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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 09:32

Coton, coton bio, chanvre, bambou, éponge de coton, éponge de bambou, PUL, microfibre, polyester... Autant de matières et de finition que de couches différentes. On s'y retrouve comment quand on débute et qu'on ne sait pas laquelle choisir ?

 

Chaque matière a sa fonction, ses avantages et ses inconvénients. En bonne serial testeuse, je les ai toutes testées !

 

Le coton : C'est la matière qu'on retrouve le plus souvent dans la fabrication des lavables : sous forme d'insert (à glisser dans la poche des TE1 à poche) ou sous forme de couches classiques pour le jour ou la nuit (ne pas oublier la culotte de protection par-dessus).

Sa capacité d'absorption est moyenne mais c'est une matière résistante aux lavages et séchages fréquents.

Son côté écolo est par contre sujet à controverse, le coton étant une plante dont la culture nécessite énormément d'eau. Après récolte, il est blanchi au chlore... C'est pourquoi certains fabricants, tels Doujañ, s'orientent vers le coton bio.

 

Le chanvre : Présent dans le fond des couches et sous forme d'insert, c'est un champion de l'absorption, puisqu'il absorbe 6 à 8 fois plus que le coton.Un insert constitué de deux épaisseurs de chanvre absorbera plus qu'un insert deux épaisseurs en coton. C'est donc une matière privilégiée pour les couches de nuit qui ont besoin d'absorber beaucoup sur une longue durée.

Le sèche-linge est à proscrire si l'on veut qu'il vieillisse bien.

Ses points négatifs ? Il sèche très lentement. Il a tendance à devenir raide et rêche une fois sec. Dans ce cas, il suffit de le frotter sur lui-même pour l'assouplir. Au contact de l'urine, son odeur est particulière et assez forte... Mais pas dans toutes les couches puisque les inserts en polaire et chanvre de Hamac ne dégagent aucune odeur.

 

Le bambou : Excellente absorption pour ce textile pas tout à fait naturel puisqu'il est toujours mélangé pour former du tissu (coton/bambou ; polyester/bambou ; lycra/bambou...). Il absorbe 4 fois plus que le coton et est très utilisé également dans les couches de nuit, mais sèche très lentement.

Il reste très souple et doux si l'eau n'est pas calcaire. Il sèche également plus lentement que le coton puisqu'il absorbe plus.

 

La laine : Elle entre uniquement dans la fabrication des culottes de protection. C'est la partenaire idéale des bébés allergiques à certains textiles et/ou sujets aux érythèmes fessiers. Pour la rendre étanche (mais néanmoins respirante), on fait prendre à la culotte (à la maison, c'est très simple) un bain de lanoline. Celui-ci la rend imperméable pendant 3 à 4 semaines, il faut ensuite renouveler l'opération. La lanoline imprègne la laine et résiste aux lavages, toute fois, comme pour une culotte en PUL, on peut tout à fait laisser la culotte s'aérer après la nuit ou la rincer légèrement et la laisser sécher. La culotte de protection se lave moins fréquemment que la couche.

 

Le tencel : Matière issue de l'eucalyptus, douce comme de la soie qui garde la peau du bébé à l'abri de l'humidité. 50% plus absorbant que le coton.

 

La microfibre : C'est la reine du séchage rapide, quelques heures suffisent, même par temps humide. On la trouve sous forme d'insert à glisser dans la poche des TE1. Je déconseille (ainsi que de nombreuses marques) de la mettre en contact avec la peau de l'enfant, elle est très inconfortable. Il suffit de toucher vos chiffonnettes en microfibre pour le ressentir. C'est un textile "technique" composé de polyester et de polyamide - c'est sa partie polyamide qui la rend absorbante. Le sèche-linge est déconseillé.

 

Le polaire et la micropolaire : Ce n'est pas un textile absorbant. C'est une matière technique (issue du recyclage des bouteilles en plastique) et hydrofuge. C'est cette qualité qui en fait la matière idéale du fond des couches : le tissu laisse passer l'urine mais ne la retient pas, garantissant un effet fesses au sec (attention, les fesses sont tout de même moites). Si le fond de votre couche idéale n'est pas en polaire, il existe des voiles polaires lavables - qui remplacent le papier de protection) - à placer dans la couche. En cas de selles, il suffit de secouer le voile au-dessus des toilettes. Pour les selles liquides d'un bébé allaité, il suffit de rincer, les selles n'accrochent pas le tissu.

 

La suédine : Dans le fond des couches, elle a les mêmes propriétés "effet au sec" que la micropolaire.

 

Le PUL : C'est la matière la plus répandue pour les culottes de protection et la partie extérieure des TE1. Ce tissu imperméable mais respirant est constitué de polyester recouvert de polyuréthanne laminé (PUL, ça va tout de même plus vite !).

 

Pour t'y retrouver, si tu as besoin d'une piqûre de rappel, rappelle-toi les infos de base à connaître avant de te lancer. Retrouve également l'intégralité des Humeurs lavables.

 

 

 

 

P.S : Le concours Saforelle t'attend avec des cadeaux à gagner, jusqu'à vendredi 16h !

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 11:10

Non, ce n'est pas tout beau, tout rose, tous les jours. Pas une seconde je n'ai regretté mon choix en presque 5 mois d'utilisation, mais il serait faux d'affirmer que TOUT est parfait.

 

Faites place !

Pour moi, c'est l'inconvénient principal. Une pile de couches lavables prend bien plus de place qu'une pile de jetables (bio ou pas !).

A la maison, nous avons investi dans un lit que j'ai choisi en fonction de ce paramètre. Avant ça,je rangeais les couches de ma fille dans une caisse en plastique fermée (c'est très pratique, si on a la place).

Au moment des vacances ou départ en week-end, le problème se pose à nouveau. Il a été assez difficile de caser 18 couches de jour et 4 de nuit dans une valise, nous avons dû les mettre à part dans un sac dédié. Fort heureusement, j'ai TROIS sacs à langer.

Nous avons trouvé l'astuce (merci mon mari) de les mettre dans une petite housse "aspirateur" pour les compacter au maximum (ça fait un sac tout plat), en rouvrant la housse, elles reprennent leur forme instantanément.

 

L'épreuve de la couche du matin

Et oui, ça cocotte un max la couche du matin ! Au moment de l'ouvrir, je marque un temps d'arrêt, ensuite je suffoque. On ne sent pas la même odeur dans une jetable, les gelifiants et autres additifs masquent l'odeur de l'urine... mais de manière un peu chimique donc bon...

Je pourrais changer ma fille la nuit me direz-vous. Ou pas. J'aime bien dormir aussi. Ma fille aussi, c'est la reine des grass'mat' !

 

 

L'inévitable addiction

J'en ai longuement parlé en évoquant la couchomanie. On achète, on revend, on teste de nouveaux modèles... Souvent mon mari n'en crois pas ses yeux quand il me voit faire : "on croirait que tu achètes des couches pour toi !"

Mais bon, vous l'aurez compris, pour moi c'est pas vraiment un souci !

 

 

Les "autres"

Je fais volontairement abstraction des "petites phrases" pas toujours très sympas entendues dès lors qu'on s'aperçoit que ma fille porte des lavables. Ca mérite vraiment de faire l'objet d'un billet ! Mais globalement, les gens trouve ces petites couches trop mignonnes et originales.

 

La famille : Une petite séance de formation s'impose quand on confie bébé à ses grands-parents. La seule fois où j'ai laissé ma fille à sa grand-mère, toutes les couches étaient déjà préparées, avec le papier de protection déjà dedans. Plus de problème, la mise en place est la même que pour une jetable !

 

Pour les crèches ou les assistantes maternelles, des difficultés peuvent se présenter, tant les couches lavables sont méconnues. Souvent, il vous faudra négocier, proposer une phase de tests...

L'utilisation en collectivité est tout à fait possible, présentez la chose simplement : changer l'enfant comme d'habitude et stocker les couches sales dans un sac imperméable que vous récupérez le soir. Si la crèche fait de la résistance, l'enfant restera en jetables la journée et mettra des lavables chez vous le soir et le week-end. L'investissement sera alors moins onéreux, toutefois mieux vaut prévoir la vingtaine de couches, ne serait-ce que pour les vacances.

 

Un billet très court parce que des inconvénients, pour moi il y en a bien peu... Nous fêtons nos 5 mois en lavables et toute la famille est RAVIE !

 

 

P.S : Hier soir, j'ai eu, j'ai eu................................. un iPhone !!! C'était pour les noces de coton, mais il était pas en coton l'iPhone hein. Par contre, pour le dompter, c'est tout un patacaisse !

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 08:00

Arbalange, c'était plus qu'une entreprise, c'est une initiative éco-citoyenne.

 

Lancée en 2009, c'était une entreprise qui avait développé dans la région nantaise un service de ramassage et lavage des couches lavables en crèches ! L'entreprise livrait les couches chaque jour en vélo triporteur, reprenait les changes souillés, les envoyait en blanchisserie avant de les redistribuer dans les crèches qui avaient adopté ce système (plusieurs crèches de l'agglomération nantaise). Même les selles étaient récupérées pour être transformées en compost.

 

Très vite, Arbalange créee sa propre couche, suivant à la lettre les recommandations de mamans (et de papas)utilisatrices : culottes en coton, poche imperméable ouverte, insert de couleur noir donc qui ne se tâche pas... Le service, testé 6 mois est un succès, ça "roule" pour Arbalange.

 

Puis, en 2011, ils décident de rendre cette couche accessible au grand public et lance la MoJo, verte ou bleu (la orange étant réservée aux collectivités).

Le 16 juin 2011, la couche MoJo est officiellement en vente chez ApiNapi (en exclusivité au départ, puis dans de nombreuses boutiques en ligne) et sur le site internet d'Arbalange.

 

La couche MoJo

Une culotte "Mo" (l'insert "Jo" se place dans la poche au centre)

 

Le lancement est un succès. Forte de ces deux expériences réussies, d'agréments auprès d'une vingtaine de crèches, Arbalange fait des investissement afin d'honorer un contrat signé avec l'une des plus grosses maternités de France. Une maternité fournie en couches lavables pour que les parents en bénéficient en chambre dès la naissance, avec service de ramassage, lavage et désinfection des couches.

 

Mais à la veille du lancement, cette maternité dénonce le contrat pour des raisons... obscures. La vente en ligne de la MoJo aux particuliers ayant débuté peu avant ce rebondissement, elle n'a pas permis aux fondateurs d'Arbalange de redresser la barre...

 

Le 27 juillet, le Tribunal de Commerce a prononcé la liquidation judiciaire d'une entreprise novatrice qui avait pourtant démarré sur les chapeaux de roues. Une entreprise éco-citoyenne, moderne avec un vrai projet... Sur leur page Facebook, les témoignages de soutien se sont succédés et nous avons été plusieurs, complètement fans de la MoJo, à leur suggérer de faire une collecte, un appel aux dons pour sauver la situation. Hélas, c'était trop tard...

 

Quand j'ai appris la nouvelle, nous n'avions pas de Mojo. Avant de partir en vacances, je suis allée chez ApiNapi en acheter une pour la Fève, sachant qu'elles se feront bientôt très rares. Et je pense souvent à ces entrepreneurs courageux en regardant son petit popotin bleu...

Un concept, un produit réellement novateur et écolo. Et pourtant...

 

Je leur dédie ce billet, en espérant qu'ils sauront rebondir et dans le même domaine. Il ont beaucoup contribué à la démocratisation des couches lavables en les introduisant dans le quotidien de nos bébés en crèche.

 

 

P.S : Les participations au giveaway Hamac (on peut plus dire concours il paraît), ont été nombreuses. C'était un régal de vous lire et s'il n'en tenait qu'à moi, j'aurais offert au moins 3 couches !

Mais Monsieur Nanou a rendu son verdict et... c'est Papa Nature qui remporte la Hamac de son choix pour sa princesse. Son commentaire, le n°30 a beaucoup plu à mon cher mari qui s'y est totalement reconnu ! Monsieur Nature, envoyez-moi votre adresse à contact(at)leshumeursdenanette.fr !

 

 

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 08:00

Tout l'été, la Fève a testé la fameuse couche Hamac, qu'on ne présente plus. J'ai choisi pour elle le coloris framboise écrasée, un rose foncé assez flashy qui lui va comme un gant !

 

J'en ai déjà parlé, Hamac est une couche hybride, c'est-à-dire une culotte munie en son centre d'une poche ouverte imperméable dans laquelle on glisse un insert lavable ou jetable. J'ai testé les deux et je me répète : lavable power ! Moins de déchets (même si l'insert jetable est biodégradable) et pas d'insert à racheter tout le temps. La Fève a donc fait un crash-test pipi-caca pendant deux mois (et elle continue !) :

 

Design, conditionnement et coloris

La Hamac est loin des couches lavables ordinaires. Même Monsieur Nanou l'a trouvée "classe et fashion" (je cite). Déjà, quand on l'achète, la culotte, son matelas lavable et son matelas jetable sont dans une boîte cubique très sympa (et biodégradable, est-il besoin de le préciser), le genre de boîte qui t'évite de l'empaqueter. Dans le coffret Hamac, tu trouveras : une culotte Hamac, un matelas (insert) lavable et deux matelas jetables (et un voile de protection).

La culotte est fine, très fine au point que si tu la serres dans ton poing, on ne la voit pas. La matière est élastique avec un toucher tout doux (ça ressemble au tissu du maillot de bain mais en beaucoup beaucoup plus doux).

Il existe de nombreux coloris du plus doux au plus flashy : taupe, bleu marine, vert pomme, rose tendre, abricot...

 

Coffret Hamac / coloris framboise écrasée et bleu "Bondi Beach"

 

 

Praticité et confort

Point positif, la couche Hamac ne prend pas beaucoup de place dans le sac à langer contrairement à mes autres couches (le transport étant pour moi le seul bémol à l'utilisation des CL, qui prennent pas mal de place dans le sac).

Au départ, j'ai eu du mal avec le hamac : fallait-il "l'ouvrir" pour qu'il se place correctement et surtout pour que les selles s'y concentrent facilement (bébé allaité = selles liquides) ? En fait, pas du tout, il faut le laisser tel quel, ses bords se placent automatiquement dans les aines du bébé. La couche s'attache comme une jetable avec de petits velcro qu'on accroche sur la bande agrippante sur la partie ventrale

La forme assez échancrée de la culotte est vraiment idéale pour les cuisses très potelées de la Fève. Les élastiques de certaines couches ont tendance à lui marquer la peau, avec la Hamac, aucun problème.

La culotte est en microfibre Meryl® au séchage très rapideet le hamac® en polyuréthane respirant et imperméable. Le matelas lavable est en chanvre et coton biologique.

De même, la culotte se palce tout naturellement sous son ventre (potelé aussi !) et ne la comprime pas.

Entre chaque change, s'il n'y a qu'un pipi, la culotte peut être réutilisable en l'aérant, ce que je fais en rinçant le hamac pour éliminer l'urine. En cas de caca, c'est comme une lavable ordinaire, le voile de protection va à la poubelle et l'insert dans le seau avec la culotte. La culotte est très rarement sale ou tachée.

 

où trouver couches lavables

 

 

Esthétique

A ce jour, la couche Hamac est la plus fine que j'ai testée (et j'en ai testées pas mal !) et la plus fine tout court pour la plupart des utilisatrices. Dans les vêtements, elle ne prend pas plus de place qu'une jetable. Il faut bien le dire, les couches lavables, en tout cas beaucoup, ont un effet "gros popotin" au point que parfois, on a du mal à enfiler certains pantalons. La finesse de la culotte et le fait que le matelas (lavable ou jetable) soit long et fin (on le plie en deux pourtant, avant de le glisser dans la poche) en font une couche qui facilite les mouvements de jambes du bébé sans l'entraver.

Cet été, je ne mettais pas de body à ma fille en raison des fortes chaleurs, mais sa Hamac "l'habillait" suffisamment. C'est ce qu'il y a de bien, sous une robe, on croirait qu'on a mis une culotte au bébé. Plus qu'une couche, esthétiquement, c'est un sous-vêtement. La tentation est grande d'avoir tous les coloris...

 

La Fève en Hamac-framboise écrasée

Idéale pour les cuissots potelés

(La Fève porte le coloris framboise écrasée, taille S)

 

Tailles

Les Hamac sont des couches "à taille", elles ne sont donc pas évolutives de la naissance à la propreté. Ce n'est pas forcément un point négatif. Une couche à taille est idéalement adaptée au poids du bébé et ne "baille" pratiquement jamais autour des cuisses, donc moins de fuites.

Il existe 4 tailles de Hamac : XS (2-4 kg), S (4-9 kg), M (9-13 kg), L (13-20 kg), mais l'enfant n'en utilisera que deux ou trois, selon sa morphologie et le moment où il devient propre. Chaque taille dure assez longtemps.

Pour être convenablement équipé pour une taille, il te faudra : 4 à 6 culottes et une douzaine de matelas lavables.

 

Crash test / absorption

L'insert lavable se plie en deux et se place dans le fameux hamac breveté. Celui-ci se "cale" dans les aine du bébé et ne bouge plus, même si le bébé gigote beaucoup. Je n'ai pratiquement pas eu de fuite à déplorer, sauf pendant les vacances à cause de diarrhées sans doute dûes à la chaleur (mais toutes mes couches ont fuit pendant cet épisode). La couche tient facilement 4 heures, pourtant la Fève assure au niveau des pipis. Je ne l'ai pas testée la nuit, restant fidèle à mes So Bambou Nuit, mais en cas d'utilisation de nuit, il faut prendre un second insert pour augmenter l'absorption.

 

Prix et rapport qualité/prix

Les couches Hamac sont plus chères que d'autres, c'est indéniable. On paie le prix de la qualité, tant des matériaux que du concept. Hamac est une marque française, fabriquée en France. L'insert se place tellement facilement que cette couche semble idéale pour les sceptiques.

Pour information, un coffret Hamac coûte 32 euros, tandis qu'une TE1 de base coûte auour de 21 euros.

 

Point négatif

Sans doute le prix, un peu élevé pour débuter, mais les couches Hamac ont leur petit succès et se revendent très facilement ! On peut également faire un "panachage" comme moi et ma copine Perlipo qui utilisons des Hamac pour sortir et des TE1 pour la maison.

Un cadeau idéal à mettre sur une liste de naissance (si la maman est convaincue bien sûr !).

 

Et le cadeau alors ?

La Fève et moi (enfin plus moi hein !) t'offrons la possibilité de gagner la couche Hamac de ton choix (taille au choix et coloris parmi les suivants : Abricot, Granny Smith, Bubble Gum, Framboise Ecrasée, Taupe ou Navy.).

Pour cela, tu me laisses un commentaire original en me disant pour quoi (et pour quisi tu veux) tu désires cette couche révolutionnaire ! Par souci d'objectivité, c'est Monsieur Nanou qui choisira le commentaire gagnant. Le concours prendra fin mercredi prochain ! A toi de jouer !

 

Framboise écrasée, Abricot, Navy, Granny Smith, Taupe, Bubble Gum

 

Crédit photo : Copyright Génération Plume (et moi pour la photo de ma fille !)

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 08:00

Après mes billets coups de coeur sur ApiNapi et Maybibou, premier billet sur les Frenchies des couches lavables... Ces entreprises qui fabriquent et vendent leurs couches made in France. Des idées, de la volonté et beaucoup d'éthique !

 

Au hasard de mon premier shopping chez ApiNapi et dans l'optique de passer au "tout lavable" à la maison j'ai acheté des lingettes lavables Doujañ, juste un lot pour essayer. J'en suis tombée amoureuse et depuis j'en ai rachetées (pour tourner, il nous en faut environ 40). Je ne connaissais pas cette marque et j'ai eu plaisir à entendre un peu de son histoire dans ma boutique fétiche. Par la suite, j'ai contactée la petite équipe bretonne pour les interviewer...

 

doujan_logo.jpg 

Qui se cache derrière Doujañ ? Racontez-nous les débuts de votre aventure…

Une équipe de 4 femmes se cache derrière Doujañ : Clémentine et Rose-Anne, les soeurs-fondatrices et Aude et Sabine. L'aventure Doujañ a commencé en 2008. Clémentine sort d'une école de costumière. Elle attend alors son premier enfant et se met pendant sa grossesse à fabriquer des couches en tissu pour son bébé. De fil en aiguille, ses couches se perfectionnent, elles sont testées par Zaïg à sa naissance puis par Milo le fils de sa sœur Rose-Anne. Les copines commencent à s'y intéresser pour leur bébé, les couches de Clémentine sont testées et approuvées. L'idée vient alors de créer une entreprise couches lavables bretonnes complètement bio. Rose-Anne qui travaillait dans la communication rejoint sa sœur sur le projet et Doujañ est née.

 

 

Créer, fabriquer et commercialiser des couches lavables, ça vous est venu comment ? Constat de mamans, prise de conscience écolo ou un peu des deux ?

Nous souhaitions fabriquer des couches locales bio. Il existe beaucoup de couches qui sont fabriquées à l'autre bout de la planète dans des conditions bien souvent douteuses avec un bilan carbone désastreux... Les couches Doujañ sont bel et bien bretonnes. Elles pourraient presque sentir les crêpes au beurre salé... Doujañ signifie d'ailleurs "Protéger, respecter" en breton.

C'est bien entendu par conviction écologique que nous avons créé Doujañ. Fabriquer des couches lavables bio est un acte militant pour la réduction des déchets et pour la santé des enfants. Il y a encore un gros travail de sensibilisation à faire pour convaincre le plus grand nombre. Notre but est « dé-pamperiser » le monde de la petite enfance !!!!!

 

En surfant sur la boutique Doujañ, on s’aperçoit que toutes vos couches sont en coton biologique. Pourtant, le marché regorge d’une pluralité de matières : bambou, tencel, polaire, chanvre… Pouvez-vous nous expliquer ce choix ?

Très vite s'est posée à nous la question du choix du tissu. Il existe une multitude de couches lavables en toutes sortes de matières. Il est difficile pour l'utilisateur de s'y retrouver...

Notre volonté étant écologique, nous voulions proposer la solution qui allie le confort à l'écologie. Le coton bio s'est donc imposé à nous. Le chanvre est intéressant mais hélas c'est un tissu qui durcit dans le temps. Au bout d'un moment il est donc moins confortable. Le bambou n'est pas bio, il doit subir un traitement chimique pour être transformé en tissu. Certains enfants ne tolèrent pas le bambou.

 

> J'ajouterai que le chanvre sent assez mauvais une fois mouillé (même avec de l'eau !). Quant au bambou, encore une chose que je ne savais pas !

 

Une journée chez Doujañ, ça se passe comment ? Quel est le rôle de chacun ?

Nous essayons de ne pas nous laisser envahir par le stress d'une entreprise ou alors il faut le transformer en stress positif. Nous nous complétons toutes bien. Chacune a trouvé sa place, sa fonction au sein de Doujañ. Nous avons choisi de créer Doujañ sous forme de Scop. Ainsi chacune a son mot à dire, toutes les décisions se prennent à plusieurs. Notre entreprise fonctionne dans une transparence totale et dans une démocratie participative.

Et puis surtout, nous voulons travailler dans une bonne ambiance, à notre rythme.

 

> Heu, vous embaucher là tout de suite ? Ah zut, vous êtes en Bretagne !

 

On a compris que Doujañ, c’est un job à plein temps ! Entre deux créations de couches et entre deux cartons, il vous reste du temps pour vous ?

Quoi qu'il en soit, notre priorité reste nos familles, nos enfants. Créer son entreprise présente l'avantage de gérer son emploi du temps comme bon lui semble en fonction des enfants. Nous travaillons quand ils sont à l'école ou quand ils dorment. Nous pouvons travailler également à leurs côtés. Nous avons un coin-jeu pour nos enfants à l'atelier...

Quand on est à son compte, on peut vite tomber dans le piège de se laisser envahir, ce n'est pas ce que nous voulons. Quand nous sommes au travail, nous donnons tout pour que l'aventure Doujañ perdure. Mais quand nous sortons de l'atelier, nous ne sommes plus au travail...

Le mercredi reste un jour « sacré » pour nous. C'est notre journée pour les enfants.

 

> Génial ! Je me répète : embauchez-moi !!!! Très bel esprit d'entreprise qui prend en compte la réalité de la famille. J'aime. J'aime beaucoup.

 

On trouve vos couches et produits sur la e-boutique Doujañ, mais aussi dans d’autres. Comment choissisez-vous vos distributeurs ?

Nous vendons nos produits sur notre boutique en ligne mais nous avons également des revendeurs dans toute la France. Nos revendeurs sont principalement des boutiques de puériculture naturelle ou des magasins biologiques.

 

> Sur Paris et sa région, retrouvez les produits Doujañ chez ApiNapi, dans le 12ème arrondissement. Certaines d'entre vous m'y ont déjà croisée et reconnue ainsi que la Fève et le Haricot ! Sur place, vous pourrez toucher les lingettes mais aussi voir les culottes de protection (toutes souples et douces) compatibles avec un grands nombres de couches classique et avec les classiques Doujañ bien sûr.

 

Des couches, des couches, mais pas que ! Un petit mot sur les autres produits disponibles chez Doujañ ? Vous avez des produits chouchous ?

Effectivement, nous ne vendons pas que des couches, nous vendons également des bavoirs imperméables, du liniment pour le change, des sacs à couches, des coussinets d'allaitement...

Depuis peu, nous vendons des serviettes hygiéniques lavables pour femmes. C'est un produit qui marche bien car contrairement à ce qu'on pourrait penser les serviettes lavables sont toute fines, confortables, jolies et surtout elles évitent les irritations que peuvent provoquer les serviettes jetables.

Notre produit chouchou est les lingettes lavables en coton bio. Une fois qu'on a commencé les lingettes lavables, impossible de revenir aux lingettes jetables. Nous fabriquons des petites lingettes démaquillantes pour les femmes et des grandes lingettes pour le bébé.

 

> Je confirme, les lingettes sont topissimes. Les "disques" à démaquiller sont fabriquer dans la même matière.

Mon autre produit chouchou, ce sont les couches pour adultes. A méditer quand on sait qu'à l'hôpital, on utilise que du jetable, donc un maximum de déchets à retraiter...

 

Parlez-nous de vos deux nouveaux bébés : la TE1 made in Doujañ et la culotte d’apprentissage.

Nous venons de sortir deux nouveaux produits dont nous sommes assez fières... Il s'agit d'une tout-en-un évolutive (de 5 à 18 kgs) et d'une culotte d'apprentissage**, la « Poule Up »... Ces deux modèles sont très pratiques car ils sont en une partie. Elles se mettent aussi facilement que des couches jetables. Le principe est simple, on dépose dans une poche ouverte un insert absorbant.

 

TE1-Doujan.jpgTE1-Doujan-ouverte.jpg

 

La toute nouvelle TE1 de Doujañ - l'insert se place dans la poche imperméable ouverte.

 

> Je reparlerai très prochainement de la nouvelle TE1 de Doujañ avec, peut-être une surprise à la clé !

 

Le mot de la fin ? Vous avez tribune libre !

Laissez de côté les préjugés sur les couches lavables. Tentez l'expérience, vous ferez des économies (les couches lavables sont 4 fois moins chères que les jetables), vous réduirez d'une tonne vos déchets et les fesses de votre bébé vous en seront reconnaissantes...

 

> Pas mieux !  

 

 

Un bon plan avant de se quitter ? En ce moment, la nouvelle TE1 de Doujañ est à 20€ au lieu de 25 et la culotte d'apprentissage Poule Up est à 14,50 € au lieu de 18 ! Hop hop hop, on se précipite !

 

 

**N.B : Une culotte d'apprentissage (chez Doujañ, la Poule Up) n'est pas une couche lavable proprement dite. Elle convient aux bambins en âge d'être propres et possède une partie absorbante beaucoup plus fine, pour les petits accidents, qui, on le sait, les gêne considérablement.

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 08:00

100_1514.JPGAprès avoir testé un week-end hors de la maison (à l'hôtel, sans possibilité de lavage) en couches lavables, nous sommes donc partis en vacances avec un lot quasi-complet de couches pour la Fève. Je dis quasi, car suite à des achats-ventes, nous avons désormais 15 couches de jour et 4 couches de nuit (4 ça suffit amplement). Pour bien faire, il faut 20 couches de jour, mais j'attends la fin de mes négociations avec la crèche pour savoir s'ils les acceptent ou pas(si c'est non, elle sera en jetable bio en journée). Pour rassurer Monsieur Nanou, nous avons aussi emporté 6 couches jetables qui nous restait. Il a eu peur du mauvais temps, que la machine que nous ne connaissions pas ne lave pas bien etc...

J'apréhendais un peu ces vacances et au cas où, je me gardais le droit de filer à la supérette du coin acheter un paquet de jetables au cas où... Mais finalement, ça s'est bien passé.

 

Le trajet

Au départ, j'ai voulu mettre à la Fève, pour les six heures de trajet (hors pauses) une couche de nuit, à savoir la So Bambou Nuit de P'tits Dessous, qui pour moi est la roll's des "classiques" de nuit. Avec cette couche, aucun souci pour les nuits de la Fève (elle ne se réveille qu'une seule fois, enfin, sauf en cas de canicule !), je me suis donc dit que ce serait pas mal pour un long trajet en voiture. Mais, si elle supporte bien de ne pas être changée la nuit, il en est tout autrement la journée. Et puis bon, la pauvre, les fesses dans le pipi pendant 6 heures...

Je lui ai donc mis une couche TE1 normale que nous avons changé une fois durant le trajet. Et nickel, zéro fuite.

Dans les faits, c'est comme pour les sorties : change, couche sale dans un sac imperméable, couche propre (préparée avec papier de protection).

 

 

Le séjour

Autant être honnête, séjourner en gîte ou en maison louée, c'est IDEAL. Tout est optimisé pour un bébé en couches lavables : jardin (le soleil gardois a été au rendez-vous quasiment tout le séjour), machine à laver, séchoir, lessive en poudre (une petite boite emportée avec nous). Sans oublier notre blanchissant 100% naturel : le soleil !

A raison d'une machine tous les 2-3 jours (avec serviettes, draps de bain inclus), on a bien "tourné", sans pénurie de couches malgré une tendance à la diarrhée (à cause de la chaleur sans doute ?) pour la Fève.

 

 

Les sorties

Ça n'a rien changé aux sorties que nous faisons chez nous. Pour les vacances, j'avais laissé le seau de stockage des couches sales à la maison, j'ai pris juste deux sacs à couches sales : un pour les sorties, un pour la maison.

Je craignais un peu les odeurs avec les fortes chaleur mais finalement, ça a été. Je gardais le sac dans le sac à langer, bien fermé et à l'abri du soleil.

 

 

Trousseau vacances d'un bébé en couches lavables

- 4 couches de nuit + 2 culottes de protection

- 15 à 20 couches de jour

- un mini baril de lessive ou un paquet de lessive Potion spécial couches lavables

- éventuellement, une petite fiole d'huile essentielle d'arbre à thé ou de lavandin (j'ai acheté de l'huile essentielle de lavandin locale, sur place, super odeur !)

- deux sacs imperméables pour les couches sales

- une compresse (ou un vieux bout de tissu) avec 2-3 gouttes d'huile essentielle dessus pour que le sac garde une odeur "correcte"

- en location ou dans la famille, prévoir : la machine à laver, un séchoir... un jardin ou balcon ensoleillé !

 

 

En conclusion, le bilan des vacances en "CL" est très très positif. Donc, on persiste, on signe et on recommande ! D'ailleurs, nous avons fait des adeptes sur les bords de l'Ardèche. Tout le monde à trouver la Fève à croquer avec son popotin décoré !

 

 

P.S : La Fève a 5 mois aujourd'hui !

 

Photo : La Fève et son Papa, câlin par temps de canicule !

(elle porte sous sa robe une EasyFit de TotsBots, modèle Champignon, acheté où ? chez Api-Napi bien sûr !)

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 08:00

Hamac.jpgLes couches "hybrides", appelées également TE3 (tout-en-trois), sont une nouvelle génération de couches lavables (pas si nouvelle que ça, mais de plus en plus répandue), permettant de les utiliser à la manière d'une "jetable".

Les couches hybrides rivalisent de "technicité" et de nouveauté en matière de design. Elles marchent fort. Très fort. Si bien que toutes les marques de couches sortent leur modèle d'"hybride". Ca s'appelle un boum. Ou un buzz. Ou les deux.

 

La Hamac... de chez Hamac, la Flip de Bumgenius, la Gdiapers, la Mojo (disparue aujourd'hui) et très bientôt la petite nouvelle Plum de chez P'tits Dessous (testée en avant-première par la Fève !)... à chacun sa TE3.

 

La couche hybride se compose d'une culotte, munie d'un système de "hamac" où poser un insert absorbant. Au moment du change de l'enfant, on peut réutiliser la culotte (mais il est préférable de la laisser aérer un peu et d'en prendre une autre) en changeant simplement l'insert. L'innovation, c'est qu'il est possible d'y placer un insert lavable OU un insert jetable. L'insert jetable se jette à la pouvelle et non aux toilettes (ça ressemble à s'y méprendre aux "garnitures" fournies en maternité !).

 

Ci-dessus, la couche Hamac, à la matière totalement innovante au toucher (un toucher un peu maillot de bain), conçue en microfibre Meryl, la première née des couches hybrides françaises destinée aux particuliers. (il existe également des coloris fille).

 

Mais quels sont donc les avantages de ces couches révolutionnaires et jolies ?

 

La TE3 est une couche faite pour séduire les réfractaires ou les hésitants à mon sens. Effectivement, un insert sale, plein de caca qu'on enlève et qu'on met directement à la poubelle, ça paraît plus pratique et moins dégoûtant.

Une couche fine et "design", le plus souvent unie sans motifs et facile d'utilisation. Un insert plié (ou déposé) dans la couche, le papier par dessus et terminé ! Un vent de modernité souffle dans le monde des lavables !

 

gdiapers.jpgpoche-gdiapers.jpg

L'américaine Gdiapers - le hamac appelé "poche" est amovible sur ce modèle

(désolée pour la photo de droite, j'ai pas trouvé mieux !)

 

Les hybrides, qu'est-ce que j'en pense ? Pour moi qui ai testé plusieurs modèles (enfin ma fille !), leur gros avantage est le fait d'être aussi fines que des couches jetables, quelque soit l'insert en place. Pas d'effet "gros popotin" ni de souci pour fermer les bodies ou pantalons. On peut les utiliser la nuit en rajoutant un insert supplémentaire pour une meilleure absorption. Pour ma part, je reste fidèle au système "couche classique" pour la nuit.

Elles peuvent être assez chères à l'achat mais l'investissement est vite rentabilisé. Point négatif (pour moi), il n'existe pas de couches TE3 évolutives, quand l'enfant grandit, il faut changer de taille, donc réinvestir. Les hybrides existent pratiquement toutes en 4 tailles, mais dans les faits, l'enfant n'en portera que trois. Fortes de leur succès, ces couches modernes et récentes se revendent extrêmement facilement.

 

Le point qui me chiffone un peu est l'insert jetable. Après les avoir testés, je n'en ai pas racheté, préférant garder l'insert lavable. Je reste une inconditionnelle du "tout lavable" et cet insert, bien que totalement biodégradable, reste un déchet supplémentaire et un truc puant en plus dans ma poubelle. Or, ma poubelle sent très bon depuis qu'on est passé aux lavables !

  

W-e Beaune 062011 014 La Fève en Hamac (coloris framboise écrasée) - Admire le cuissot potelé !

 

Je suis complètement séduite par la finesse et le design, par les coloris flashy et tendance. Bien que grande adepte des TE1, les hybrides ont eu raison de ma fidélité aux TotsBots Easy Fit (pratiques, mignonnes et évolutives, découvertes également grâce à ApiNapi).

En bref, les hybrides, je dis oui... mais avec insert lavable !

 

 

A la rentrée, le crash-test de la couche Hamac, testée par la Fève tout l'été... et une Hamac à gagner pour une lectrice !

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 08:00

tasse-couchomaniaque.JPGLe mercredi, c'est couches lavables, t'as pas oublié ?

 

Aujourd'hui, j'ai bien envie de te parler du syndrome complètement dingue de la couchomanie. Kézako ce truc-là ? Un truc de dingue, y'a pas d'autres mots.

 

Au départ, la maman (et/ou le papa hein) qui décident de mettre des lavables aux fesses de leur bébé ont chacune leur motivation : écolo, écono, esthétique, médical ou tout à la fois... Puis elles s'y mettent. Elles achètent une ou deux sortes de couches, une ou deux couches de nuit. Parfois, il y a des fuites alors ils changent de modèle. Et pour amortir le rachat, ils VENDENT la couche qui ne leur convient pas. Là commence l'engrenage.

Au début on rachète pour trouver la bonne couche. Et puis finalement, même si ça convient au bébé, on en achète une autre, puis une autre. Le mari fait la grimace "tu fais chier avec tes couches", alors on revend pour ne pas empiéter sur le budget familial. Au pire, on revend son jean à 80 boules (qu'on ne mettra plus de toute façon) pour se racheter la dernière couche de chez Tots Bots, Hamac, P'tis Dessous ou que sais-je encore. Juste pour le plaisir de la tester, d la recommander, d'en discuter. Ou pour trouver le Graal (une couche de jour très fine, c'est le mien de Graal), la couche parfaite et pas trop chère.

 

Acheter-tester-revendre-racheter. Et tu deviens une couchomaniaque. Ce que je suis. La Fève n'a pas moins de 5 modèles de couches différentes et j'en ai vendues. Et racheter. Et j'aime, j'adore en tester de nouvelles.

 

Que les choses soient claires hein, peu de personne les/nous comprennent. C'est vrai quoi, c'est débile de se passionner pour un truc qu'on met au cul des bébés. Mais, les billets de ce blog en sont la preuve, ça arrive.

 

Les couchomaniaques aiment les couches. Elles causent inserts, débattent sur les couches hybrides, apprécient les efforts des fabricants sur la création de nouveaux modèles, de nouveaux coloris/motifs.

Parfois, si elles ont un peu de talents etqu'elles se bougent les fesses pour apprivoiser leur machine à coudre, elles FABRIQUENT leurs couches. Dingue non ? Si. Coudre des biais, mettre des goussets aux culottes, monter des pressions, coudre des scratch, elles font TOUT. On les appelle des "mamans couseuses", mais moi je dis "mamans couturières" (parce que c'est plus français).

 

Comme les utilisatrices "classiques" de lavables, les Couchomaniaques sont des convaincues. Si leurs couches fuient, elles ne baissent pas les bras et ne filent pas au supermarché du coin. Elles cherchent : ce qui a pu freiner l'absorption de la couche, si la couche est vraiment adaptée, s'il ne faut pas prendre la taille au-dessus...

 

Bon, elles sont quand même contentes quand y'a plus de couches à changer, elles sont pas maso ! Mais reste toujours cette petite pointe de nostalgie quand il faut remiser les couches pour les revendre et s'en séparer à jamais. Ou les stocker... pour le prochain bébé !

 

Vraiment, ces Couchomaniaques sont folles ! Et encore, je t'ai pas parlé des Echarpophiles !

 

Collection de couches

  Cette image est un peu mon fantasme - Les couches qui sèchent au soleil... dans mon jardin !

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 08:00

smellpost1.jpgEt oui, entrons dans le vif du sujet : les couches lavables, ça fouette ou pas ? Est-ce qu'en faisant ce choix, mon appart s'est transformé en chiottes ? Est-ce que mon intérieur sent désormais la sanisette ou les chiottes publiques de Carrefour Market (testées un jour d'extrême urgence quand j'étais enceinte... brrrr !) ?

 

Mon point de vue sera mitigé au niveau des odeurs, étant donné que ma fille n'a que trois mois et demi et est encore allaitée. Ses selles... nan je déconne, son caca (car c'est bien de caca qu'il s'agit, c'est plus mignon) ne sent pas grand chose. 'Fin c'est mon avis, son père, lui, pense que ça sent quand même un tout p'tit peu quand on y met le nez (quelle idée aussi !).

 

Alors, ça sent ou pas ? Oui, ça sent. Ça reste du pipi et du caca hein, ça se transforme pas et ça n'est pas fait pour sentir bon ! Je dirais tout de même que l'odeur est différente de l'odeur d'une jetable, où l'urine est absorbée puis gélifiée (par un gel interdit depuis plus de dix ans dans les tampons hygiéniques...hum), de même que la partie liquide des selles.

Quand j'ouvre la couche de ma fille, ça sent le pipi frais, pas le pipi gélifié (je ne critique pas, je dis simplement que c'est DIFFERENT), rien à voir avec l'odeur des toilettes. Quand j'ouvre la couche de nuit au petit matin par contre, ça sent très fort, du fait de la durée (je ne change plus la Fève la nuit et elle ne demande plus à l'être grâce à une bonne couche de nuit avec effet "bébé au sec"). Pour le caca, je l'ai dit, ça ne sent quasiment rien, ma fille ne buvant que mon lait. Vivement la diversification hein, hum hum... Si vraiment c'est la catastrophe atomique dans la couche, un léger pré-rinçage et terminé !

 

Le problème de l'odeur se pose principalement au niveau du stockage de couches sales. Dans mon fameux seau qui se ferme (et que j'ai choisi tout joli, ivoire nacré - accessoires addict), ça sentirait clairement l'ammoniaque si je ne faisais pas ce qu'il faut contre ça. Parce que l'urine, ça ne sent pas grand chose, mais en contacte avec l'air, ça s'oxyde, l'ammoniaque est libéré et l'odeur décuplée par l'oxydation. Appelle-moi Einstein.

 

Alors que faire de votre seau nauséabond ? Simple comme bonjour. Sur un petit bout de tissu humide, tu mets quelques gouttes d'hulle essentielle d'arbre à thé (tea tree pour les bilingues), genre 5 gouttes, ça suffit. Les huiles essentielles c'est très concentré donc pas la peine de vider la fiole ! Si l'odeur te déplaît, il y a l'huile essentielle de lavandin qui n'est pas mal non plus. Bluffant. Ça masque très bien l'odeur des couches pleines de pipi.

 

Je crois qu'on a tellement perdu l'habitude des odeurs "vraies" que ça a tendance à rebuter les lavables. Un peu comme la coupe menstruelle quoi (essayée et adoptée depuis longtemps), quand tu vois VRAIMENT ton sang, ça te dégoûte. Alors que bien absorbé dans une couche pleine de gel c'est tout de suite moins traumatisant.

 

Après le lavage, si on dose mal sa lessive, il peut arriver que les couches propres encore mouillées sentent légèrement l'urine. Je rappelle qu'on n'utilise pas d'assouplissant quand on lave les couches lavables (si l'eau est très calcaire chez toi, tu peux utiliser des balles assouplissantes ou des boules de lavages magnétiques qui attirent le calcaire), donc pas d'odeur de lavande synthétique quand le linge est propre.

Pour pallier à ce problème, je mets au choix :

 

- quelques gouttes d'huile essentielle d'arbre à thé sur un gant humide dans la machine avec le linge ou dans le tiroir à lessive ;

 

- une dose de désinfectant Ecodoo, recommandé par les filles d'ApiNapi. Un désinfectant biologique (que l'on peut utiliser également pour désinfecter les surfaces) qui sent bon et parfume les couches sans les encrasser !

 

Ces deux méthodes ont l'avantage de parfumer et de désinfecter (bon argument pour les irréductibles qui vous diront que les lavables c'est pas hygiénique...). Il existe également un déodorant pour couches lavables à vaporiser sur les couches sales, mais personnellement, je n'ai jamais testé et ça fait un achat en plus...

 

Te voilà paré pour lutter contre les mauvaises odeurs !

 

 

 

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 08:00

papa-couches.jpgN'en déplaisent aux féministes, c'est souvent les femmes qui décident de passer aux lavables. Si un homme a eu cette idée, qu'il se manifeste dans les commentaires.

Soit ça nous prend comme une envie de pisser (de faire pisser nos mioches dans de la micropolaire), soit on y a réfléchi pendant quelque temps, comme moi. Quelque soit nos motivations (écolo, écono, couchomaniaques ou raison de santé), c'est nous, les mamans qui faisons la démarche, cherchons les meilleures modèles et faisons les tests sur nos bébés-cobayes.

 

Et souvent, très souvent, les papas freinent des quatre fers pour s'y mettre. Chez nous, je ne mentirai pas, c'est plutôt moi qui change les couches, rapport au fait que je suis en permanence avec la Fève et que rien ne me dégoûte (il faut voir la tête de mon mari devant un caca apocalyptique, tssssssssss).

J'en ai donc parlé plusieurs soirs de suite, l'air de rien. J'ai récolté un "mouais si tu veux...". Normal. Tout ce qui concerne la puériculture le dépasse complètement. Il réagit plus tard : "Han mais c'est génial cette baignoire pliable !". Alors que j'en ai parlé dix fois avant. J'ai donc lancé mes premières commandes de couches toutes seule. Ouais, j'aurais pu en discuter des plombes, avec force grandes phrases du type "faudra vraiment que tu t'investisses hein, tu réalises ce que ça implique et blablabla". J'aurais pu.

 

Et puis on a reçu les couches, on les a testées. Ça l'a intrigué toutes ces couleurs et puis il a trouvé ça chouette et fun, critiquant tel modèle pour ses couleurs pâlottes, préférant celui-là pour ses couleurs flashy... Bref, depuis, il est adepte, même si le change n'est pas le moment qu'il préfère avec sa fille. Il manie les termes techniques hyper bien, m'expliquant que telle couche ne maintient pas les fesses au sec : "On va acheter des voiles polaires, je préfère !"

 

Il arrive pourtant que les papas disent non, pas de couches lavables, c'est trop chiant et compliqué et point barre. On fait quoi dans ces cas-là ? C'est comme pour tout : à chaque argument contre, il existe un argument pour !

 

> C'est trop cher, trop de sous dépensés d'un coup !

On a vu dans le billet sur l'investissement de départ que ce problème peut être facilement contourné...

 

> Une couche ET une sur-couche ? Trop compliqué !

Le système couche+culotte de protection (voir description dans le billet sur les infos de base) décourage souvent les papas et certaines mamans à passer aux lavables. Il y a encore quelques années, seul ce système existait et paraissait bien lourd à gérer. Aujourd'hui, les lavables ressemblent à s'y méprendre à des jetables (en beaucoup plus joli, évidemment), utiliser une TE1 est simplissime : on la met, on l'attache. Terminé.

Elle est sale ? On l'ouvre et on fait comme avec une jetable : on fait le ménage du plus gros, on nettoie et on en remet une autre. Ensuite, direction le seau ou la machine directement. Simple.

Pour la nuit, rien ne vaut le système classique, mais avant le coucher, on a plus de temps pour attacher tout ça et on est bien content quand le bébé se réveille sans fuites !

 

> On va se foutre de nous avec tes couches là !

Oui, inutile de se leurrer, on passe pour des originaux mon mari et moi. "Vous vous faites chier pour rien !", "On est en 2011 hein, vous êtes rétrogrades". Voilà ce que c'est que d'avoir des potes qui ont eu des bébés en même temps que nous. Tous en jetables of course.

En général je réponds très poliment, comme quand on me fait des remarques sur l'allaitement. Très poliment. Au début.

Des fois, ils insistent un peu trop. Alors je suis plus ferme : "Ecoute, c'est moi qui lave, donc ça ne devrait pas te poser de problème" ou encore "Chacun fait comme il veut avec son bébé".

Parfois, quand vraiment on se moque (ce qui peut arriver), je charge (je suis du signe du taureau, c'est pas d'ma faute !) : "Quand j'aurais besoin d'un avis ou d'un conseil, je te le demanderai". Tout ça avec mon regard n°12, qui veut dire "me fais pas chier, sinon je fous le contenu de la couche sur la tête !". De toute façon, nos amis me connaissent, la méchante dans notre couple, c'est moi gniark, gniark, gniark. Monsieur Nanou déteste les conflits et ne relève jamais les ptites remarques. Moi, si, quand elles deviennent lourdes.

Et puis, entre nous, le regard des autres, on s'en tamponne. On fait avec, ça aide à grandir.

 

> Je vais avoir les mains dans le caca à chaque change et toucher les couches pleines de pipi pour les mettre à la machine !

Pas plus qu'avec une jetable. Quand le seau est plein (ou au moment de votre lessive habituelle), pas la peine de saisir les couches à pleines mains. Il existe des filets à linge très pratique à utiliser comme un sac poubelle. On saisit le sac et hop, direct en machine ! Il m'arrive tout de même de les toucher, pour les frotter de savon au fiel quand j'ai peur qu'elle se tachent, mais c'est tout. Et puis ça ne me dégoute pas (je sais, je ne dirai pas la même chose au moment de la diversification).

 

Je ne crois pas avoir fait le tour des contestations possibles, si j'en oublie, amies laveuses, lâchez-vous dans les commentaires.

 

t-shirt-lavables.JPG

 "Les Papas sexy changent des couches lavables"

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