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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 08:00

Il y a onze ans, quand j’ai eu mon fils, je n’avais pas encore 18 ans. J’ai accouché, je suis restée à la maternité pendant 8 jours. En sortant, j’ai enfilé un jean, un vieux jean d’avant. J’y suis entrée sans problème. Je faisais la même taille, j’étais juste un peu… molle.

Il y a huit mois, quand j’ai eu ma fille, j’avais 28 ans, presque 29. J’ai accouché, je suis restée à la maternité pendant 5 jours. En sortant, j’ai enfilé… un legging et un tee-shirt de mon mari pour masquer mon ventre.

 

Et tous les matins depuis 8 mois, je m’habille… comme un sac. Heureusement que le Haricot va au collège tout seul, sinon je pense qu’il aurait eu honte de moi, le pauvre. Je déambule, je blogue, je cuisine, je travaille en vieux tee-shirt et survêtements informes.

Je ne me maquille pas, je me brosse à peine les cheveux. Je fais un petit effort quand je sors, mais c’est toujours le même rituel : devant mon armoire grande ouverte, je contemple les vestiges de mon 36 d’antan en me demandant ce que je vais mettre.

J’ai oublié que j’étais coquette à une époque. Que c’était moi cette fille qui portait une écharpe assortie à son sac à main. La fille qui a eu plus de 32 sacs à main et 27 paires de chaussures (véridique !).

Oh bien sûr je fais du shopping, je n’ai jamais arrêté. J’achète des couches lavables, des chaussettes à motifs coccinelle, des petites robes chasubles adorables… Et des produits de beauté aussi, bien sûr : une crème douce ou du liniment parfumé pour elle, un stick à lèvres pour lui…

Ras le bol. J’ai eu envie d’acheter pour MOI. D’être belle et de redevenir celle que mon mari a connue, celle qui prenait soin d’elle (avec quelques kilos en plus !).

 

J’avais un petit pécule à dépenser et j’ai décidé de m’acheter des vêtements d’allaitement. Je commençais à être cruellement en manque et vu le temps, je ne peux plus porter le débardeur de ma copine Béatrice.

J’ai donc sélectionné trois jolies pièces de chez BellaMaman avec des critères précis : masquer mon petit bidon résiduel de grossesse, permettre l’allaitement en public avec un accès au sein pratique et… me mettre en valeur !

Je n’arrivais pas à me décider sur ce que je devais prendre. Il y a du choix, à des prix raisonnables pourtant mais j’avais peur de tomber sur un truc joli en photo mais qui ne me flatte pas MOI. Alors j’ai envoyé un mail à Kémy, la fondatrice de la boutique, en lui donnant mes critères, mes mensurations, mon style et en lui parlant de mes envies. Une sorte de coaching beauté à distance. J’avais envie qu’elle comprenne que j’allaite, que j’ai envie de continuer, mais en retrouvant un style proche de celui que j’avais avant.

Elle m’a sélectionné quelques pièces et elle a fait mouche ! Tout à fait dans mon style, ni trop, ni trop peu. A travers un échange de mails, elle a bien cerné ce que je recherchais.

 

Un top mi-saison, chic mais décontracté, à porter avec un jean foncé en hiver ou un jean blanc en été

 

top-allaitement-elina-zm.jpg

Top d'allaitement Elina

La coupe "boule" évasée masque bien mes petites poignées d'amour

 

Une tunique d’allaitement double emploi (robe ou tunique), à porter avec un legging et des bottes ou simplement avec une paire de bas et de petits talons pour donner du galbe à la jambe !

  robe-allaitement-chocolat-i-zm

robe-allaitement-chocolat-acc-zm.jpg

Tunique Bellie

L'effet "froncé" est moins prononcé sur moi. J'ai une poitrine plus généreuse que le mannequin ! L'accès au sein est facile, pratique et discret.

 

 

 

Un petit sweat-shirt d’allaitement  (assez fin) à capuche bleu marine, à porter tous les jours, avec un jean, un survêtement

 

top-allaitement-ashley-zm.jpg

Non, non, je ne suis ni rousse, ni enceinte !

La matière est douce et fluide.

Le lien de serrage flatte la poitrine sans mettre en évidence les fameuses poignées d'amour (en attendant que je les perde !)

 

En ouvrant mon colis, j’ai ressenti la petite excitation d’avant quand je commandais des vêtements pour moi.

J’ai attendu que mon mari et mon fils rentrent et j’ai fait la belle devant eux. Ils ne l’ont pas dit clairement, mais je crois qu’ils étaient contents de retrouver une maman et une femme plus coquette.

J’étais belle dans leurs yeux, mais surtout belle dans les miens…

Un grand merci à Kémy pour ses conseils précieux et éclairés. J’ai eu la sensation de ne pas gaspiller mes sous et d’aller à l’essentiel.

Un shopping milk-friendy, trois belles pièces pour un total de 100 euros environ.

La prochaine fois que je me fais un petit plaisir, j'essaie de mettre des photos de moi, promis !

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 09:02

Agenda familialIl faut que je m'organise. Je sais, je le dis tous les ans, mais là, il faut VRAIMENT que je m'organise.

 

J'en ai marre de me demander tous les soirs ce qu'on va manger.

 

J'en ai marre de manger un peu tout le temps la même chose.

 

Il faut que je m'organise parce que je vais bosser de la maison, ce qui ne signifie pas faire le ménage pendant mes pauses, mais être organisée pour pouvoir gérer le boulot, le bébé et le reste.

 

Il faut que je m'organise parce que je me laisse souvent envahir par le ménage et que ça devient vite le boxon dans nos 67 m².

 

Il faut que je m'organise parce que je veux du temps pour coudre / pour écrire / pour bosser sans stress. Et je veux du temps pour moi. Pour LIRE, j'en ai BESOIN.

 

 

Nous avons donc organiser les Etats Généraux de la Maisonnée et pris les décisions suivantes :

 

- Faire un planning des tâches ménagères (sachant que je sais que c'est moi qui en ferai les 3/4).

 

- Préparer à l'avance les menus de la semaine (du mois ?), tous les deux, ou tous les trois avec le Haricot. Pratique pour faire les courses en conséquences et faire des menus plus équilibrés sur la semaine. Notre liste de courses est toujours la même depuis quelques temps. Je diversifiais beaucoup plus les menus avant.

 

- Faire mon propre planning de la journée (par semaine), surtout à partir de janvier où je vais en avoir besoin.

 

Reste à savoir si je vais me tenir à cette organisation... Rien n'est moins sûr. C'est un peu comme tenir un agenda : je l'achète, je note 2-3 trucs et je laisse tomber...

 

Si tu as des tuyaux, bien sûr je suis preneuse !

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 08:00

Billet indépendant rémunéré

 

Sans-titre.JPG

Ça faisait longtemps qu'on n'avait pas parlé fri-fri sur le blog, non ? Si. On peut dire que celui-là ou plutôt celle-là, ma fleur, m'aura rendu bien des services. Elle a joué un grand rôle dans la naissance de la Fève (hum hum). Mais longtemps après ce jour-là, on n'était pas très copines elle et moi. Il y a eu les fameuses lochies, interminables et gênantes et qui ont boosté le chiffre d'affaires des serviettes hygiéniques (triple XL) de 50%. Il y a eu le petit inconfort lié aux deux mini-points de suture dûs à une petite éraflure pendant l'accouchement (merci à ma fille d'être sortie en à peine deux poussées !).

 

A l'hôpital, j'osais à peine y toucher tellement j'avais peur de mal faire et de me faire mal. Et pourtant, l'hygiène intime, si elle est primordiale en temps normal, tu dois t'en occuper encore plus après avoir mis au monde ta jolie petite fille, en mode boulet de canon !

A la naissance du Haricot, il y a déjà 11 ans, j'avais utilisé le  Soin Lavant Doux Saforelle, fourni gracieusement par la clinique dans laquelle j'avais accouché à l'époque. Aujourd'hui, c'est un de mes produits phares (on le trouve, ainsi que la gamme Saforelle, exclusivement en pharmacie et para-pharmacie) et une fois encore, pour la naissance de la Fève, il a fait ses preuves en respectant cette zone si fragile, qui avait rudement bien bossé et méritait qu'on ne la maltraite pas à nouveau. Doux tout pour la muqueuse délicate, sans alcool, ni parabens, donc dans le respect de la flore vaginale, son pH alcalin est adapté à un usage quotidien. Une grosse bouteille de 500 ml sur le bord de ma baignoire et un petit flacon de 100 ml dans ma trousse de toilettes de voyage, je suis équipée partout !

   SoinLavantDouxSaforelle100ml-copie-1.jpg

    Le Soin Lavant Doux - format 100 ml (3,20€)

 

Toujours dans le respect de l'équilibre naturel de la muqueuse, qu'il ne faut jamais, jamais agresser ni nettoyer de manière "interne", au risque de bouleverser cet équilibre et de supprimer ces fameux lactobacilles qui nous protègent des infections, Saforelle, propose également des Lingettes intimes très pratiques et dans un paquet petit format que l'on glisse facilement dans son sac à main. Et là, je balance mon exemple 100% glamour : il est 17 heures et tu sors du boulot pour te rendre à ton rendez-vous chez le gynéco, sans pouvoir repasser par chez toi... Heureusement que t'as tes ptites lingettes hein, histoire de rafraîchir un peu tout ça ! Des lingettes à tout ptit prix en plus. Tu vas me dire : mais on croyait que t'étais anti-lingettes ? Oui, je le suis toujours, MAIS, celles-ci sont biodégradables et tu peux les jeter directement aux toilettes ! Pratique ET écolo !

Elles sont sans savon, sans parabens et impregnées (sans être gorgées) d'une solution nettoyante à base de Bardane, comme le Soin Lavant Doux (sauf qu'elle ne moussent pas et ne nécessitent pas de rinçage).

 

 

LingettesIntimesSaforelle-copie-1  Une petite lingette ? (paquet de 10 lingettes impregnées - 2,40€)

 

Deux produits efficaces, doux, au parfum léger qui, cerise sur le gâteaux, ne sont pas chers du tout pour des produits vendus en pharmacie ! Je te propose, ô chère lectrice, de gagner le duo gagnant des soins du fri-fri, de quoi soigner ta fleur pour un ptit moment : un flacon de 100 ml de Soin Lavant Doux et un petit paquet de lingettes intimes à glisser dans ton sac. Des mini-formats pratiques et sympathiques que tu pourras emmener et transporter partout : en week-end avec Chéri, dans le fond de ton sac à main, dans la petite poche du sac à langer...

Pour ce faire, tu me laisses un ptit commentaire un peu sympa et tu y mets ce que tu veux : une anecdote chez ton gynéco, le nom ridicule que tu donnes à ton fri-fri ou un truc dans l'genre ! Tu saisis ? Fais moi RIGOLEr (j'en ai bien besoin en ce moment). Je choisirai ceux qui me plairont le plus. Allez hop au boulot ! Tu as jusqu'à vendredi 14 octobre, 16 heures,(et oui, c'est du rapide !) où j'annoncerai les 3 gagnants en edit du billet du jour. Ah oui, je t'ai pas dit, y'a trois lots à gagner ! 

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 10:05

ma-belle-mere-et-moi-t_1-copie-1.jpgElle et moi, à la base, c'était mal parti. Quand j'ai rencontré son fils (enfin retrouvé serait le terme exact), la famille était au bord de l'implosion. Quand je venais chez eux, il régnait un froid glacial dans cette grande maison. J'étais certaine qu'elle ne m'aimait pas. On avait pourtant plein de trucs en commun : la lecture, notre passion pour l'Histoire et son fils !

Pourtant, entre nous, il y avait une sorte de mur, fin mais bien présent. Quand je me retrouvais seule avec elle, j'étais comme gênée, je ne cherchais pas nos rencontres, je ne les encourageais pas. J'ose le dire : je ne ressentais rien pour elle.

 

Elle a fini par aller vivre seule, pas loin de chez nous. On la voyait un peu mais ça ne collait toujours pas. Pourtant je mourrais d'envie de la questionner sur son enfance en Algérie, sur ses origines qui seraient celles de mon (mes ?) enfants, sur l'exode de la famille dans le sud de la France, sur l'enfance de mon futur mari... Sur cette c

Avec mon fils, par contre, ça collait parfaitement. Ils s'adorent. Alors j'en ai pris mon parti et je me suis dit que c'était déjà très bien, tant pis pour le reste.

 

Et puis je suis tombée enceinte deux mois avant le mariage, nous lui avons annoncé rapidement. Je n'étais pas là ce jour-là et j'ai attendu vainement que mon téléphone sonne pour entendre ses félicitations. A défaut de mère, j'aurais bien aimé être proche d'elle, de ma "BM".

 

Et puis nous nous sommes mariés en septembre 2010. Elle était radieuse et très très très émue. Monsieur Nanou est son fils aîné. Elle m'a serrée dans ses bras en pleurant et sur notre livre d'or elle a mis un mot très gentil en nous appelant "mes enfants". Un pas en avant.

 

Mon ventre s'est arrondi. A 8 mois de grossesse, je lui ai demandé si elle voulait sentir sa petite-fille. Quand on sait à quel point j'aime ça, on comprend bien l'effort que ça a été pour moi...

 

Et puis, la Fève est née le 7 avril. Après trois longues heures en salle de naissance à la contempler, la serrer contre nous en peau à peau, nous sommes rentrés dans notre chambre. Elle nous attendait au bout du couloir. Je ne m'attendais pas à la voir. Si tôt ! Elle nous a raconté son besoin de venir, de voir son fils et de voir notre fille.

Elle souriait beaucoup.

 

Elle est venue quatre fois nous voir à l'hôpital. Et quand nous sommes rentrées, elle est revenue.

 

De mois en mois, nous sommes devenues plus proches. Pas comme des amies, parce qu'elle reste ma belle-mère. Mais proches. Elle s'ouvre plus à moi, je m'ouvre plus à elle. Elle a fini par me confier que le jour de la naissance de sa petite-fille, en rentrant chez elle, elle n'a pas réalisé qu'elle était grand-mère. Comme si ce bébé n'existait pas encore alors qu'elle l'a tenu contre elle.

Pour que la nouvelle puisse la toucher profondément, il fallait qu'on se rapproche. C'est chose faite. On arrive à se voir à peu près une fois par semaine, pour qu'elle voit sa petite-fille grandir. Elle traverse une période pas facile et cette petite fille, c'est du bonheur brut pour elle.

 

Elle n'émet jamais aucune critique sur ma façon de m'occuper de ma fille. Elle ne la laisse jamais pleurer, la berçant longtemps en retrouvant son ancien accent de Nîmoise, murmurant "peuchère" en la câlinant.

Quand j'allaite ma fille, elle me regarde avec envie, me confiant qu'à son époque, on lui avait interdit d'allaiter mon mari (allaiter mon mari, bizarre d'écrire ça !) parce qu'elle avait eu une césarienne. Alors je lui dit tout sur mes sensations, le bonheur que ça m'apporte, mes convictions profondes, mon ras-le-bol du regard des autres...

 

Aujourd'hui, je peux dire que je l'apprécie ma "BM". Ma fille nous a rapprochées, c'est certain, mais c'est elle qui a choisi de se dévoiler un peu plus, de se confier.

Elle est sortie du garage ! (j'avoue que le jeu de mot m'a fait sourire bêtement !)

 

 

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 10:50

Vulve_musee.jpgChez ma sage-femme, en plus de m'être réconciliée avec pas mal de vieux démons et d'avoir fait le deuil de trucs tristes et suicidogènes (néologisme de mon cru), je passe de supers moments. Notamment pendant ses cours de préparation à la naissance (parce que je la voyais aussi quand j'étais en MAP, pour des monitos), elle nous fait beaucoup rire ! 

 

Parfois, elle surfe sur des lieux communs, comme nos hommes complètement déboussolés par la grossesse, notre syndrome du neurone unique/notre tête en l'air, le côté hippo de la fin de grossesse...

Parfois, c'est tout à fait sérieusement qu'elle nous fait rire en faisant son boulot.

 

Hier, dernier cours (tristesse), elle n'a pas arrêté... de nous parler de la VULVE. Je déteste ce mot, je sais pas pourquoi. Il fait partie de ces mots, quand tu les prononces, tu sais tout de suite qu'il s'agit d'un truc intime. Un peu comme vagin, mais en plus hard. Vulve, en prononçant ce mot, je m'imagine une énorme pieuvre aux multiples ventouses... Vulve.

Hier, donc, dernier cours sur les suites de couches et la sexualité post-accouchement (le truc que j'attends encore plus que la naissance de ma fille !). Mais comme toutes les femmes du groupe sont dans leur dernier mois, elle en a profité pour évoquer encore l'accouchement, nos craintes... et c'est à coup de vulve qu'elle les a balayées !

 

"Quand le bébé a franchi le bassin et qu'il arrive dans le vagin, les parois vont le masser, l'aider à arriver jusqu'à la VULVE. A ce moment-là, vous pourrez demander à toucher sa petite tête !" (ça me fait pas trop envie de faire ça, ni même d'attraper bébé au moment où il sort...)

 

"Les deux derniers mois, la VULVE se transforme, se prépare. Elle se plisse, les tissus se relâchent. La nature a bien fait les choses. Votre VULVE est gonflée d'hormones bienfaitrices qui favoriseront la naissance..."  (Gonflée ? Comme Vahiné ?)

 

"Peur que ça ne passe pas ? N'ayez pas peur de l'épisio surtout. Et puis, prenez le temps d'observer votre VULVE, en vous mettant accroupie au-dessus d'un miroir ! Vous verrez comme elle a changé. Touchez-la, elle est devenue moelleuse, toute moelleuse !" (avant j'avais pas non plus une v... un fri-fri en béton !) 

 

 

En rentrant à la maison, j'ai pris mon miroir, mais pas pour regarder. Parce que bon, quoi qu'il arrive, je la verrai toujours trop petite ma v... heu mon fri-fri (c'est tout de même plus choupi non ?). Je préfère penser à mon accouchement dans son ensemble plutôt qu'à cette énorme tête...

Non, j'ai pris mon miroir pour faire à la cire "le nécessaire" avant d'accoucher. J'ai un peu pleuré, je l'avoue. J'ai réussi à faire la moitié. Je recommence aujourd'hui. Priez pour moi.

 

Je persiste et je signe. Je continuerai à passer pour une cul-cul, mais je garde le mot fri-fri, tout en simplicité et en élégance.

Quand j'étais petite, on disait une cocotte... c'est pas mieux !

 

Photo : L'une des premières représentations de la vulve au paléolithique. Musée de St Germain en Laye.

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 08:00

 

symbole_femme.gifJ'ai commencé les cours de préparation à la naissance avec ma sage-femme sophrologue qui me suit également pour ma MAP. Je dirai que ma rencontre avec cette femme a été une vraie rencontre. Du genre de ces rencontres impromptues qui te mettent face à toi-même (ou le nez dans ton caca si tu préfères). J'y allais pour mon utérus, mon foetus, mon périnée et ma respiration. Et en fait, elle a mis à jour tout un tas de vieux démons intimement liés à ma grossesse, à mes grossesses. Des "vieux dossiers", comme on les appelle... Ne me dis pas non, t'en as aussi.

Je l'avoue, j'ai une certaine tendance à faire l'autruche avec mes démons, j'aime pas remuer la crotte. Après ça sent mauvais, alors à quoi bon ?

 

Ce samedi matin-là, j'avais rendez-vous, non, NOUS avions rendez-vous chez celle que nous appellerons Sophie (c'est pas son vrai nom mais ça veut dire sagesse). Monsieur Nanou devait être là, j'y tenais plus que tout. Pour des raisons que je ne nommerai pas, il n'a pas pu venir. Allez si, je balance ! Il a commencé à carreler 20 minutes avant l'heure du rendez-vous. Pardonnez-lui, ce n'est qu'un homme adepte du "Mais siiiiiiiii j'aurais l'temps d'me préparer !" Le résultat c'est une Nanette furibarde qui part au rendez-vous toute seule.

 

Sophie m'a ouvert la porte de son bureau et elle a vu tout de suite que j'étais un tout p'tit peu énervée. Je me présente en lui balançant une blagounette sur mon mari fantôme qui fait du carrelage au lieu de m'accompagner, de tenir son rôle quoi ! Tout de suite, y'a un truc qui ne passe pas. Elle m'écoute parler sans me répondre. J'aime pas ça, elle me juge sûrement... Elle me pose tout de même quelques questions sur moi, Monsieur Nanou, le Haricot et sa naissance, nos métiers respectifs, nos caractères... Puis elle m'expose sa méthode, mélange de cours classiques et de sophrologie, les bienfaits de la sophro durant la grossesse (et après). Il y aura 8 séances en tout. J'annonce la couleur direct à Sophie : ce serait vraiment choupi si les cours tombaient les samedis pour que mon mari soit là à chaque fois.

 

 

- Vous savez Nanette, durant mes séances, les papas viennent plutôt au cours 5 (le déroulement de l'accouchement) et au cours 8 (les suites de couches). Beaucoup se sentent concernés par ces deux cours. Parce que, par exemple, le périnée, ça ne leur pas vraiment.

 

- Ah d'accord, mais mon mari doit venir à tous les cours. Pour être impliqué, vous voyez ? Il n'a jamais eu d'enfant lui...

 

- Je vois très bien. Vous lui avez demandé s'il en avait envie ? S'il ne préfère pas rester bricoler à la maison, ou vous laisser aller aux cours seule en semaine ?

 

- Oui, oui. Il a envie de venir. Il est déjà là pour tout : les échos, les visites mensuelles... C'est normal.

 

- Pas forcément, c'est votre corps. Ce n'est pas obligatoire. Surtout s'il est sensible à certaines images comme vous me l'avez dit. Donc d'après vous, s'il ne vient pas aux cours, ça voudra dire que ça ne l'intéresse pas, que votre grossesse ne l'intéresse plus, c'est ça ?

 

- Heu, non, pas du tout. C'est pas ce que j'ai voulu dire...

 

- Parlez-moi de votre précédente grossesse...

 

 

Et c'est comme ça que ça a commencé. Je veux dire le nez dans mon caca, toussa toussa... Et tu sais quoi ? Ça fait du bien de dire "oui c'est vrai".

 

Oui, c'est vrai, j'exige presque la présence de mon mari pour tout ce qui touche à notre bébé.

Oui, c'est vrai, j'attache une importance démesurée à sa main sur mon ventre pendant qu'ON se prépare à la naissance.  

Oui, c'est vrai, j'ai la peur viscérale d'accoucher seule... comme la première fois...

Oui, c'est vrai, s'il ne venait pas avec moi aux rendez-vous à l'hôpital, je le prendrais comme un abandon. J'aurais l'impression d'être (encore) enceinte seule.

 

Et oui, c'est vrai que mon mari tout neuf se passerait bien de 8 cours de préparation à la naissance. Il veut juste apprendre à me soulager pendant l'accouchement, pas devenir gynéco-obstétricien... Savoir qu'au début, on n'a pas très mal et puis qu'après on morfle, juste pour ne pas être surpris et déboussolé. Le reste, je le sais aujourd'hui, il préfère que je le lui explique moi.

 

En trois quart d'heure, Sophie a extirpé un de mes démons les plus profondément enfouis : le traumatisme de ma première grossesse, seule. Et la peur d'être abandonnée par l'homme que j'aime. La peur que NOUS soyons seuls, mon bébé et moi.

 

Cette peur est peuplée d'obsessions débiles, crée par ce que j'ai vu et vécu durant mon séjour en maternité en 2000. Cette honte et cette peine le matin, quand tous les papas débarquaient à la nursery, caméra ou appareil au poing pour filmer le bain de la merveille fraîchement pondue. Moi je n'avais que mes deux mains pour prendre en photo mon bébé et le tenir dans sa petite baignoire. Cette fatigue qui me rajeunissait le visage encore plus et ces regards sur moi, qui n'existaient peut-être pas, simplement les fruits de ma propre honte.

 

Inutile de dire que j'ai bien pleuré ce samedi-là. En reniflant comme une gosse et en répétant "oh merde, mais qu'est-ce qui m'arrive". Une vraie rencontre cette Sophie et pourtant, ce n'est pas précisément son travail... Je lui ai dit merci d'avoir abordé un peu plus que l'aspect clinique avec moi. Je lui ai répété que j'adorais mon Dr Turc qui suivait de si près ma grossesse désormais pathologique, mais que j'avais besoin d'autre chose, je le sentais bien. Et je me suis excusée. Et elle a eu un discours très juste qui donnait à peu près ça :

 

- Je ne suis pas seulement là pour l'aspect clinique mais aussi pour l'aspect physiologique et psychologique de la grossesse et de la maternité. Il n'y a pas que de la pathologie chez vous, il y a de la dysharmonie...

 

Dysharmonie, c'est le mot. Le juste mot.

Si tu veux évoquer la tienne ou si toi aussi, tu as apprécié ta sage-femme, n'hésite pas à laisser un commentaire... 

 

P.S : Ca fait 4 séances en groupe auxquelles j'assiste et finalement, j'apprécie cette atmosphère féminine. Nous échangeons sur nos vécus mais pas trop. Et c'est avec beaucoup de plaisir et sans stress que j'irai au cours n° 5 avec mon mari primipare à mes côtés.

 

 

 

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 08:00

Les  coupines, on met à jour son carnet d'adresse. Les Humeurs prennent leurs aises et s'offrent un nom rien qu'à elles...

Vous serez normalement, automatiquement redirigés mais pour info mes louloutes, la nouvelle adresse c'est :

www.leshumeursdenanette.fr

 

 

Attention, on va causer fri-fri, accouchement et périnée. Âme sensible s'abstenir.

 

huile-massage-perinee.jpgDans le cadre de mon chouette partenariat avec BamBinou, dont je te parlais dans ce billet, Mister T., le big boss, m'a proposé de tester quelques produits sympas. Le premier que j'ai choisi, enfin, sur lequel je me suis jetée, soyons franche, c'est l'Huile de massage pour périnée de Weleda.

J'en ai entendu parler par des copines de cours de prépa à la naissance (quand t'es enceinte, tu te fais des copines partout !) et ma sage-femme me l'a vivement recommandée.

Pour le Haricot, j'ai eu une petite déchirure naturelle sans gravité. Je venais de morfler pendant des heures sans péridurale (sans regret, je n'en voulais pas), alors quand on m'a dit qu'on allait me "faire quelques points", j'ai juste répondu "Allez-y, pas d'problème !" avec un grand sourire en regardant mon bébé dans sa boîte de verre. Anesthésie locale, couture au point de croix, nickel ! Pareil pour la cicatrisation.

Et pourtant, je flippe qu'on me découpe. Je préfère laisser faire la nature.

 

J'en ai beaucoup discuté avec ma sage-femme, adepte de la sophrologie, du respect du corps de la femme toussa toussa. Selon elle, mieux vaut une bonne épisio qu'une déchirure foireuse. Et un périnée, ça se prépare.

Ça se prépare pour l'épisio, pour la déchirure ou... pour rien du tout. Un périnée ça s'entretient aussi.

 

Donc, j'en reviens à mon huile ! Avant de m'en servir, j'ai demandé à ma sage-femme (que je vois tous les deux jours) de me montrer comment on fait et de me faire un topo sur ses bienfaits. Parce que la notice c'est bien, mais les conseils d'une pro, c'est mieux.

 

Déjà, coupine, tu sais où il est ton périnée ? Beaucoup (trop) de femme ignore où il est. Entre l'anus et le fri-fri. ca a l'air tout petit et peu étendu, mais quand tu as l'a bonne idée de concevoir un enfant (espèce de cinglée !), ton corps lui donne un peu plus d'élasticité.

Il faut que tu te détendes au max et que tu sois à l'aise avec ton fri-fri, un peu comme pour la coupe menstruelle. Ne pas avoir peur de s'explorer ; se connaître c'est hyper hyper important. Ce n'est pas sale, comme dirait l'autre. Surtout si tu te laves bien les mains avant !

On en était où déjà ? Ah oui, on se détend dans la tête et dans le fri-fri, tranquillou dans son lit, dans la salle de bain ou devant la télé (on met une serviette sous son derrière, c'est mieux). Après un bain ou une douche chaude ou tiède, les tissus sont plus souples. On s'enduit le pouce et l'index d'huile, laquelle huile associe la choupinesse de l'amande douce (assouplie et adoucit) et le yummy-yummy de la vitamine E (maintien la peau en bon état, anti-oxydant).

On passe son pouce (le gras) dans l'entrée du fri-fri, vers le bas, donc sur le périnée et avec l'index on masse l'extérieur du périnée (dessin ici). Allons-y gaiement les filles, nous sommes entre femmes ! Voiiiiiiiiiiiiiilààààààààà, pendant 5 à 10 minutes, dixit la boîte, mais ma sage-femme dit qu'un quart d'heure c'est un minimum. Parce qu'en général, les premières minutes, on s'y prend mal.

 

On prend conscience de ce ptit bout de peau, qui est en fait un muscle rudement bien foutu vu que grâce à lui, tu te retiens de faire plein de trucs que t'aimerais pas faire en public ! Et tu sais quoi ? C'est aussi lui qui permet à ton mari (quand il VEUT BIEN) de se sentir chez toi, comme chez lui... si tu vois c'que j'veux dire...

 

On fait ce massage tous les jours (même deux fois si tu veux) à partir de 27 SA, dixit ma sage-femme. La notice dit à partir de 34 SA, mais selon la sage-femme, il faut plus longtemps pour permettre à la peau d'assimiler tous les bienfaits des deux huiles qui la composent.

 

ATTENTION, ce n'est pas un remède miracle contre l'épisiotomie, comme pourrait l'être la tablette Lindt aux éclats de fleur de sel contre la déprime.

Toujours d'après ma sage-femme, mieux vaut une épisio réussie et faite au bon moment, qu'une déchirure foireuse. L'épisio passe souvent pour le vilain petit canard de l'accouchement, hors parfois, en cas de gros bébé, elle peut être salutaire (pour ton périnée, ta vie sexuelle et parfois ton bébé). Se masser le périnée tous les jours prépare également les tissus à l'épisiotomie en les rendant plus souples, plus forts et en meilleure santé. D'où une cicatrisation plus rapide et plus efficace.

L'efficacité de cette huile dépend aussi de notre type de peau, de son elasticité. Et ça, grâce à Mère Nature, ça dépend pas de nous !

 

Après l'accouchement, en demandant gentiment la permission à son gynéco, on peut continuer les massages en complément de la rééducation périnéale.

Une fois l'épisiotomie parfaitement cicatrisée, un petit massage pour assouplir peut t'aider à te décrisper quand tu reprends la pleine activité de ton fri-fri avec ton chéri-chéri. Et pourquoi pas lui demander de le faire lui-même.

Il faut bien qu'il bosse un peu. D'autant plus que son périnée à lui est plus fort (parce que percé de moins d'orifices, no comment).

 

Voilà, maintenant, tu sais à quoi j'occupe mes soirées de 19h50 à 20h10 en attendant Plus Belle la Vie (oui j'avoue). Ca nous rapproche un peu.

 

L'huile de massage Weleda est en vente chez BamBinou, juste là. Et cerise sur le gâteau, l'offre -10% est prolongée en ce début d'année !

 

Bon massage !

bambinou logo[1]

 

 

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 08:00

 

 

plastic-speculum2.jpgÇa va faire trois ans et demi, soit depuis que je vis à Banlieue sur Orge, que je cherche un bon gynéco (qu'on a surnommé gygy sur tous les forums de France).

Le seul bon gygy que j'ai connu est celui qui a mis mon fils au monde. Il savait expliquer, tout expliquer et il était archi doux. J'ajoute que c'était une bombe à cheveux longs (pourtant j'aime pas les cheveux longs). Je sais, côté médecin, j'ai trop d'la chance !

Le gygy parfait en somme.

Après, j'ai vu des gynécos différents à chaque fois. Tous bof.

 

En mars dernier, alors que mon fils atteignait l'âge honorable de dix ans (et presque toutes ses dents) et que la décision fut prise de procréer dans un délai de six mois, je décidai d'aller voir un gynéco, rapport au fait que j'avais zappé mon frottis et qu'une femme digne de son nom fait vérifier sa tuyauterie une fois par an. Une femme qui aime son fri-fri en prend soin !

 

Me voilà donc, fraîche (...) et dispose pour aller me faire tripoter le fri-fri par le Dr Vioque (qui est vioque). Je patiente 45 minutes, c'est comme dans mes souvenirs. Chouette ! Y'a Closer, combien de gosses ont Brad et Angie déjà ?

 

Le Dr Vioque me reçoit. Ça sent bizarre dans son cabinet... ça pue l'ennui. Le Dr Vioque ressemble à Droopy, il me parle à peine et ne me regarde pas. Je décide de briser la glace. Parce que même les gens taciturnes se détendent avec moi. Nanmého !

 

- Alors en fait, heu, je viens pour faire un petit bilan avec vous... Pour faire mon frottis aussi... Heu... et pour parler d'une éventuelle future grossesse... et heu, mon généraliste m'envoie vers vous pour discuter un peu de ça...

 

- ... ... ...

 

Le Dr Vioque est très étrange... Il me demande de me déshabiller avant de me demander ma carte vitale. Il est mou comme une chique... je déteste ça ! Il me pose des questions sur mes antécédents : nombre d'enfants, soucis (ou pas), contraception. Il me demande si j'ai des partenaires multiples en ce moment . Heu non, pas là, non.

 

Le frottis est une torture. Quand je couine pour signifier que ça me gêne (en fait ça ne fait pas mal, ça gêne c'est ça le mot), le Dr Vioque fait un bruit bizarre et souffle. Il est visiblement agacé.

J'ai envie de pleurer et de faire pipi. Je serre les poings fort, fort, fort. Je suis dégoutée d'avoir choisi ce médecin et je sais déjà que je ne lui confierai pas mon suivi, un peu compliqué (le Haricot a été conçu à cause de ses garces d'hormones résistantes à la pilule mini-dosée).

Je ne voudrais pas en faire des caisses, coupine, mais je me suis sentie super mal. J'aurais voulu qu'il me parle un peu, pour me dire ce qu'il fait, même si j'ai déjà vécu des frottis. Là, j'ai eu l'impression qu'il pratiquait les mêmes gestes que son dernier brossage de dents... Dieu, que j'ai envie de pisser...

 

Le Dr Vioque m'informe qu'au vu de mes derniers dosages hormonaux, je ne devrais pas avoir de souci pour tomber enceinte.

 

- Vous avez des hormones de pondeuse ! Mais bon, avec tout ce qu'on voit aujourd'hui, et puis vous fumez un peu. Et ça fait 10 ans... Enfin bon, je vous souhaite tout de même bonne chance... Et ne soyez pas si dou-douille la prochaine fois ! Revenez me voir enceinte !

 

Même pas en rêve, connard. Arrivée dans ma voiture, je fonds en larmes. J'ai encore cette envie de faire pipi qui me vient dès qu'on touche mon col (de l'utérus, NDLR) de trop près.

 

A la maison, je raconte tout à Monsieur Nanou. Il tombe des nues.

Pas parce qu'un malotru a fait pleurer sa divine fiancée. Non, non. Tout simplement parce qu'il n'avait pas la moindre idée de ce qu'était un frottis. Il trouve ça gore et  il ricane. J'ai envie de le tuer.

Il finit par compatir, il pensait que "tous les gynécos étaient hyper doux". Il me confie qu'il aura du mal à voir un type me tripoter pour un éventuel suivi de grossesse. Il préfèrerait une femme. Mignonne de préférence. Il ricane encore.

Ses jours sont comptés .

 

Je ne retournerai jamais chez le Dr Vioque. Trop inhumain, trop froid. Pourtant, il pratique dans une clinique toute jolie et toute neuve, que je préfère à l'austère et vieillot hôpital public du coin (je suis une saleté de midinette Barbie).

Mais c'est le seul praticien de la clinique a ne pas pratiquer les honoraires qui font chialer ton mec, ta famille et ton porte-monnaie !

 

J'ai encore le temps de choisir... Mais j'irai plus jamais chez le Vioque ! Mais putain, un bon gynéco, c'est un mythe ou quoi ??

 

 

 

 

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 10:14



Comme je te l'ai dit, ma super lectrice, hier je suis allée essayer ma robe parfaite et meringuée à souhait. Bientôt très bientôt je te fais un méga compte-rendu avec des photos, y compris de mon pied dans un soulier de Louis XIV (j'aime Louis XIV et en plus j'ai le pied large).

Hier donc, j'avais tout pour essayer the magic dress, il me manquait la lingerie. Sans bretelles de préférence.
Or, le sans-bretelles c'est un peu mon Graal à moi, je n'ai jamais réussi à en trouver un qui maintiennent mes nibards sans jamais les laisser filer. A tous les coups, je cours et un de mes nibards se cassent en République Dominicaine. Ou alors Monseigneur Téton pointe son nez devant la France entière ébahie. Les gros seins et/ou les seins qui tombent, sont le parent pauvre du soutif sans bretelles. Inutile d'essayer les bandeaux sans armatures, tu te retrouves plate comme une limande et/ou les seins au niveau du nombril !
Avec les soutifs à bretelles amovibles, c'est un peu mieux, sauf que tu ne peux ni sauter, ni courir ni te baisser, sinon... Un de tes seins se fait la malle, devant la France ébahie, je l'ai déjà dit.

ss-ss-bret.jpgSur la photo ci-contre tu peux voir une garce jeune femme (probablement nullipare, c'est-à-dire qui a eu la bonne idée de ne pas procréer) à la poitrine haute et fière... avec un soutif qui la maintient parfaitement. Cette femme n'est pas moi, tu t'en doutes. De toute façon, si tu suis bien le blog, tu auras compris que je suis noire, teintée cappuccino !

Donc avec ma copine L*** qui se marie en juillet, nous sommes allées lécher les vitrines du centre commercial de la Belle Aiguille, dans l'espoir de trouver notre lingerie de mariée.

Nous avons donc commencé notre quête du soutien-gorge. Je te place le contexte pour que tu comprennes bien : L*** est tout petite avec une poitrine de compétition, moi je suis un peu moins petite avec un bon 90D.

Direction E*** Lingerie, je manque de m'étouffer quand je vois les prix. Je tâte ma poche de jeans pour m'assurer que mon billet de 50 euros y est toujours. La vendeuse m'assène un vibrant :
- Ah mais pour les grosses poitrines, faut mettre le prix Mesdames ! C'est le prix du maintien ! Et vous, ah oui quand même ! Faut prendre le modèle à 79 euros !"
A un moment, L***et moi on a voulu se la faire dans la cabine, histoire de lui apprendre la politesse, mais bon, le fait était là : tous les soutifs qu'on a essayés baillaient lamentablement sans rien maintenir. Chou blanc.

Direction Orc*** et Princesse Tambour : les pompiers ont dû intervenir suite à un malaise vagal dû à une guépière sans bretelles d'une valeur de 205 euros... Heureusement, plus de peur que de mal. Mais hors de question d'investir l'intégralité de mon livret dans un truc que je ne remettrai pas !

L** et moi on s'est enfilé un McDo et on a noyé notre chagrin dans le coca. Nous étions de grosses vaches avec d'énormes seins, dixit la dizaine de vendeuses qu'on a vues :
- "alors vous, avec votre chemise on ne croirait pas que vous avez autant de poitrine !! c'est diiiiiiiinnnnnnngue !"

perfect2.jpgFinalement, on a flâné un peu aux Galeries Lafayette, au rayon lingerie, tu t'en doutes. Et là, en passant devant le stand Wonderbra, je tombe sur un espèce de truc couleur chair, sans bretelles et avec des armatures digne du corset de Marie-Antoinette ! Le Perfect Strapless. La version qu'on a essayée était couleur chair et avec une petite dentelle beige par-dessus, impossible de trouver une photo et je n'ai pas encore acheté le mien.

Comme tu peux le voir, sous les seins, maintien en béton armé. Les coques sur les seins maintiennent sans te donner trop de push up dont tu n'as pas besoin. Si ton décolleté est méga plongeant (coquine va !), c'est le top !
Je n'ai pas une poitrine comme qui dirait super ferme, j'ai plutôt le 90D fatigué (tu saisis ?), et je me suis retrouvée avec des seins d'enfer.
En me regardant dans le miroir de la cabine, j'ai eu envie de moi-même, c'est dire si j'étais bandantesexy ! Je te l'accorde, la version couleur chair n'est pas sexy, mais sous ma robe de Sissi, c'est parfait.

Le prix de la version soft (sans dentelle) : 31,90 euros, tu peux l'acheter en ligne sur le site de wonderbra. La version perfect4.jpgavec dentelle : 42 euros ! Ca reste raisonnable à mon goût de femme de la classe moyenne à la recherche éperdue de thunes. Surtout qu'ailleurs, c'est plus cher et de moins bonne qualité !

Parlons-en de la qualité : Wonderbra a fait ses preuves pour les poitrines inexistantes en les remontant toujours plus haut, toujours plus sexy. Mais et nous alors ? Oui nous, les femmes aux seins qui font la gueule, qui regardent par terre, qui sont gros, gros, gros !!! On a des droits, pas seulement le droit d'allaiter et d'être un objet de vénération pour nos hommes ! On veut du maintien, pour pas cher et on veut être sexy, c'est clair ou bien ?

J'ai trouvé la solution qui j'espère est la vôtre du 85B au 95D. Si tu fais plus, excuse-moi, je vais chercher encore, je te promets ! Mais essaye le 95 tout de même en achetant une extension de soutif à accrocher...aux accroches !

perfect5.jpg
Tu vas me dire : elle est bien mignonne (je le sais déjà !) mais moi, je ne me marie pas !
Oui, mais t'as bien une robe d'été, un bustier sympa, une robe de cocktail (si tu es mondaine ou que t'as le baptême de Balthazar, le ptit dernier de Clothilde) ? Si c'est le cas, tu oublies les bretelles transparents et tu cours acheter ce truc miraculeux.

Je me suis régalée en faisant les essayages de TOUS les modèles. L*** aussi, qui je le rappelle est ma copine qui a de gros seins ! On a dansé, sauté un peu aussi, les nibards étaient sages comme des images !

Voilà, j'attends la paie (plus de dépenses pour cause d'achats de chaussures de mariées et de diverses déco de salle), et je file acheter le mien...parce qu'il me le faut et que bien que L*** soit ma copine, j'ai pensé à l'étrangler quand elle a fait son code de carte bleue sans sourciller et avec le sourire. Heureusement que c'est ma copine d'enfance...

EDIT : Si tu ne me crois pas, va vite voir les tests ici.

P.S : J'insiste sur la qualité qui me semble excellente.

P.S 2 : Apparemment, c'est sorti y'a un ptit moment ce soutif, mais tu apprendras que j'ai TOUJOURS un métro de retard en fashion.

P.S 3 : Wonderbra ne m'a pas filé un rond mais mes seins sont tellement reconnaissants que je publie ce billet gratuitement !......... Non mais sans blague, je suis sure qu'il va s'en vendre des milliards grâce à moi !

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 09:43



Cup.jpgHello chers lectreurs-trices toujours plus nombreux, même que ça me fait trop plaisir et que je vous aime quand vous me lisez.

Aujourd'hui, j'ai enfin mes trucs. Je sais, tu t'en fous, mais bon, après tu vas comprendre. Mais avant de commencer ce billet, je veux te prévenir qu'il n'aura rien de glamour, ni de chic, ni de girly.
En fait si, il sera girly puisque ce sera un billet 100 % ragnoutes. Et les ragnoutes, y'a que les filles qu'en ont ! On a d'la chance hein ?

Il y a quelques mois, on m'a parlé d'un truc nouveau, ou pas si nouveau que ça mais peu connu : la coupe menstruelle.
Mais qu'est-ce que c'est que ce truc ? Une coupe de cheveux spéciale ragnagna ? Non, un nouveau genre de protection périodique, qui a l'avantage d'être hypoallergénique, assez "hype" au niveau du bio et de la protection de l'environnement (rapport aux déchets de tampons et de serviettes que tu évites) et assez top pour ton porte-monnaie (vu que des tampons et des serviettes, bah t'en achètes plus du coup !). Attends, je vais t'expliquer.

La coupe, tu la places dans ton vaginou, moins haut qu'un tampon et elle récolte ton flux menstruel (le sang quoi !) comme dans un verre. Ensuite, tu files aux toilettes au bout de quelques heures et tu l'enlèves ! Et puis tu la vides, tu la rinces à l'eau chaude et tu la remets !

Comme je suis dans une dynamique de restriction budgétaire en cette période de crise et de préparation de mariage, je me suis dit que j'allais tenter ce truc. Et je me suis dit aussi, je l'avoue, que ça me ferait un super sujet d'article pour mon blog que j'aime et pour toi, fidèle lectrice que j'aime aussi.
Alors je me suis lancée, hop hop hop, me voilà encoresur le net, carte bleue en main pour commander ma "cup". Quelque soit le site sur lequel tu la commandes, elle vaut environ une vingtaine d'euros.

Ils te précisent bien sur leur site qu'elle te sera livrée dans un emballage discret et pas dans un carton rose marqué "cette femme va être bio du vagin". Sinon, c'est la honte tu comprends.

Au bout de quelques jours, j'ai reçu ma coupe. Autant te dire qu'en la voyant c'est autre chose que sur internet. Transparente, en forme d'entonnoir arrondi... Je la pensais très très souple comme les dés à coudre en caoutchouc, mais elle est assez ferme. Molle, mais ferme, un peu comme moi en fait !
Ils ne m'avaient pas menti sur le site, on me l'a livrée dans un joli sac en tissu marqué "nanacup" (ce n'est pas le vrai nom hein, je te donnerai des liens en fin de billet), le tout emballé dans une enveloppe cartonnée sans aucune indication.

Ce matin, surprise, ragnoutes en vue (super !). J'attends que Nanou (un peu déconcerté quand j'ai ouvert mon petit colis) parte au boulot, je file sous la douche et je prends ma ptite cup en main (après l'avoir laissée 5 minutes dans l'eau bouillante).

Alors comment te dire chère lectrice... Pour insérer la cup, il faut que tu sois 100 % à l'aise avec ton corps, enfin avec ton vaginou quoi. En fait, on devrait toute être hyper à l'aise avec ça et se tripoter souvent et s'observer pour bien le connaître, car le vaginou est notre ami. Par exemple, si tu ne mets pas de tampons, au début ça va te paraître impossible à mettre ce truc.
Moi j'ai un peu galéré : il faut la pincer, puis la plier en deux, ah zut j'y arrive pas, ouille j'me suis pincée ! Moi, je préconise l'insertion sous la douche, ou avec un gel lubrifiant à l'eau. Manque de pot, Nanou et moi, on n'a pas besoin de ça, donc je me suis débrouillée...

Je l'ai bien pliée en suivant le mode d'emploi, j'ai essayé de me détendre au maximum (en entendant toutes les 4 secondes "Maman, c'est bientôt l'heure qu'on y aille ?", bah c'était pas gagné) et ça a fini par rentrer marcher. Ensuite, je l'ai fait tourner un peu (avec la tige, que tu peux couper si elle te gêne) pour qu'elle s'ouvre bien. Et qu'au niveau des fuites, il y ait zéro risque. Parce que la tache de sang au bureau, bah c'est la honte en fait...

A l'heure où je t'écris je la porte. Et je ne la sens pas. J'ai coupé un peu la tige parce que bon, ça me gênait un ptit peu tout de même. Pour que mon billet soit le plus complet possible (et que tu te dises "ouah, alors elle, elle vit ses articles !"), je suis allée la retirer tout à l'heure. Ca ne s'est pas trop mal passé : je l'ai pincée et j'ai tirer doucement. Y'avait pas grand chose dedans au bout de deux heures, mais il fallait bien que je sache l'enlever.
Ensuite rinçage (en vitesse, parce que les chiottes du bureau c'est pas très intime !) et je l'ai remise. Ah j'oubliais, tu la portes douze heures maxi, pas plus.

Voilà, tu sais tout de mes premiers pas en cup. Mon test est plutôt positif, même si je sais qu'il va me falloir 2-3 cycles pour être totalement à l'aise. Allez un ptit bilan + et - :

Les + :
-  pas chère et rentabilisée en six cycles (si tu comptes 3€ la boite de serviettes ou tampons).
-  plus de déchets dans tes poubelles (tu sais, celles que tu oublies de vider, surtout quand tes invités arrivent)
-  elle te permet d'apprendre à te connaître un peu plus en profondeur, et ça, ça devrait être le cas pour toutes les nanas !
-  c'est réellement tout doux avec la planète, sachant que tes "garnitures périodiques" et autres tampons finissent au choix dans le ventre d'une baleine ou enfouis sous terre (plus de 10 ans pour que ça soit totalement dégradable).
-  tu peux la garder dans ton sac dans sa pochette, c'est discret.

Les - :
-  Pas facile à insérer pour une débutante

- Pratique pour la rincer chez soi, mais dans les toilettes publiques ? Ils préconisent de l'essuyer avec du papier toilette, mais bon, l'eau chaude c'est quand même mieux
-  On ne la trouve que sur internet et dans certaines boutiques bio. Alors qu'en Angleterre, on en trouve partout !

En bref, chère lectrice, la Cup moi j'aime bien. Parce que j'en fous pas une pour préserver la planète d'habitude et là, j'apporte ma pierre à l'édifice.
Et puis testé de nouveaux trucs, c'est mon truc !

Si toi aussi ça te tente, voici des liens où tu pourras trouver la cup qui te convient :
La FleurCup, made in France celle-ci ! La MoonCup , La LunaCup, La LadyCup...

Et sur EasyCup, tu vas trouver une mine d'infos et surtout un forum où plein de nanas partagent leurs expériences bonnes ou mauvaises avec leur cup. En les lisant on se rend compte qu'il y a de faux départs, mais que ça se termine toujours bien et qu'à terme, la cup ça devient aussi facile à vivre qu'un tampon !

P.S : ce billet n'est pas sponsorisé, c'est juste mon expérience perso

P.S 2 : on peut aller faire pipis sans souci avec la Cup. Je le sais, je viens d'y aller. Bon allez, j'arrête, ça devient vraiment glauque !

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