis un peu dans ma bulle avec bébé, tellement, que j'ai failli passer à côté de THE évènement de l'année.

Nan, c'est pas le festival de Cannes, ni l'affaire de celui que j'ai toujours trouvé so sexy (j'aimerais bien savoir si c'est vrai d'ailleurs !).

 

Nan, c'est le SPECTACLE DE L'ECOLE ! Celui qu'on a appelé "pestacle" de 2002 à 2004. Celui qui te fait chialer à TOUS les coups. Je me rappelle avec nostalgie ma petite larmichette en entendant "la sorcière Grabouilla" chanté par mon fils chéri en 2006...

Ce jour-là, au milieu de ses copains et copines, il m'a cherchée des yeux et a eu ce petit sourire gêné en me voyant. En osmose totale avec mon chérubin, j'ai chantonné en le regardant droit dans les yeux : "Grabou-bou-bou, Gra-bou-bouilla !!". Comme si chanter en même temps que lui pouvait lui éviter de se tromper dans les paroles. Je suis sure que t'as déjà fait ça toi aussi, sûrement avec un appareil photo à la main ou mieux, un caméscope !

 

Qu'il était mignon mon tout petit... Et l'année où il a chanté toutes ces chansons françaises, dont la merveilleuse "Si c'est vrai qu'y a des gens qui s'aimeeeeeuuuh". A l'époque maman-solo, complètement fauchée, ça m'avait fait fondre en larmes. Même que le séduisant Monsieur D., directeur de l'école maternelle m'avait filé un mouchoir (mais pas son numéro de téléphone, zut !).

 

Cette année, c'est la der des ders. Le Haricot entre en sixième en septembre, alors terminés les "pestacles". Quelque part, tant mieux, parce que bon des fois, j'avais du mal à assurer au niveau des costumes. Un tee-shirtj aune en 2003, un pantalon BLANC en 2004... Une année, il a fallu faire un costume d'indien ! Ça s'est terminé en tee-shirt rouge découpé sur le bas en lamelles et bariolé de peinture en mode "Taureau-assis". Et une vieille plume de pigeon ramassée à Place d'Italie sur la tête maintenue par un bandeau.

Cette année, c'est plus simple : un jean foncé et un tee-shirt blanc ! Moi je dis youpi. Sauf que le tish doit être complètement blanc. Et là, moi je dis qu'il y a discrimination envers les tish à motifs !

Pas grave, on va se débrouiller pour le tish plus blanc que blanc. Sauf que... Sauf que...

 

Le Haricot ne veut pas faire le pestacle ! Si, si, t'as bien lu. J'ai dû aller 6 fois à l'école cette année (pour cause de bavardages, petits mensonges et autres gaudrioles enfantines) pour des trucs moches et quand je veux y aller pour voir mon fils chanter des conneries qui vont me faire pleurer... il ne veut pas !

 

Alors je suis pas bête, j'ai creusé le truc... Pour qu'il refuse d'aller rigoler pendant deux heures avec ses potes, c'est qu'il y a murène sous caillou !

Il veut pas y aller... parce qu'il faut danser ! Valser, plus précisément. Et ça le Haricot, ça le branche pas.

 

- C'est TROP la honte la valse ! Et puis j'suis timide. Je veux pas. Kévin non plus il veut pas le faire.

 

- C'est pas parce que Kévin ne veut pas que tu dois penser pareil. Réfléchis bien, c'est ton dernier spectacle, et à la salle des fêtes en plus ! J'emmènerai ta soeur, on fera des photos, des films...

 

- Ben y'a pas que Kévin, y'a Marvin, Marie, Estelle... On l'a tous dit à la maîstresse qu'on voulait pas le faire, que c'était nul. Elle a dit que le spectacle c'était dans le projet pédagogique ou ch'ais pas quoi que c'était pas bien parce qu'on s'était investi pour le décor, les répétitions. Mais on va protester, on a tout prévu !

 

- Vous avez prévu quoi ? je te préviens, pas de conneries bêtises à l'école...

 

- On va faire un syndicat ! Le papa de Kévin, il a fait ça et puis il a arrêté de travailler le samedi !

 

 

Je lui ai expliqué gentiment le principe du syndicat toussa toussa. Et puis, moi, la maîtresse je l'aime bien, elle a dû mettre tout son coeur dans le pestacle... Et puis ça veut dire quoi ces petits contestataires qui contestent au dernier moment hein ? 

Et puis j'ai réalisé qu'il atteint cet âge béni/maudit où on commence à avoir "honte", de son appareil dentaire, de danser devant tout le monde, d'un gros poutou de maman devant les copains... Il a 11 ans et ce n'est plus mon tout petit, celui qui chantait la sorcière Grabouilla et jouait à "Où sont les cerfs ?"

 

N'empêche qu'il veut toujours pas valser mon gosse, alors je fais quoi moi ? Je range mon caméscope et je ravale mes larmes de fierté ? 

 

 

Lundi, il y aura des cadeaux à gagner par ici, si le coeur t'en dit. Avec un petit goût de déjà-vu sur les blogs des copines mais tu pourras retenter ta chance !

Partager cet article
Repost0
16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 08:00

Eva-083.jpgQuand on ouvre l'excellent blog de La Poule Pondeuse, on peut lire "Avant j'avais des principes, maintenant j'ai des enfants". (note de Nanette : si tu ne connais pas ce blog, tu es une grosse inculte, mais tout n'est pas perdu, vas-y vite !).

 

Citation vérifiée plus d'une fois avec mon Haricot. Des principes, j'en avais surtout pour le petit garçon qu'il était.

Moi, mon gamin, il serait dopé à coup de Babar et Petit Ours Brun, pas question qu'il regarde un seul dessin animé violent ! Que je croyais... Mais laisse-moi te dire que pour s'opposer à San Goku et sa clique de supers guerriers, il faut se lever tôt. D'autant plus que tu passes pour la reine des faux-cul quand ton garçon apprend que toi, sa mère qui prône la non-violence, tu regardais déjà Dragon Ball Z et que tu craquais littéralement pour Shiryu dans "Les Chevaliers du Zodiaque" (Shiryu c'est le chevalier du dragon - soupir nostalgique).

Idem pour les consoles de jeux... difficile de lutter quand toi-même tu lorgnes la DS (noire la DS of course) et qu'entre deux bouquins tu surkiffes jouer au professeur Leyton et à Super Mario Bros.

  

Enceinte de ma fille, mes petits principes ont refait surface. Des principes taille naissance. Par exemple, pour moi le cododo c'était no way ! Pas parce que je trouvais ça malsain, mais plutôt parce que j'étais persuadée que j'allais écraser ma petiote sous le poids de ma généreuse poitrine. Et persuadée aussi que je ne réussirais pas à trouver le sommeil avec mon bébé à côté de moi. Et pis tous ces trucs rapport à l'intimité toussa toussa...

Et puis ma fille, ma douce petite fille, j'étais persuadée qu'elle serait comme mon fils : tétée-câlin-dodo dans son lit. Qu'elle s'endormirait comme une souche une fois le ventre plein du bon lait de maman...

 

Oui mais voilà... non. La Fève de Cacao (qui porte mal son nom pour le moment puisque qu'elle est blanche comme le cul de son père !) ne dort pas dans son lit. Ni dans la nacelle juste à côté de notre lit et destinée à faciliter l'allaitement nocturne.

Ma fille, son truc à elle c'est plutôt : tétée-câlin-dodo 2 minutes dans son lit-cris stridents-dodo dans NOTRE lit. Oui oui, tu as bien lu, dans NOTRE lit. Pas entre nous deux, mais de mon côté à moi, lovée dans son coussin d'allaitement.

Si tu as tout bien suivi, tu sais qu'il est hors de question pour moi de laisser pleurer ma fille (sauf quand j'arrive à prendre une douche, aux alentours de midi). Donc c'est ça ou un mari qui ne dort pas et une Nanette épuisée.

Et au final, nous en sommes tous les trois contents. Même Monsieur Nanou qui jurait ses grands dieux que jamais, jamais etc... et bah il dit plus rien depuis qu'il dort. La petite se réveille pour téter et se rendort dans mes bras. Et moi j'aime ça. Ouais, j'adore même.

 

Pendant la journée, même combat. La Fève ne dort pas dans son lit, ne supporte pas son transat. Même endormie, elle se réveille une fois qu'on la pose et ce malgré tous les stratagèmes tentés (lange avec mon odeur, mini-mini couffin, musique...). Il y a sans doute une explication que nous allons tenter de découvrir avec le renfort de l'ostéopathe.

En attendant, elle passe une bonne partie de la journée dans l'écharpe, seule moyen que j'ai pour pouvoir assurer quelques tâches dans la maison. L'écharpe c'est chouette, j'adore mais y'a quand même un tas de choses que je ne peux pas faire avec mon bébé sur le ventre...

 

On fait donc "au feeling" avec notre fille, plus qu'à coup de principes et on ne s'en sort pas trop mal...

 

 

Mais, comme d'habitude, l'enfer, c'est les autres :

 

-"quoi ?? elle dort avec vous ? han mais vous allez galérer graaaaaaaaave !!! c'est quoi cette mauvaise habitude ?"

 

Des fois, je me dis qu'on ferait mieux de la boucler quand on nous pose des questions, ça éviterait ce genre de remarque...

 

 

P.S : Si tu as rencontré ce genre de souci pour que ton bébé dorme seul, je serai contente d'avoir ton retour d'expérience...

Partager cet article
Repost0
2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 12:22

 

Onze années séparent mes deux charmants bambins, aka le Grand Haricot fâché avec le gant et la brosse à dents et La Fève de Cacao qui ne dort que dans mes bras.

 

J'avais oublié les maladies infantiles. Parce qu'il y a des années que le Haricot n'est pas tombé malade. D'ailleurs je crois que je suis à la bourre côté vaccin (y'en a un à faire l'année des 11 ans non ?).

En bonne mère, je le laisse se débrouiller quand il a le nez qui coule (juste, je veux pas qu'il renifle bruyamment, ça m'agace !) et j'achète un sirop quand la toux perdure. Mais je ne suis jamais inquiète.

 

Et depuis deux jours, ma toute petite a le nez qui coule et elle tousse.

Appelez le Samu tout de suite et surtout, surtout bipez le Dr Ross.

Non, non, j'exagère pas. Même que ce matin, elle avait le nez plein de crottes de nez (le nom scientifique c'est morve séchée). Et un oeil qui coulait un peu. Et elle toussait la pauvre.

 

Non mais elle n'a que 25 jours ma pauvre poupée...

 

Alors ce matin, j'ai appelé notre super-pédiatre. Pédiatre qu'on doit voir lundi prochain (après une écho des hanches de la Fève, par précaution). J'ai posé la question pour la forme, genre je m'inquiète pas :

 

- Hum, on doit se voir lundi 9 mais ma fille a le nez qui coule, elle tousse, elle a mal dormi tellement elle avait le nez pris. Bien sûr je lui lave le nez et je la mouche... Heu je vous l'emmène ou on attend lundi ?

 

- Non, je peux la voir cet après-midi. Elle est vraiment toute petite, il faudrait pas que ça descende dans les bronches avec tout ce qui traîne encore comme bronchiolite...

 

- Vous croyez que c'est LA BRONCHIOLITE ? J'y ai pensé aussi, pourtant sa toux est sèche mais bon, ça peut être ça...

 

- Non, non, je n'ai pas dit ça. Elle a moins d'un mois donc je veux l'examiner par précaution... Les nourrissons sont fragiles...

 

- La bronchiolite... Pourvu que ce ne soit pas ça...

 

- Heu, j'ai du monde dans la salle d'attente là... On se voit à 14h30 !

 

 

Avec un peun de recul, quelques heures après, j'admets qu'elle a dû me prendre pour une hystérique un poil hypocondriaque !

 

J'avais oublié les maladies infantiles... Et pourtant, Cranemou, Sabine et Marjoliemaman ont été durement touchées ces derniers mois...

Non mais qu'est-ce que je croyais ? Que les nuits blanches, le sérum physio et les sirops ne passeraient pas par chez moi ?

 

 

Partager cet article
Repost0