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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 11:25

38SA.jpgOfficiellement, hier, c'était notre dernière rencontre avec notre fille via l'échographe (le petit, celui qui contrôle la vitalité). La pauvre, elle est vraiment à l'étroit maintenant. On a quasiment rien vu, un bout de nez, une lèvre, son petit pied... Officieusement, si la jolie Fève de Cacao ne se décide pas, on revient à l'hôpital le 6 avril pour un contrôle (j'y vais seule le 4 pour un monito haut de gamme).

 

Les news prénatales ? Tout va bien. Les douleurs de ouf que j'ai au pubis (on m'appelle désormais Malopubis et plus Variçopénis, dédicace à ma Léonie Mozza), sont normales : mon bassin s'écarte et ma symphise pubienne est à sa limite d'étirement. J'ai pas demandé pourquoi ce qui se passerait si ça s'étirait trop.

 

Le Dr' Turc était en grande forme hier. Pour la première fois en neuf mois... il m'a fait mal. Un examen bien en profondeur si tu me permets l'expression. Heureusement que mon mari était passé de l'autre côté du rideau.

Le tout en appuyant bien sur mon pubis (ce mot-là, contrairement à vulve, je le trouve choupi), donc sur la zone qui me fit bien mal. Je ne sais pas ce qu'il a fricotté là-dedans, mais c'était pas agréable du tout.

Il a enlevé ses gants et nous a livré son bilan. Si tu te souviens bien, j'en étais au stade "tête basse mais col archi fermé"...

 

- Et bien, toutes ces contractions que vous avez eu ces derniers jours ont servi à quelque chose, le col, est bien mature. (est-ce pour ça que ça me fait encore mal ?)

Ça signifie que le bébé a envoyé son signal à votre corps, c'est pour bientôt.(ma fille a le wifi, ma fille a le wifi !!!)

Votre col est ouvert à 1 centimètre et pour tout vous dire... j'ai pu toucher la tête du bébé avec mon doigt, à travers la membrane ! je lui ai fait un ptit coucou ! (je peux dire adieu à mon déclenchement à l'italienne, vu la tête de mon mari !)

 

 

Après, il a joué à cache-cache avec nos nerfs et notre patience, genre :

 

- A mon avis c'est pour bientôt, d'ailleurs je suis de garde demain et samedi hé hé hé ! Mais bon... certaines femmes vont jusqu'à terme avec un col ouvert à 1 cm, c'est très fréquent... Donc, pas sûr que ce soit pour les jours qui viennent... Pour le rendez-vous monito, vous le caser le plus vite possible hein ? Rien ne presse, mais bon, j'aime bien savoir, on ne sait jamais.

 

Très agaçant le Dr Turc, ça lui réussit pas la fin de grossesse ! En repassant à son secrétariat pour fixer nos prochains rendez-vous, je grimaçais franchement. L'examen m'a laissé une sensation désagréable et vaguement douloureuse. L'infirmière s'en est rendu compte :

 

- Oh, il vous a sans doute "décollé" un peu ! C'est pas un décollement des membranes à proprement parler mais il a dû chahuter un peu le col. Il a dû aller loin s'il a touché la tête !

 

 

Pas sympa de ne pas m'avoir prévenue... mais passons. Le résultat a été de bonnes douleurs de règles tout le reste de l'après-midi, un check-culotte régulier... et rien !

 

Difficile de décrire mon état d'esprit. Je vais avoir un nouvel enfant et pourtant j'ai 8 ans. Je me sens comme une gosse capricieuse. Je veux avoir mon bébé tout de suite. Mais en même temps, je voudrais qu'elle naisse en avril. Mais bon, j'ai envie de la voir. J'ai envie d'accoucher, de vivre ces heures magiques (et douloureuses) avec mon mari tout neuf. Mais en même temps, comme je ne veux pas de péri, je ne suis pas super pressée ! Mais bon, faudrait pas que ça traîne non plus...

Capricieuse je vous dit !

 

Demain, on pose les bagues de mon autre nourrisson, celui qui a 11 ans... J'ai déjà envie de pleurer.

 

 

 

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 08:00

couple-mixte.jpgJ'ai choisi pour mes séances de préparation une sage-femme sophrologue, Sophie. Super expérience. A la fin des cours théoriques (ou avec poupée et/ou bassin et utérus en plastique), on avait une séance de sophro. En sortant, je reprenais ma voiture sur un nuage tant c'est relaxant et apaisant. Pas de musique dans la voiture alors que je ne peux pas faire un trajet sans la musique à fond !

 

Une séance commence par la prise de conscience et le relâchement de chaque "système" de son corps, du haut vers le bas. La sage-femme nous guide, sa voix est apaisante, on l'écoute et en même temps on ne l'écoute pas. C'est difficile à expliquer. Chaque séance est basée sur un thème : déplacement du négatif, relaxation du corps, de l'esprit... On est entre le sommeil et l'hypnose selon moi.

Palme d'or des séances : celle de la visualisation de l'accouchement. Avant de nous "sophroniser", Sophie nous a broyé un mollet à chacune. Même qu'on a bien eu mal. Ensuite, en séance, elle a recommencé et on a pu constater que la relaxation changeait la perception qu'on a de la douleur. (maintenant, aurais-je  réflexe en pleine contraction, pas sure).

Vraiment, cette séance a été riche en émotion. On a mis nos bébés au monde... virtuellement. Je sais c'est bizarre. A la fin on était toutes en larmes, surtout quand la sage-femme, de sa voix de fée a appuyé sur le bouton "bébé" :

 

"On pose mon enfant sur mon ventre, je sens sa chaleur... Il ouvre enfin les yeux et me regarde [...] il se met à pleurer et je lui parle pour l'apaiser, je le garde contre ma peau..."

 

Les grandes eaux je vous dis ! Je suis rentrée bouleversée et désespérée d'avoir à attendre encore pour toucher mon enfant. Et devinez qui était sceptique, voire moqueur ? Monsieur Nanou, bingo ! Mon amour, mon mari primipare, mon cartésien conducteur de gros engin... Entendons-nous bien, ça ne signifie pas qu'il n'a aucune sensibilité (il a une grosse sensibilité au niveau du kirikou d'ailleurs), au contraire. Il est sensible au concret. Un massage, un baiser, un soin, ça, ça lui parle, ça peut le relaxer...

 

- Mais, genre, une nana qui te fait visualiser ton accouchement...pffffffffff ! N'importe quoi ! et tu paies combien pour ça ?  J'espère que pour MON cours y'aura pas cette connerie !

 

"Son" cours étant celui du déroulement de l'accouchement pour le couple (ce que le père peut faire pour soulager la maman, comment gérer la souffrance de sa femme etc...).

Un grand moment. Monsieur Nanou, le grand timide, s'est fendu de plusieurs interventions brillantes :

 

- Mais c'est possible ça ? On est là, on compatit, on participe et elles nous envoient chier ? naaaaaaaan, c'pas possible !

 

- Alors, les heu... lochies, c'est un genre de règles c'est ça ? Combien ? Trois semaines voire plus ? Putain la galère ! (cette expression ayant été suivie d'un murmure général d'approbation de tous les pères présents).

 

- Mais le cordon, ça a quelle consistance ? Plutôt comme un câble électrique ou plutôt comme une chipo ? (grosse marade de ces messieurs, grosse honte pour ces dames).

 

Ensuite un topo sur "comment aider ma femme à respirer, comment faire pour la sortir de sa phase de désespérance..." Le meilleur était encore à venir avec la sophro. Visualisation de ma femme en train d'accoucher et accueil du nouveau-né. Tout un programme.

 

Il a fallu forcer les mecs à se relaxer. C'était pas gagné. Plusieurs d'entre eux, Nanou inclus, ont soufflé d'exaspération.

Une fois le silence rétabli, on a entendu des rires étouffés... Selon Monsieur Nanou, ils pouvaient pas faire autrement les mecs :

 

"Je suis en phase avec ma compagne, je suis à l'écoute de son corps, de son souffle. J'ai conscience qu'elle s'apprête à mettre au monde notre bébé, qu'il va sortir d'elle..."

 

A ce moment-là, je crois que c'était un genre de grognement stupide sensé étouffer l'envie de rigoler. Evidemment, nous les nanas, on était loin de l'état d'hypnose, tellement on était gênées.

 

"Mon enfant est expulsé du corps de ma compagne. Je trouve cet instant magnifique. Le corps nu de mon bébé repose sur le corps nu de ma femme. C'est la plus belle vision du monde... Je peux tout à fait la trouver désirable à cet instant, tant elle est à l'apogée de sa condition de femme... Le petit bébé cherche le sein de sa mère, gonflé de lait et prêt à accomplir son rôle... Je ne suis pas effrayé s'il y a un peu de sang...

Je peux enfin couper le cordon ombilical, je suis père, enfin ! On me donne mon enfant dans sa couverture, nous sommes bien..."

 

Il a pas accroché mon mari, pas relaxé une seule minute. Au bord de la crise de rire, tout le temps. Et bien content de n'avoir à assister qu'à un seul cours.

 

- C'est des conneries la relaxation. Si tu veux te détendre, tu dors ou tu te reposes !

 

- Mais, ça t'a pas fait un truc quand elle a évoqué le bébé, tout ça...?

 

- Je serai ému quand je verrai ma fille. Mais je te répète que ce sont des conneries. Quel genre de mec trouverait sa femme désirable à poil, les 4 fers en l'air sur la table d'accouchement ? C'est n'importe quoi ! Remarque, c'était vraiment le moment le plus marrant !

 

J'avoue qu'il a pas tort mon mari. Je l'ai regardé et je me suis demandée si c'était bien le même homme qui est capable de regarder un film de deux heures, dans mes bras du début à la fin.

Et est-ce bien lui aussi qui a eu sa ptite larmichette d'émotion en voyant le visage de sa fille sur l'écho 3D ? Celui qui sourit, complètement gaga chaque fois qu'elle bouge sous ses mains ?

Et puis, je me suis sentie comme aujourd'hui : impatiente de voir dans ses grandes mains, cette toute petite fille... Heureuse d'avoir cet homme dans ma vie, un bourrin capable de sensibilité et d'émotion... mais pas en sophrologie !

 

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 10:30

Tu l'auras compris entre grosse flemme et grosse fatigue, je blogue peu en ce moment. Je suis crevée, le moindre effort m'essouffle, ma fille me vrille le bidon presque toute la journée... Qui a dit que les bébés presque à terme bougent moins faute de place ? Surement celui qui a inventé cette connerie de "le second trimestre est le plus épanouissant !" ou "être enceinte = état constant de plénitude". Faites des bébés qu'y disaient...

 

Hier, j'ai bouclé mon huitième mois. J'entre dans le neuvième mois, je sais, c'est pareil mais comme c'est bon de l'écrire ! Comme dit le Dr Turc, théoriquement, je peux accoucher n'importe quand (demain, pourquoi pas...). L'heure est au bilan de cette seconde grossesse, quasiment terminée...

 

Mon ventre, mon mari et moi

 

Parce que je suis MARIEE, je sais pas si je te l'avais dit... C'est pas le sujet hein, avec ou sans bague, ce qui a changé pour moi, c'est qu'on soit enceinte tous les deux. Oui, oui, tu as bien lu. Mon Nanou a beau avoir tout un tas de ptit défauts chiants, il a été d'une patience d'ange durant ces 8 mois. Etre enceinte ET en couple, c'est vraiment le pied (pas pour le sexe, rappelle-toi). J'ai un caractère plus sociable et plus grande gueule que mon mari, mais il est indéniablement mon roc, mon pilier, celui qui ne s'énerve (quasiment) jamais, ne panique jamais. Même en cas d'"alerte fric", il se contente d'un "on va s'en sortir" quand moi je nous vois faire la queue au Secours Populaire et vendre notre bébé sur E-bay.

Une fois encore, il a assuré. Il a compris et composé avec ce besoin que j'avais qu'il soit là à chaque étape, chaque rendez-vous de cette grossesse. Peur de l'abandon ou besoin d'être protégée, ou alors, encore le fantôme de ma grossesse secrète d'il y a 11 ans... Il a compris. Tous les mois, il était avec moi à l'hôpital et je l'avoue, j'ai bien kiffé ! Lui, il a kiffé seulement dans le cabinet, parce que l'heure d'attente, il a apprécié moyen...

En échange, je lui ai fait grâce de sa présence aux cours de préparation à la naissance (sauf un, recommandé aux papas primipares). J'ai compris, grâce à ma super sage-femme, qu'il y a une nette différence entre une obsession et un besoin.

Je m'arrêterai là sur le sujet de mon mari trop sexy et si attentif, parce que j'ai très envie de l'interviewer pour ce blog... Pour l'instant il fait sa star, je sens que je vais devoir lui faire une gâterie pour arriver à mes fins... Que de sacrifice pour ce blog...

 

 

Mon ventre, mon fils et moi

 

Jamais le Haricot n'a manifesté la moindre jalousie à l'égard de la future petite soeur. Par contre, cette grossesse assez handicapante, ça l'a agacé un peu. Entre sciatique, MAP et hypertension, il faut dire que j'étais un peu moins mobile.

Par contre, son comportement à l'école a changé de manière perceptible. Des soucis de comportement, une tendance à mentir effrontément et une insolence pas dans les mots mais dans la manière de s'adresser à l'adulte. Son institutrice y voyait là une réaction à la grossesse et moi pour éviter de culpabiliser, je me suis dit que non. Après tout, il ne le disait pas... Mais, comme me le disait Mary, l'inconscient est puissant et tous les enfants ne verbalisent pas. A nous de le rassurer sur sa place dans nos coeurs, sa place de grand frère. A moi de lui rappeler que je l'ai porté aussi et mis au monde... Pas simple, tant l'ambiance a été tendue à la maison, surtout après mon entrevue avec la maîtresse (grrrrrrrrrr, sale môme !).

A titre d'exemple, je ne cesse de parler de notre vie après, de cette incapacité que je pense avoir à me séparer de mon bébé pour retourner dans cette vaste galère qu'est mon travail (et d'affronter un licenciement). Je ne pourrais pas laisser mon bébé de 2 mois et demi... Le Haricot trouve toujours un prétexte pour changer de sujet quand on en parle... Alors, avec des mots simples, je lui ai dit que pendant ses 4 premiers mois, il aurait fallu une armée de CRS pour qu'on me sépare de lui la nuit (le jour, il fallait bosser le baccalauréat !). Une fois, j'ai même obligé ma soeur et son copain de l'époque à dormir dans des lits superposés pour pouvoir installer le lit parapluie du Haricot dans la grande chambre... Et tous ces bains suivis de massages à rallonges... C'est toujours mon bébé, même s'il m'arrive au menton. Même s'il n'a plus besoin de moi pour prendre sa douche (même qu'il s'enferme...), même s'il a eu 1 ans samedi.

Heureusement, il y a aussi eu ses moments rien qu'à Lui et Elle. Ses petites déceptions quand elle ne bouge pas au son de sa voix, ses sourires quand elle me déforme le ventre en entendant son frère. Et le plaisir de réaménager leur chambre afin qu'ils aient chacun leur petit espace.

"La nuit, je veux bien qu'elle dorme dans sa nacelle dans votre chambre, mais le jour, elle doit faire sa sieste dans NOTRE chambre, pour s'habituer à moi..."

 

 

Mon corps et moi

 

Différent. C'est le mot. Du ventre quasiment tout de suite (et du nibard débordant de ma robe de mariée), des symptômes tenaces, des kilos, les nerfs à fleur de peau...

Le ventre, parlons-en ! L'inconscient est puissant... Il y a onze ans, je n'ai pas fait de déni, je ne voulais pas que CA se voit, nuance... La peur d'être découverte m'a empêchée de grossir et mon bébé s'est positionné "discrètement". Et, tu me croiras ou pas, le lendemain du jour où je me suis faite "prendre", mon ventre a poussé comme on gonfle un ballon. Méga vergetures au passage.

Je n'ai été enceinte qu'un mois et demi, quand on y pense. 6,5 petits kilos et beaucoup de stress et de larmes (de joie aussi, hein !). En sortant de la maternité, j'avais du flanby à la place du bide, mais j'entrais dans du 36, à l'aise (oui déteste-moi).

Cette fois, le bon Dieu (ou la bonne fée, ou le destin, c'est comme tu veux) a dû se dire :

"Dis donc Nanette, tu crois pas que ça va marcher comme ça à tous les coups ? Ce coup-ci, je te file un mari sympa avec de belles fesses, un gamin pas trop chiant et tous les maux de la grossesse. Et tu vas grossir bordel !"

J'ai adoré grossir, même si j'ai la hantise de ne pas reperdre mes kilos rapidement. Et c'est fièrement que j'ai affiché mon ventre à la face du monde, au risque de me le faire tripoter à tout bout de champ !

 

A ton avis, dans quelques jours (ou dans un mois maxi), j'entrerai dans du 36 en rentrant chez moi ou pas ? On peut rêver

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 08:00

Jean-Claude_appareil-dentaire.jpgOn a toujours su que ça arriverait. Depuis que les "définitives" sont sorties, un peu comme elles voulaient d'ailleurs, mais incontestablement en avant et un peu de traviole.

On le répète au Haricot depuis qu'il a 6 ans avec un ptit truc en plus "Deux ans de galère pour toute une vie de beau gosse !".

L'année de ses 11 ans, il était temps de faire le grand saut, le Haricot ayant perdu toutes ses dents de lait. Faut dire qu'il les a perdu vite, la première dès 4 ans et demi ! A un moment donné, le pauvre gosse ne pouvait même plus manger tant elle sont tombées toutes en même temps !

Il était grand temps de redresser tous ces chicots indépendantistes !

 

La faute au pouce ? Pas sûr selon le Dr TGV, une femme orthodontiste, une perle rare, une virtuose de l'appareil dentaire qui a en plus la grande qualité de savoir parler aux enfants.

Notre parcours du combattant a commencé en décembre. D'abord un premier rendez-vous, juste pour voir et constater que oui, y'avait du taf à faire dans la bouche de mon fils. Mâchoire supérieure trop en avant, mâchoire inférieure trop en arrière, difficulté à garder la bouche fermée "au repos". Le Dr TGV s'empare ensuite d'un réflex numérique toutes options (et moi j'en meurs de jalousie) et photographie les mâchoires de mon fils, son visage vu de face, de profil, bouche ouverte, fermée, entre-ouverte... Voilà, c'est fini ! En dix minutes chrono, on a su qu'il allait avoir un appareillage... Mais pour savoir lequel, il faut faire un moulage des dents. Pas aujourd'hui, pas le temps ! En janvier !

 

En janvier, le Haricot mord dans une pâte toute verte en couinant comme un furet agonisant parce que "cha m'gêne !" Et rebelote les photos. Rendez-vous en février, mais avec des radios récentes et haute technologie !

 

En février, nous voilà dans une clinique pour faire des radios. La fameuse panoramique dentaire (la pano pour les intimes) et une radio du crâne de profil, de face, vu d'en haut etc... Technique de pointe à la hauteur du montant du chèque qu j'ai fait, Dieu bénisse ma mutuelle !

Radios à la main, nous revoici chez le Dr TGV. Elle est gentille le Dr TGV, elle regarde mon ventre avec tendresse et pose plein de question sur le bébé (on aura une ristourne sur l'appareil de la Fève, c'est certain). Ensuite, elle s'empare des radios, les regarde cinq minutes et annonce qu'elle a "tout ce qu'il faut pour travailler et bien étudier notre cas" parce que "hmm hmm, je vois, je vois, je vais y travailler, on se revoit à la fin du mois !).

 

Fin février, le Dr TGV nous reçoit très solennellement, cette fois, dans son bureau. Le Haricot n'est pas effrayé, il sait qu'il va avoir du métal dans la bouche, donc pas d'inquiétude !

Le Dr TGV allume son ordinateur et nous montre tout ce qui ne va pas. Je suis bluffée parce qu'on comprend tout ce qu'elle raconte, elle prend soin de faire répéter au Haricot ce qu'il a compris, demande s'il a des questions...

Verdict : deux années de bagues, avec des "élastiques" au début, puis un an de contention (une petite barre métallique placée sur la face intérieure des dents, donc invisible, qu'il peut éventuellement, garder à vie), afin de consolider le travail et éviter la récidive.

 

Le Dr TGV sourit au Haricot, le Haricot lui sourit. L'annonce de deux années d'appareillage, à un moment si délicat de sa vie de pré-ado ne semble pas l'avoir affecté. Je me sens fière de mon grand garçon, après le rendez-vous, je lui mitonne un p'tit plat ! On va aller au McDo tiens !

 

- Tu as tout bien compris jeune homme ?

- Oui, mais j'le savais déjà, Maman m'avait prévenu ! Ça va pas être facile, surtout que les copains, il se moque de ceux qui ont des bagues, mais bon, ce sera plus joli après !

- C'est très bien, jeune homme ! Parlons maintenant des sujets qui fâchent et d'"une petite chose à faire" suite à la pose des bagues...

 

Là, on n'a pas trop compris où elle voulait en venir, le Dr TGV. C'est pour ça qu'elle a fait un autre discours. Pour tout nous esspliquer.

Mon fils et moi, on va signer un "consentement éclairé", qu'on va bien lire avant. Et qui stipule, enfin, qui fait la liste de tout ce qu'il ne pourra pas manger pendant deux ans : chewing-gum, fruits secs, bonbons mous, bonbons durs, carambar, pas de mâchouillage de stylos non plus. Le Haricot encaisse bien la fin des réjouissances sucrées et répond en disant qu'il lui reste un bons mois et demi pour se gaver de bonbecs !

 

Et elle a gardé le meilleur pour la fin, la doctoresse spécialiste en chemins de fer, la petite chose à faire suite à la pause des bagues :

 

- Le jour de la pause, tu ne sentiras rien. Par contre le lendemain, tu auras sans doute mal à la mâchoire, puis à la tête, parce que ça déclenche des céphalées, des maux de tête quoi ! Tu auras un peu de mal à manger et tu vas saliver beaucoup...

Ah et Madame, après la pause des bagues, je vous donnerai une ordonnance pour faire procéder chez le dentiste, à l'arrachage de DEUX prémolaires supérieures. Elles prennent trop de place pour que les dents se remettent en place correctement. N'ai pas peur, jeune homme, on prescrit de puissants anti-douleurs suite à l'extraction, parce que tu auras très mal une fois l'anesthésie locale dissipée".

 

J'ai prié en silence pour que mon fils ne connaisse pas le sens des mots "extraction" et "anesthésie locale". En vain.

Il est devenu tout blanc et j'ai bien vu que ses petits yeux devenaient tout brillants, sa petite bouche a frémi et il a juste dit "on va m'arracher des dents... DEUX dents..."

 

Étaient-ce mes dents qu'on allait arracher ? Parce que j'ai eu envie de pleurer moi aussi. Encore plus quand il a mis sa main dans la mienne et m'a regardée avec son regard de Bambi...

En sortant du cabinet, j'ai fait ce que j'ai pu pour le rassurer. Non, en fait j'ai fait ce que j'ai pu pour me rassurer moi : je l'ai emmené au McDo où nous avons mangé comme des gorets, puis nous avons acheté à Carrefour Market tout ce qui lui serait interdit. "J'ai un peu peur du dentiste, mais ça va mieux Maman".

 

En le regardant engloutir M&M's, Carambar et Pimousse, je me suis sentie mieux moi aussi !

 

Le 12 mars, samedi (samedi !), mon fils aura 11 ans. Le 25 mars, on lui posera ses bagues...

 

 

 

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 10:27

Mercredi, c'était l'avant-dernier rendez-vous à l'hôpital de TwinTown. "La tête est basse mais le col est fermé", c'est l'essentiel de ce qu'il faut retenir (ça doit faire 6 fois que j'entends ça). On revoit le Dr Turc le 23 mars (quelqu'un que je connais donnera naissance ce jour-là...) pour la dernière fois. Avant de nous laisser repartir, notre médecin nous a vivement conseillé d'aller voir où se trouve les urgences maternité, histoire de savoir où sonner le jour J. Sauf si ça arrive en pleine nuit, là faut sonner aux urgences normales, pas aux VIP.

 

la-main-sur-le-berceau.jpgLa maternité est au premier étage. C'est pas neuf mais c'est propre et calme. Monsieur Nanou repère tout de suite les portes battantes avec les gros panneaux sens interdit dessus : "URGENCES Maternité - sonnez ici".

 

- Bon, ayè on a vu. Faut sonner là, on y va maintenant ?

- Attends, je veux faire tout le couloir. Je veux voir un peu les chambres...

 

 

Voir les chambres. Mais quelle grosse menteuse cette Nanette... La vérité c'est que j'ai été attirée par les petits cris qu'on entendait depuis le couloir. Que c'était miiiiiiiignon ! Telle une girafe (avec un très gros ventre) j'ai étiré mon cou au maximum pour apercevoir la nurserie, la salle de bains des bébés...

 

- Oooooooh, regarde chéri, regarde, mais regaaaarde !! Ils sont tout petits... Tu t'rends compte...

- Ouais, ce sont des nouveaux-nés. La vache, ils crient vachement quand même pour leur taille !

 

Une femme passe, voûtée et marchant péniblement (je refuse de savoir pourquoi !). Elle pousse l'un de ces berceaux de plastique transparent. Il y a une toute petite fille dedans, toute rose et fripée. Je fonds littéralement. Je sais vraiment pas pourquoi les gens n'aiment pas les bébés fripés.

J'allonge mon cou de girafe pour mieux la voir : elle se tortille, pousse un cri et se rendort. Je la veux. Dieu qu'elle est mignonne...

 

La dame s'arrête à notre hauteur, devant l'ascenseur, visiblement elle attend quelqu'un.  Je peux observer le bébé à ma guise. Observer... dévisager serait le mot exact ! La maman doit me prendre pour une obsessionnelle. Le pire, c'est que je sais pas trop si ça me plairait qu'une inconnue dévisage mon bébé comme ça. Faites ce que je dis pas ce que je fais.

Ca y est, j'ai VRAIMENT l'air d'une de ces cinglées des films de 13h30 sur M6, celles qui kidnappent des bébés et se terrent dans des apparts miteux, poursuivies par le FBI !

 

Monsieur Nanou a honte, ça se voit. Je lui presse la main en lui chuchotant "oh regarde, mais regaaaaarde". Il me demande de me calmer. Il sait que j'ai la larme facile en ce moment, je lui joue tous les jours un remake du premier trimestre de grossesse (larmes et émotivité). Effectivement, voir cette toute petite crevette, ça m'émeut !

 

A un moment, j'ai eu l'impression que la dame craignait que j'attrappe la gosse et que je me barre en courant. Elle l'a sortie du berceau et l'a tenue contre elle. Le bébé s'est niché au creux de son cou... Que c'était miiiiiiignon !!!

Elle s'est tournée vers nous en souriant, je crois qu'elle n'était pas du tout fâchée ou gênée, au contraire, elle comprenait. Il faut dire que j'étais pas discrète avec mon énorme ventre ! Bon, elle ne me propose pas de tenir le bébé, cette catin. Les gens manquent vraiment de générosité. Où va le monde à ce rythme-là, je te le demande !

Tout de même, il ne faudrait pas grand chose : j'assomme la dame, je saisis la petite pendant que Monsieur Nanou appelle l'ascenseur et on se casse en courant ! Après je la rendrai hein, j'suis pas folle ! Juste le temps d'avoir la mienne, j'ai tellement envie de pouponner... Et puis j'ai tout ce qu'il faut à la maison pour m'occuper d'elle, pas sûr que sa mère ai des ptites chaussettes à tête de coccinelle (ridiculement miiiiiignonnes ces chaussettes) ni des seins aussi énormes et remplis de lait enrichi à la Buckler sans alcool !

 

Finalement, j'ai pas kidnappé le bébé. Je suis lâche quand même. Non, finalement, j'ai échangé quelques mots avec la maman. Elle m'a dit qu'elle était complètement crevée par ses 18 heures d'accouchement (c'est son 3ème bébé...arrrrrrrgh, c'est pas plus court après la première fois ?) et un peu handicapée par ses points de suture (je refuse de savoir où). Elle m'a dit qu'elle attendait son mari, un peu déboussolé par la naissance-marathon de leur fille et submergé de taf avec les deux autres gamins à la maison... Elle est épuisée, mais heureuse avec sa petite fille fripée dans les bras.

Elle était super gentille cette dame. Je lui aurais bien emprunté son bébé. Elise qu'elle s'appelait cette toute petite fille...

 

- Patience, pour vous aussi c'est pour bientôt...

 

C'est long 6 semaines quand même non ?

 

 

Photo : "La Main sur le Berceau", une sombre histoire de nounou obsessionnelle qui veut kidnapper un bébé, gniark, gniark, gniark !

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 15:15

Je suis un peu absente ces temps-ci mais je suis toujours là et toujours (très) enceinte.

 

* J'ai été "bloquée" pendant 3 jours au lit (ou par terre à quatre pattes, ça me soulageait). Même pas à cause de la sciatique, non non, une bonne vieille douleur de lombaires bien handicapante et bien chiante...

 

* La cuisine, notre chère cuisine avance enfin à grands pas... 5 mois de travaux, de galère de plomberie et on voit enfin à quoi elle va ressembler. A l'heure où j'écris, Monsieur Nanou finit le carrelage mural, c'est beau, c'est chaleureux, c'est lumineux. Ca nous ressemble. J'adore.

 

* Il était prévu que nous partions au ski cette semaine, dès samedi. Finalement, nous ne partons que 4 jours, dans un chalet à basse altitude. Le Haricot et Monsieur Nanou devront faire un peu de route pour dévaler les pistes, mais ça nous rassure, rapport à ma tension toussa toussa.

A la base, ces vacances étaient un cadeau fait à mon cher et tendre, faute de voyage de noces, parce qu'il adore skier et que je refuse d'y aller depuis 5 ans. Ca ne m'attire pas et je trouve ça horriblement cher. Le concept des vacances en pull et bottes fourrées... je sais pas pourquoi, j'adhère pas !

Nos amis sur place viennent de nous annoncer que les remontées coûtaient "seulement" 18 euros la journée, que les hommes mangeait "là-haut" pour "seulement 10 euros par déjeuner.  Ils m'ont pas dit combien coûtait la location de ces foutus skis à la con. J'aime bien le mot "seulement". Surtout quand on multiplie par le nombre de jours.

Je persiste et je signe : c'est la DERNIERE fois qu'on me verra dans un endroit où il neige plus de trois jours de suite.

 

* Mes mains et mes pieds ont décidé de se la jouer "bouffie attitude". Pas de rétention d'eau, juste une tension qui elle se la joue "mioche attitude", je m'essplique. Ca t'ai déjà arrivé d'emmener ton gosse à demi-mort chez le médecin et une fois dans le cabinet de regarder le même gosse péter la forme devant le doc, qui te regarde l'air de dire "Madame vous exagérez !" ? Ma tension c'est pareil. Des piques hallucinants et quand la sage-femme débarque pour le monito bi-hebdomadaire... Un gentil petit 12/7. Rageant.

 

* Entre ma petite forme et le départ... pas sûr que je puisse aller au Salon de l'Agriculture... "Hors de question que tu piétines !", dixit mon mari tout neuf. Il a raison. Je suis fatiguée mais je ne me ménage pas. Je veux encore TOUT faire, j'ai du mal à déléguer. Monsieur Nanou a réagencer la chambre des enfants, et je n'ai pas pu m'empêcher de me lever dix fois pour faire des commentaires, des suggestions, des remarques. Je le sais maintenant, j'en suis même sure : je suis chiante. Très chiante même.

 

* Ah, au cas où tu te poserais la question, gentille lectrice... Je suis HS, fatiguée, parfois déprimée, essoufflée au moindre effort, bloquée au lit la plupart du temps... MAIS... MAIS... MAIS

 

MA FILLE VA PARFAITEMENT BIEN ! Tu crois qu'elle m'aurait refilé un peu de son pep's la gosse ? Rien du tout !

 

* Il nous reste à peine un mois et demi avant la naissance. Sans doute moins. Je suis partagée entre l'envie pressante de l'avoir dans mes bras et l'envie de la garder un peu encore. Finalement, je la préfèrerais dans mes bras. Ca pèse moins sur la vessie.

 

* Ah ! et aussi j'ai des fuites urinaires. On m'avait dit que ça arrivait APRES l'accouchement. On m'a menti.

 

* Mon mari prend soin de moi, tout le temps, tous les jours. C'est très émouvant et ça me fait un bien fou. Par contre, pour le sexe, c'est toujours non. On ne peut pas tout avoir.

 

A très vite, c'est promis !

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 08:00

coussin_allaitement.jpgLongtemps repoussé (comme la séance d'osthéopathe), cet achat s'est avéré salutaire. A force de remettre à plus tard, j'ai hérité du dernier coussin du rayon, d'une couleur vert pisse de chat de gouttière. Tant pis pour moi.

 

Cet accessoire te coûtera entre 39 et 60 euros, en grandes surfaces ou en magasin de puériculture. Tu peux aussi l'acheter sur le net.

 

Si tu es dotée d'une colonne vertébrale et/ou d'un bassin à la con, qui, au hasard se déglingue pendant la grossesse, bingo, il est fait pour toi ! Tu pourras même le garder après, beaucoup d'osthéopathe le recommandent.

 

Future maman, soeur de galère (mais pas que), toi qui souffre du dos, ne diffère pas cette acquisition primordiale. Je fais un peu ma moralisatrice-donneuse-de-conseils-genre-je-sais-tout, mais c'est pour ton bien. Après tu me remercieras, tu voudras même m'offrir des trucs. Un appareil réflex ou une voiture par exemple...

 

polochU.jpgSi tu ne souffres pas du dos, tu apprécieras ton polochU (copyright Alorom) au moment du coucher. Savamment placé entre tes jambes (j'te vois venir, coquine !) et sous ton bidon, ta colonne vertébrale est parfaitement alignée et ton bébé, placé dans l'axe de ton corps. Je jure sur ma future voiture (dotée de direction assistée NDLR, on peut rêver), que ton sommeil et ton confort au lit s'en trouve amélioré.

C'est important. N'oublie pas que je n'ai quasiment plus de vie seskuelle (= je veux mourir).

 

Si tu blogues, ou si tu envoies des mails à tes keupines depuis ton lit, place ton polochU autour de toi, vertèbres lombaires bien calées. En prime, les extrémités du polochU te servent d'accoudoirs.

 

Ne crois surtout pas, petite prétentieuse, que tu peux remplacer ton polochU par un vulgaire polochon ! Que nenni ! Y'a des billes dedans, pas de la bourre ou des plumes. Des billes de polystyrène ou d'épeautre (c'est bio, mais c'est plus cher !). La résistance n'est pas la même, dans la bourre, on s'enfonce. Je sens le jeu de mot tendancieux (dédicace au Club des Amatrices de Ravioles).

 

Bon, je passe sur l'utilité du polochU pour les gamins quand tu leur donnes le sein ou le bib'... Les gosses nous bouffent assez d'espace pour qu'en plus on en parle sur nos blogs. C'est vrai quoi ! J'en étais où ? Ah oui !

 

 

Cerise sur le gâteau, ton polochU saura créer de vrais moments de complicité avec ton homme :

 

- Merci chéri pour mon coussin d'allaitement !

 

- De rien. Mais tu vas pas t'en servir tout de suite, c'est bête !

 

- Ah mais si, je t'essplique ! [Cf explication ci-dessus] En fait, quand je dormirai, il prendra un peu ta place...

 

- Ouais, on a à peu près le même gabarit ! Gniark gniark gniark !

 

 

Je n'ai rien dit, rien répondu*. Il y a des moments comme ça, où il faut laisser ses illusions à son enfant mari.

 

 

* On est bien d'accord que j'aurais pu le chambrer grave sur l'intérêt d'avoir un zizi gros comme un polochU pour ne pas s'en servir ! Mais bon, j'ai rien dit... il a pas encore fini les travaux de la cuisine, donc ne pas le contrarier !

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 08:00

 

europe-the_final_countdown_s.jpgAujourd'hui, dernier rendez-vous avec notre fille. La dernière échographie. Après, nous nous contenterons du "contrôle de vitalité" mensuel chez le gynéco, où nous verrons des morceaux choisis de notre fifille, déjà bien à l'étroit dans mon utérus.

 

Nous connaîtrons donc cet après-midi vers 14h30, les mensurations approximatives de la Fève de cacao. C'est très important figure-toi.

J'ai des seins assez généreux (même quand je suis pas enceinte, tu noteras) mais j'ai pas un poil de hanche. Pourtant j'aurais bien aimé en avoir des hanches moi. Etre foutue comme une guitare avec une taille bien marquée et des fesses en forme de coeur renversé. Et bah non, le Créateur a décrété : "Gros nibards tu auras, grand bassin tu n'auras pas !".

Comme ma mère, qui a eu trois césariennes, j'ai un bassin très étroit. On m'a bien prévenue quand j'ai mis au monde le Grand Haricot, faudrait pas que j'ai un trop gros bébé, sinon, on m'installera une fermeture éclair sur le bidon à moi aussi.

 

Mon Dr Turc, le gynéco le plus choupi de l'histoire du fri-fri (dédicace à La Mite Orange), n'est pas très chaud pour me donner des détails et des explications sur le terme "gros bébé".

 

- Il faut que la tête passe, c'est tout ce que vous avez à savoir. N'allez pas vous stresser pour rien ! (genre je stresse, n'importe quoi !)

 

Il y a onze ans, on m'avait dit : "Celui-là pèse 2kg990, faudrait pas que les suivants soient beaucoup beaucoup plus gros !"

 

Ouais. Alors ça veut dire combien ? Même si on ne m'a rien dit, je reste persuadée que le corps médical SAIT, mais...toujours cette histoire de stress alors que je ne stresse pas du tout. Je n'angoisse jamais moi Madame, sauf peut-être d'accoucher toute seule, sans mon mari (qui, dans ce cas, perdra tous ses ongles en représailles !). 

J'ai passé deux pelvimétries (une radio du bassin spécial femme enceinte, c'est là qu'on a vu que ma fille m'a complètement déglingué le bassin et que je vais devoir coucher avec un osthéopathe pendant deux ans) pour bien mesurer tout ça, reste à savoir le plus précisément possible si ma fille a une grosse tête. A l'écho morphologique, la mistinguette était un peu en-dessous des courbes, qu'en est-il aujourd'hui ?

 

La bonne nouvelle c'est que demain, je n'aurai pas à enlever ma culotte, c'est juste une écho !

 

Ma culotte, je l'enlève mercredi pour l'examen du 7ème mois. Et je ne suis pas épilée.

Because, je ne vois plus mon fri-fri (re-dédicace La mite orange) et j'ai plus de sous pour aller chez l'esthéticienne (because, cette cuisine va nous foutre sur la paille).

Je vais devoir me raser. La vie est trop injuste.

 

P.S : Je n'ai pas de rasoir. Penser à appeler le gynéco pour qu'il prévoit un taille-haie.

 

Photo : The Final Countdown (tintintin tiiiiiiiiiiiiiiiiiin, tintintitn tinnnnnnnnnnn !)

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 08:00

SP_A0170.jpgUn matin, il y a plusieurs semaines, en me crémant généreusement les nénés, je m'aperçus que Dame Nature préparait lentement mon corps non seulement à l'enfantement mais aussi à l'allaitement.

Quel étonnement ce fut pour moi de découvrir que mes précieux obus sécrétaient déjà du bon lait du pays alpin (copyright les tablettes de Milka). Leurs proportions démesurées prenaient enfin un sens.

 

Encore toute émue par la vue de la gouttelette, je m'empressai d'enfermer les précieuses mamelles dans leurs écrins de coton.

J'envoyai un SMS à ma soeur, habitant l'île Papillon, pour lui raconter ce miracle de la vie. Aussi proches qu'une mère et sa fille, nous l'étions pour sûr, elle allait donc se réjouir avec moi de l'apparition lactée. Toujours émue aux larmes (en raison d'une très légère déprime pré-partum), je m'adressai à elle en ces mots :

 

- Il y a du lait qui sort de mes seins, truc de dingue ! Je sais pas pourquoi, ça m'émeut !

 

J'appuyai, impatiente, sur la touche "envoyer", sans penser qu'il était cinq heures de moins en Guadeloupe. Sa réponse ne se fit pas attendre :

 

- Il est 5 heures du mat' ! t'es cinglée ou quoi ?? Je te tel plus tard. P.S : c'est complètement dégueu ton truc ! 

 

 

Affreusement déçue par sa réaction (ou nostalgique de ses réparties fulgurantes - comme elle me manque ma soeur !), je me promis de lui rappeler que MOI, j'avais toujours écouté ses interrogations de future maman, 20 mois auparavant. Je reportai alors tous mes espoirs dans le retour de mon mari, parti pour Dieppe en déplacement. Telle une femme de marin, je l'attendis toute la journée.

 

Le soir, il rentra mort de fatigue et fleurant le vieux camion. Après une bonne douche, il réapparut dans son peignoir, tout mouillé - si mignon -  et fleurant bon le gel douche au vétiver.

 

Je chassai une furieuse envie de lui et ôtai vivement mon tee-shirt. Il sourit, songeant probablement que j'allais à nouveau renouveler mes assauts de nymphomane enceinte. Je sortis alors mon nibard, énorme pain d'épices sillonné de veines bleues ! 

 

- Regarde, regarde bien ! J'ai déjà du lait !

 

- Je vois rien !

 

- Si, si, regarde ! Je presse et... hop ! Voilà ! C'est dingue, c'est émouvant non ?

 

- Émouvant... bah en fait, c'est... c'est bizarre quoi !

 

Il entreprit alors de m'expliquer que malgré tout ce qu'il savait sur la grossesse, la naissance et l'allaitement, toutes ces transformations le déconcertaient quelque peu ( le terme exact étant "c'est trop chelou tout ça"). Conçu dans la baignoire dans l'amour, un enfant de nous grandissait en moi, interagissait avec nous et viendrait au monde dans deux mois et demi. Et voilà que maintenant, sans que personne ait appuyé sur le moindre bouton, le corps de sa femme se transformait à nouveau pour nourir notre fille. Je fus une nouvelle fois émerveillée par son étonnement face au miracle de la vie. Dans les bras l'un de l'autre, je savourai le plaisir d'être mariée à un homme-enfant primipare. L'instant était propice à une déclaration d'amour. Ou pas !

 

- C'est quand même un truc de fou ce truc du lait qui sort, quand même !

 

- Oui, dès sa naissance, la petite aura droit à un repas ! C'est incroyable comme la nature est bien faite...

 

- Ouais... Maintenant chaque fois que je te toucherai, je vais flipper que ça sorte d'un coup !

 

- Aaah, tu vas "flipper que ça sorte d'un coup ?" C'est marrant j'ai jamais pensé à ça te concernant ! Heureusement d'ailleurs...

Au fait, si t'as faim, j'ai racheté des pâtes !

 

 

Bien déçue que mes plus proches ne partagent pas mon émerveillement, je noyai ma déception dans une bière sans alcool, me demandant à quels seins me vouer. Les miens sans doute ?

 

Les produits laitiers, des sensations pures. Tu parles !

 

 

Photo : Autoportrait mammaire, par moi-même. On en mangerait non ?

 

Cette semaine, j'étais de passage chez MamaFunky qui m'a interviewée sur l'accouchement, c'est par ici !

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 13:03

Quand je marche dans la rue, je suis fière de marcher bide au vent (attention j'ai pas dit "bite au vent", si t'en veux, va chez bbflo !). Je suis fière de ma ronde proéminence. JE SUIS ENCEINTE et cette fois aucune honte.

Il y a presque onze ans, c'était pas le cas. J'aime bien m'ouvrir de cette fierté devant mon homme, histoire qu'il n'assimile pas trop la grossesse à la sciatique, mon humeur de chien et mes nerfs à fleur de peau.

 

- Non mais chéri, tu vois, c'est un pur plaisir que de mettre un t-shirt bien moulant. J'en suis vachement fière de mon ventre, je veux que tout le monde le voit !

 

- Ouais, j'comprends... (hier soir y'avait Montpellier-PSG, NDLR)

 

- Tu m'écoutes pas ! Les regards sont tellement différents. Je suis plus la post-ado enceinte, je suis une femme quoi ! Personne peut vraiment comprendre ce que ça m'a fait de sentir les gens me regarder, dans les couloirs de la clinique par exemple...

 

- Hmmm Hmmm, oh putain !!!! (Grosse occaz' pour Montpellier)

 

- T'écoute ou quoi ? Je te dis que je ne sens plus les regards sur moi, en tout cas pas les mêmes et que ça me fait un bien fou ! Tu te rends pas compte, je me maquillais pour paraître plus âgée quand j'allais à la PMI. Quand je mets un survêt' j'ai l'air d'une ado !

 

- Bah j'comprends, en même temps, t'as plus 18 ans là...

 

- Oui, mais j'avais toujours cette impression d'être la p'tite jeune enceinte...

 

- Enlève-toi ça de la tête. T'as plus 18 ans et même en survêt, tu fais beaucoup plus !

 

- ...

 

 

Je suis une grande fan de foot et du PSG, mais hier soir, je fus bien contente que Montpellier marque trois minutes avant la fin des prolongations !

 

Je ne publie jamais de photos de mon visage, mais sache, chère lectrice, que sans maquillage, je fais 16 ans !

 

Si tu veux me balancer une goujaterie de ton Jules, lâche-toi !

 

 

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