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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 16:29

Ainsi se termine ma deuxième semaine de boulot, presque trois ans jour pour jour après mon départ en congé mat'. Drôle de coïncidence.

 

Deux semaines seulement et pourtant les changements sont bien là :

 

* Je suis contente (mais fatiguée) quand je me lève le matin, bien à l'avance pour me préparer. 

 

* J'apprécie (pour l'instant) tous les jours, même les plus froids, d'être SEULE pour lire, dans les transports (oui, oui, c'est bien moi qui détestais ça).

 

* Je déteste toujours autant l'odeur du métro, l'odeur des gens dans le métro. Je considère donc qu'NKM est une fêlée.

1425PX-1.PNG

 

* Certains muscles de mon corps ne sont pas décédés, contrairement à ce que je croyais. Ainsi, mes fessiers, mes cuisses et mes mollets ont repris vie au bout de 4 jours. Les trois premiers, ils sont tombés dans un coma profond dû au trajet du matin et du soir qui mène de chez moi à la gare et vice versa. Avec une "côte de batard" comme dirait mon mari.

Des fesses molles peuvent redevenir dures (CLBDMG - private joke), sachez-le.

 

* Je n'ai pas oublié tous les mots de trois syllabes que je connaissais. La première semaine, j'ai dit au moins trois fois "complètement" (le mot qu'on dit quand on n'a rien à dire "ah mais COMPLETEMENT !", j'ai dit deux fois "c'est systématique" (jouissif) et deux fois aussi "pilotage de projet" (genre). C'était trop bien.

 

* Je n'ai pas oublié ce vocabulaire propre à l'entreprise (avec dedans, le champ lexical de la photocopieuse : toner, encre, laser, chargement par le haut, BOURRAGE PAPIER, ramette, putain d'imprimante de merde, fais chier putain...etc...etc). Je parle RTT, CP souvent avec mes collègues (alors que bon hein, j'y ai pas droit because of CDD) et j'ai des tickets resto (orgasme - j'adore les tickets resto).

 

* J'ai fait connaissance avec les geek de ma boîte. Mais je n'en dirai pas plus tellement ils méritent leur billet pour eux tous seuls ♥.

 

* Je n'ai pas ouvert Facebook plus de 10 minutes par jour depuis deux semaines.

 

* Je n'ai pas écrit ici depuis au moins autant de temps.

 

* J'ai perdu le sourire complètement niais genre "youpi je rebosse" que j'affichais la première semaine. Désormais, j'arbore mon sourire "je suis belle, je suis professionnelle mais je suis trop serrée dans mon pantalon et j'ai un trou dans la semelle de ma botte".

 

* Je suis chez moi à 19h45 trois jours par semaine, 18h45 les deux autres. Mais on gère. Je me stresse moi. Je n'ai toujours pas cédé à la sirène des plats cuisinés (parce que bon, c'est quand même dégueu). Des fois les gosses ont petit-déjeuné le soir. Bon concept franchement.

 

* Je ne pleure plus dans le train en pensant à ma poupette qu'on balade de chez mon père à chez sa marraine en attendant de trouver une meilleure solution. Ca me fait toujours souffrir mais j'ai remarqué que mon nez coule quand je pleure. Et bien souvent, je n'ai pas de mouchoir alors bon.

Et puis je n'ai plus peur d'être une mauvaise maman parce que je la vois moins. Je la vois moins oui, mais c'est une maman moins grognon, moins frustrée, moins déprimée qu'elle retrouve le soir.

 

* Et le changement le plus ouf (hormis mes fesses tout de même, il faudrait que je vous poste une photo), le plus ouf de chez ouf : J'AIME TRAVAILLER A PARIS. PA-RIS. (et ça, c'est TROP bizarre).

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 08:00

benefits-of-federal-job-counseling.jpgPremier entretien.

C'est pour bosser dans une mutuelle. J'ai cliqué un matin, alors que je sais que je ne suis pas faite pour être au téléphone toute la sainte journée. Il y a un "parcours de recrutement" me dit la dame au téléphone : tests, entretien. Chouette, ça va me replonger dans le bain.

Le matin, sur un ordinateur je réponds à des tests débiles et débilisants avec des questions d'orthographe qui me font honte tant elles sont simples. Ensuite, entretien de simulation d'entretien téléphonique commercial. Je dois vendre un stylo (you-pi). J'attends les résultats de tout ça dans une salle d'attente avec les autres postulants. Je me demande ce que je fous là. Mais tout de même, je veux rebosser, même en CDD. Mais si j'ai le poste ? Il me faudra une nounou de toute urgence.

La super-DRH me reçoit pour me dire que j'ai cartonné à tous les tests et que j'ai eu 100 en orthographe. L'impression d'être en CP. Elle dit que c'est bien mais qu'elle doit réfléchir parce que bon, normalement on n'est pas trop censé cartonner à ces tests. Elle me pose tout de même un chapelet de questions-bateaux.

"Et si je croise votre soeur dans la rue, que peut-elle me dire de vous ?" J'ai envie de répondre "elle vous dira que je lui manque, qu'elle me manque et qu'il est tant qu'on se revoit pour s'enfiler des Balisto jaune devant Dirty Dancing". Mais je réponds connement, ce qui la satisfait.

Elle me rappellera deux jours plus tard pour me dire que je suis trop qualifiée. La prochaine fois, je ne mentionnerai pas mes diplômes.

 

Deuxième entretien.

Je reprends les transports en commun (le truc que je déteste le plus au monde, avec l'andouillette) pour la première fois depuis très longtemps. Rien n'a changé, les gens sont toujours aussi pressés, aussi nombreux.

Les abords de Saint-Lazare sont en travaux, c'est le bordel.

J'arrive dans la petite cour d'un immeuble haussmanien. Je prends un ascenseur minuscule et vieux, comme dans Le Père Noël est une ordure. Je suis claustro, j'étouffe.

La dame me reçoit. Je ne savais pas comment m'habiller et je découvre que je suis trop habillée. Les bureaux sont classes, moulures et belle hauteur sous plafond, mais tout le monde est en jean, à la cool.

Je me sens cloche dans ma robe et mes bottes.

La dame commence à discuter. Ca se passe bien, elle sourit. Elle me raconte le poste par le menu, ça a l'air vraiment top. Très vite je sais tout. Elle me fait remarquer que j'ai fait plein (trop ?) de trucs, dans plein de domaines. Je comprends que je suis schizophrène.

Nous nous séparons avec le sourire, elle va très vite me rappeler, qu'elle me dit. Mais si j'ai le poste ? Il me faudra une nounou de toute urgence.

En fait, c'est moi qui la rappellerai, puis la mailerai, histoire de savoir si. Trois bonne semaines plus tard, je recevrai un mail pour me dire que, bon, le poste est pourvu depuis 10 jours, plus la peine d'espérer, c'est bon, vous pouvez chercher autre chose. Ah ben, ma cocotte je ne t'avais pas attendu pour ça.

 

Sur les internets.

Toujours un peu la même chose, tous les jours, même le dimanche. De "neuf à onze" comme on disait au lycée. Clic, clic : CV, pièces jointes, etc.

Toujours les dizaines de réponses automatiques : "Si en 2017 vous n'avez pas de nouvelles de notre part, considérez que votre candidature n'a pas été retenue. Merci bien et bon courage pour la suite."

Parfois on fait clicclic sur des postes à l'opposé de ce que l'on est parce qu'il faut bien bosser et alors on nous dit que non, vous êtes trop bien vous comprenez. Mais à force de se voir recalée de partout, on finit justement par se sentir plus assez bien.

 

Troisième entretien.

La dame est une DRH sans le discours bateau des DRH (ouf), pas de question con genre "où vous voyez-vous dans dix ans ?" Elle est élégante. Elle a une bague Mauboussin au doigt, je la reconnais. J'adore Mauboussin moi.

Elle parle beaucoup, et moi pas assez, mais c'est normal, c'est comme ça qu'elle veut mener l'entretien.

Je réussis à en placer quelques-unes tout de même en essayant de ne pas trop fixer sa magnifique Mauboussin.

Ca a l'air chouette comme poste, très polyvalent. Ca sera loin, à la Villette, mais on s'arrangera. Mais si j'ai le poste ? Il me faudra une nounou de toute urgence.

Je quitte Miss Mauboussin, poignée de main franche, elle me dit "au revoir jeune fille".

Elle me rappelle. Mais en fait non. Je devrai la relancer pour prouver que je suis intéressée, ainsi me conseille mes proches. Je n'aurai aucune nouvelle.

 

Bon, c'est pas pour faire pleurer dans les chaumières hein. Cette semaine, j'ai eu un entretien fabuleux (à l'autre bout de la région parisienne) où je me suis sentie valorisée. J'ai réussi, je le sentais. J'y retourne pour un acte 2 vendredi matin, wait and see. Ah, et j'en ai un autre ce matin (plus près, donc j'espère qu'il sera aussi bien).

Voilà. A part ça, je suis terrorisé par les horaires, rentrer tard le soir etc. Je milite donc, à domicile, pour une plus grande égalité dans la répartition des tâches et pour des horaires DECENTS (Chéri si tu me lis...).

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 08:00

work-life-homewords.jpgEn ce moment, j'ai des envies d'ailleurs professionnels.

 

Ca me plait toujours autant de bosser à la maison mais j'apprécie mes rares déplacements professionnels même si c'est une galère de trouver quelqu'un pour garder ma fille.

Je les apprécie d'autant plus que je n'ai pas eu à subir une reprise de travail non désirée. Je suis prête à me séparer de ma petite chrono-lacto-phage.

Samedi 20 octobre, j'ai quitté la maison à 10h00 et j'ai pris la route pour Paris. J'ai passé une journée en observation, en immersion dans un milieu que je côtoyais avant en tant que consommatrice. Et j'ai adoré.

J'ai passé quasiment toute la journée debout, j'avais la plante des pieds en feu à la fin de la journée. Ca m'a rappelée la période où, étudiante, j'ai bossé en tant que vendeuse chez Du Pareil Au Même. Jeune maman d'un bébé, on m'avait confié le rayon bébé et en très peu de temps, j'ai gravi les échelons. J'ai abandonné les cours à la fac et repris par correspondance pour travailler à plein temps. C'était dur parfois, mais j'étais dans mon élément. Je voyais du monde, je conseillais, je papotais avec des clientes régulières. Je manageais sans trop manager une petite équipe en relai avec ma responsable.

 

A l'époque, j'ai laissé tomber pour deux raisons : 1/ je travaillais en centre commercial et j'avais deux nocturnes par semaine, impossible avec un bébé (pas de place en boutique de rue à l'époque) - 2/ mon père, ma famille étaient unanimes "tu ne vas tout de même pas abandonner ton droit pour être vendeuse ?"

Comme j'ai regretté mon choix ces dernières années ! D'assistante, à clerc de notaire en passant par la gestion de patrimoine, je n'ai jamais trouvé mon truc. Dans certains milieux, j'étais "trop" et dans d'autres je n'étais "pas assez".

En continuant dans la vente, j'aurais eu un petit salaire, mais peut-être que j'aurais pris mon pied professionnellement plus souvent...

Gros regret donc, d'avoir quitté le monde des fringues d'enfants et de la puériculture...

 

Ce fameux samedi donc, j'ai fait un bond de quelques années en arrière. J'ai kiffé comme disent les jeunes. Je crois que finalement, j'ai peut-être besoin de ça. D'un tout petit boulot à l'extérieur. Tout petit, parce qu'il est hors de question d'abandonner mon bébé, ma toute petite auto-entreprise (déjà que mon statut va sauter, ou être modifié...) Ce n'est pas à l'ordre du jour tout de suite évidemment. Mais ça me plairait de bouger un peu plus, d'avoir un petit temps partiel pour m'aérer l'esprit.

Je ne veux pas retourner dans un bureau, je sais que l'ambiance n'est pas faite pour moi. Je ne veux plus de grosses structures, de dizaines de collègues...

 

C'est pas gagné. Il faut trouver déjà. Ensuite trouver un mode de garde modulable : la halte-garderie ne m'octroie que trois heures par semaine, la crèche familiale m'impose 5 jours par semaine, idem pour la crèche parentale. Et laisser la petite toute la semaine, je n'en ai pas envie. Je creuse donc l'idée de trouver une assistante maternelle pour une, deux ou trois journées dans la semaine, pas forcément complètes, ce qui complique les choses.

En grande optimiste, je crois encore qu'il m'est possible de trouver l'équilibre parfait entre ma vie professionnelle et ma vie de famille.

 

Mais c'est pas encore gagné.

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 13:57

LynetteLundi dernier, Monsieur Nanou a pris sa journée pour garder sa fille (pour la toute première fois, hum.). J'avais un rendez-vous professionnel. Je m'y suis prise bien à l'avance pour qu'il s'organise.

 

Je me suis retrouvée en train de NEGOCIER une journée de libre pour TRAVAILLER. Surréaliste. Il a du travail en ce moment, il peut pas prendre une journée comme ça blablabla...

 

- Il FAUT que tu prennes ta journée. Ta mère bosse le matin, j'ai pas le choix.

 

- Tu peux pas reporter ?

 

- NON. JE garde la petite à plein temps en bossant en même temps. JE ne te demande pas de reporter un de tes déplacements. Je te demande une petite journée, c'est possible ?

 

Je rappelle que le patron de Monsieur Nanou est son père. En cas de refus, je pense qu'un incident diplomatique familial d'envergure aurait éclaté. Son travail est chronophage et je viens de vivre mon pire été depuis 6 ans. C'était pas trop le moment de me chauffer à dire vrai.

 

Et puis cette journée, ça allait être ma journée. Genre, j'avais rendez-vous quelque part, hors de la maison, sans mon ordinateur, sans ma fille. Avec des vrais gens, adultes de plus de 20 ans. Mes déplacements professionnels sont généralement rares et courts. J'ai dû me former à mon nouveau métier toute seule ou à partir de sessions de formation en ligne. Le freelance est un grand solitaire. Alors une journée... autant dire une journée de vacances !

On allait parler puériculture et bébé, certes, mais d'un point de vue strictement professionnel (je peux pas tout vous dire, confidentialité toussa toussa).

 

Je me suis pris la tête pendant trois jours pour savoir comment j'allais m'habiller. Quelle tenue mettrait en valeur mon côté professionnel et sérieux (ah ah ah) tout en masquant avantageusement mon jelly belly ?

Une tenue parfaite qui dirait : "je suis une freelance, pimpante et dynamique" mais pas "je suis une freelance avec un vrai bureau mais je préfère bosser sur ma table basse, les cheveux décoiffés".

Comme à chaque fois que je me prends la tête sur une tenue, j'ai fini en jean avec une chemise et des ballerines. J'étais à l'aise et parfaitement dans le ton de cette journée finalement.

 

Une fois sur place, c'était bien. J'ai pas d'autres mots. J'ai discuté, papoté, j'ai ri. J'ai échangé des avis, appris des choses, j'ai pris des notes

Je me suis rendue compte à quel point ça m'avait manqué. J'ai adoré et j'adore toujours pouvoir profiter de la petite enfance de ma fille à plein temps. C'est une chance, une chance que je n'ai pas eu avec son frère. Tous les jours, je recueille son premier sourire et j'embrasse sa petite bouille chiffonnée après la sieste...

Mais travailler à l'extérieur m'a quand même manqué. Je n'ai pas envie de retourner dans un bureau mais pouvoir collaborer avec des personnes de qualité, sur des sujets et des projets qui me passionnent, ça, ça m'a manqué.

 

Début octobre, ma fille commencera la halte-garderie, au début une demi-journée par semaine (enfin trois heures), puis deux ou trois.

Ca ne me laissera pas forcément le temps de renouveler ce genre de journée mais je compte m'organiser (merci d'avance Belle-Maman) pour avoir un peu plus de temps pour réaliser ces projets.

 

Je pense même que, sans quitter mon activité freelance - dans laquelle je m'épanouis de par la diversité de mes clients - une fois que ma fille entrera à l'école (en septembre 2013...), j'aimerais travailler à l'extérieur, à temps choisi.

 

Pour que ce récit soit complet, il faudrait que je vous raconte l'état dans lequel j'ai retrouvé mon appartement que j'avais RANGE et NETTOYE avant de partir. Mais bon, je pense que je n'ai pas besoin de vous faire un dessin.

 

working_mum_reources.jpg

Cette photo ne reflète pas tout à fait la vérité. Mais bon, j'avais aucune bonne photo de mes seins.

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 08:00

leave-me-alone.jpgTu le sais, je bosse de chez moi. J'ai un bureau mais je travaille principalement sur ma table basse, les fesses calées dans notre canapé.

Le contact avec des collègues ne manque pas. J'essaie de sortir une fois par jour avec ma fille (et mon fils quand il n'y a pas trop de devoirs).

J'apprécie vraiment d'être freelance. Je gère mon temps comme je le veux même si parfois c'est sport. Par exemple, mercredi, je n'ai pas pu être présente pour mes clients parce que j'avais rendez-vous avec un client potentiel dans Paris (croisez les doigts pour moi).

Je me suis rattrapée bien sûr et surtout, j'ai des clients avec qui j'ai de très bons rapports et un vrai échange. Des clients qui se réjouissent que je puisse en avoir un nouveau. L'impression de faire partie de plusieurs entreprises à la fois est grisante et effrayante vraiment.

 

Autour de moi, je ne parle pratiquement jamais de mon travail, comme le blog, c'est mon truc à moi. Par contre, je raconte tout à mon mari. Il écoute parfois d'une oreille, mais j'aime me confier à lui.

Dès le départ, les bases étaient posées : je bosse à la maison oui, mais je ne suis pas la bonniche. Je ne veux aucune réflexion si le ménage n'est pas fait, si un jouet traîne...

Comme je parle beaucoup avec Monsieur Nanou et que c'est un homme très professionnel, j'aurais pensé qu'il serait plus... plus fin et plus compréhensif avec moi.

 

Hier, j'ai frisé la crise d'hystérie pourtant. Pour la seconde fois de la semaine, il est rentré tôt du travail, vers 17h15. Heure à laquelle je "débrief" avec un de mes clients au téléphone ou sur Skype.

Quand le téléphone a sonné, je suis allée déposer ma fille dans son lit (elle est gardée par ma belle-mère parfois l'après-midi, mais toujours à la maison), histoire d'être au calme.

Monsieur Nanou arrive à ce moment-là, je lui fais juste un signe de la main en montrant mon ordinateur, ce qui signifie "je bosse, je te vois tout à l'heure".

 

Il faut croire que le message n'était pas assez clair. Bien que le bébé ait été calme dans son lit, il est allé la chercher pour l'embrasser et jouer un peu avec elle... puis l'a déposée dans son transat... juste devant moi. Évidemment, dès qu'elle m'a vue, elle a voulu que je la prenne et s'est mise à crier. Crier le plus fort possible semble être d'ailleurs son nouveau passe-temps.

 

Ambiance... Je me lève pour m'apercevoir que mon cher et tendre n'est pas occupé du tout. La petite s'agitait un peu trop, donc hop, on la refile à maman ! J'en avais à peine pour quelques minutes...

 

J'ai trouvé ça tellement irrespectueux, ça m'a presque coupé le souffle et distraite de ma conversation. Bien sûr, je ne cache pas à mes clients que ma fille est parfois avec moi la journée quand je travaille. Je n'ai pas de mode de garde, donc c'est ma belle-mère qui vient s'occuper d'elle l'après-midi. Je me garde toutes mes matinées avec elle, je n'oublie pas que j'ai fait ce choix aussi pour profiter au maximum de sa première année et de celle du Haricot au collège.

Je ne le cache jamais, mais j'annonce également d'emblée que bébé ou pas, je reste disponible lorsqu'un rendez-vous téléphonique ou physique est fixé. Évidemment, il arrive que je sois en train d'allaiter au téléphone, mais quand ce n'est pas le cas, je laisse ma fille jouer tranquillement dans son lit et ça se passe très bien.

 

Ça ne me mettrait pas dans tous mes états si ça n'était pas arrivé deux fois cette semaine. Force est de constater que je bosse mieux et plus, quand je suis seule avec mes enfants. Dingue non ?

Le Haricot a bien compris que quand Maman tapote frénétiquement sur son PC, il ne faut pas la déranger. Idem si elle est au téléphone. Ma fille, elle, joue parfois très calmement sur son tapis, se concentrant sur ses cubes ou sa poupée.

 

Celui qui n'a toujours pas compris, c'est le Mari. Il vient me parler pour me demander des choses alors que je suis au téléphone, ou envoie le Haricot me faire corriger ses devoirs... pour pouvoir écouter le match à la radio ou regarder Infosport tranquille.

 

Je vous rassure, un rééquilibrage est en cours, sous forme de discussion plus ou moins houleuse (l'homme n'est pas prompt à reconnaître ses torts). Et si ça ne marche pas, ce sera la grève. Grève de muffins au chocolat, grève de burgers maison et de tartiflette. Grève du SEXE.

 

Non mais c'est vrai quoi. On dirait pas comme ça mais je BOSSE (bordel !).

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 08:00

work-from-home.gifVoilà. Je travaille à la maison officiellement depuis le premier janvier. Pas à mi-temps, ni à temps partiel, non, à temps plein.

 

Et je suis à mon compte. Je ne cherche pas à faire fortune, je fais des choses qui me plaisent et qui me laissent assez de temps pour emmener le Haricot à ses activités extra-scolaires, emmener ma fille en balade ou à la ludothèque, déposer la voiture au garage (sanglots) et tout plein de trucs qui font le quotidien d'une femme au foyer... qui travaille. Je ne m'étendrai pas sur la question enfin, pas tout de suite, mais en gros je fais un boulot assez administratif, mais de chez moi. Ça commence gentiment et sûrement et je suis ultra-motivée, même si l'angoisse du carnet de commandes vide vient parfois me titiller.

 

Oui, mais voilà, je suis un poil bordélique si je ne fais pas attention, je me laisse rapidement submerger. D'où ma récente passion pour les menus, plannings et autres tableaux excel (ça devient une obsession, justement parce que ça marche !).

 

Donc, je mûris mon petit projet depuis quelques mois déjà avec l'aide de Cro-Meugnon. Et à la maison, je me suis fixée, quelques petites règles simples, histoire de ne pas me faire déborder, de garder la forme et un semblant de vie sociale :

 

J'ai crée mon espace de travail. Je me suis achetée un bureau tout neuf. Où ça ? Chez le Suédois, évidemment. Notre appartement n'étant pas immense, je ne pouvais pas disposer d'une pièce de travail rien qu'à moi. 

J'ai donc investi dans un bureau conçu exprès pour travailler sur ordinateur portable et se transformer en table d'appoint une fois le travail terminé. On peut y ranger pas mal de petites choses.

Et il y a quelques mois, j'ai acheté un ordinateur portable. Comme le bureau, c'est LE MIEN. Pas touche, sous peine de mort. Je ne le prête jamais. Sauf une fois et ça ne m'a pas porté bonheur (je te raconte ça très bientôt).

 

Bureau-Vika-Veine-Vika-Moliden_visuel_diapo.jpg

 Vika Veine (bureau) et Vika Moliden (pieds) - Ikea

Le plateau existe coloris wengé

Il existe une grande variétés de pieds, les miens sont en bois brut que j'ai verni.

(j'essaierai de mettre une photo de mon coin bureau quand il sera fini !)

 

- Je m'astreins à une routine bien huilée. J'ai besoin d'un minimum de discipline pour bien bosser. Ça n'est pas toujours facile avec la Fève dans les pattes, mais heureusement, elle dort et j'ai Belle-Maman pas loin.

Le matin, je me lève. Jusque là rien de neuf me diras-tu, sauf qu'avec un bébé adepte des grass'mat', souvent, je bullais avec elle jusqu'à 10h30... Donc, j'essaie de me lever un peu avant ou un peu après le Haricot, entre 7 et 8h00.

Si la Fève dort encore, je peux prendre une douche à une heure décente et m'habiller. Sinon, j'attends et je m'occupe d'elle. Ça parait bête mais la tentation est grande de rester en pyjama quand on bosse de la maison.

Puis vient la routine pro : prospecter, démarcher, répondre aux mails et demandes de devis (je débute donc y'en a pas des masses tous les jours non plus) et envoyer des offres, beaucoup d'offres.

Un peu de blog(s), un peu de facebook, un peu de twitter avec les copines... et beaucoup de bébé.

 

- Du temps pour mes gosses. (ça fait toujours bizarres d'écrire MES gosses !). Parce que je n'oublie pas pourquoi j'ai fait ce choix : d'une part pour ne plus être salariée de personne, au moins pour un certain temps, d'autre part pour avoir du temps pour profiter des premières fois de mon bébé et des premiers pas du Haricot au collège. Et chaque jour, je me rends compte que j'ai eu raison. Mon fils a encore besoin de moi pour voguer vers l'autonomie et s'organiser (plusieurs profs, des devoirs à l'avance, des matières en plus...) et profiter de la première année de ma fille, c'est... enfin tu vois ce que c'est !

 

Working-mother.jpg

 

- Sortir de la maison au moins une fois par jour. Ca te paraît évident ? Pas à moi. Je ne ressens aucun besoin de sortir si je n'y suis pas obligée et c'est pas une très bonne chose. Donc, une ou deux fois par jour je fais un break et je mets le nez dehors. Une balade avec ma fille, au chaud dans la JPMBB (merci Béatrice), on va chercher le Haricot au collège (le bébé a la cote au collège !) ou se promener tous les trois sur les bords de l'Orge...

 

- Ne pas me transformer en boniche. Je suis à la maison, mais je ne suis pas la bonne à tout faire. C'est une notion qui a du mal à entrer dans la tête de mon mari. Hum. Des petites paroles lâchées ça et là... "Mais, t'as pas eu le temps de faire ci ? Ni d'aller là ?" Et ben non, parce que figure-toi que pour bosser, il faut taper des kilomètres de mails, donner le sein, répondre à des appels d'offre, ramasser la Kitty parlante qui est tombée de la chaise haute, répondre au téléphone, ouvrir la porte à Belle-Maman, faire une pause-facebook, expliquer une toute dernière fois à Belle-Maman où mettre la couche sale...

 

- Reprendre le sport !Parce que je ne bouge pas. Et il faut bouger ! Je ne peux pas encore reprendre la course à pied (il faut attendre après un accouchement et... faire la rééducation périnéale avant. Hum), mais dès que je pourrais, je m'y remettrai (au stade parce que bon, je pourrais courir dans les bois mais avec toutes ces joggeuses qui disparaissent... j'ai peur !). Ma sage-femme m'autorise la natation. Ce sera donc deux fois par semaine. Le Haricot est motivé et viendra avec moi un samedi sur deux. Pourvu que je m'y tienne, je me trouve mollassonne et j'ai repris un peu de poids...

 

Voilà. Tu me dis si j'ai oublié un truc ?

 

Tout se passe pour le mieux, mes premiers devis reviennent et je fais mes premières factures... Il va y avoir des hauts et des bas, mais c'est un peu normal ! En tout cas, j'aime beaucoup ma nouvelle vie !

 

 

Womanizer #1 : les menus

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 08:00

Notre histoire, comme toutes les grandes histoires d'amour, a commencé de manière banale (et pas de manière anale hein, c'est pas du tout pareil). C'est ma copine du Pôle Emploi qui nous a présentés, Cro-Meugnon et moi. Il faut dire que j'ai un projet professionnel un peu particulier et ma copine du Pôle Emploi (la gentille, pas la morue de la première fois) a bien voulu admettre son incapacité à répondre à mes questions et à m'aider à monter mon projet professionnel top secret story. Elle m'a donc dirigée vers une structure plus à même de me conseiller (quelle belle phrase dis donc).

 

Le premier rendez-vous fut fixé au 5 octobre. Est-ce l'instinct qui me poussa à ne pas emmener ma petite seinsue avec moi ? Je ne sais pas. Je me suis dit que ça ne faisait pas très jeune-maman-avec-un-super-projet. Aller au Pôle Emploi avec un bébé, passe encore, mais là, mon petit doigt me disait : "laisse donc cette gamine faire la sieste avec Belle-Maman et va rencontrer ton destin".

 

Comme d'habitude depuis la naissance de ma fille, je me suis habillée avec le seul jean qui me va encore et un tee-shirt d'allaitement sans tâche de lait (pour une fois), sourcils pas épilés depuis un temps indécemment long et vieux bandeau déformé pour discipliner ma tignasse. J'avais envie d'y aller et en même temps non. J'allais louper la rediff' d'Urgences sur France 4, ce qui me contrariait passablement (Carol Hataway allait-elle suivre Doug Ross à Seattle ?).

Mais je digresse... J'en étais où ? Ah oui, donc, c'est moche et contrariée que je me présentai au lieu de rendez-vous. Je patientai quelques minutes dans une salle d'attente avec d'autres personnes en mal de job. Avant d'être reçue, il me fallut raconter ma vie mon oeuvre sur un formulaire. Du coup, j'étais encore plus contrariée, je déteste les formulaires.

 

Et Cro- Meugnon est venu me chercher : "C'est à vous Madame Nanette", qu'il m'a dit Cro-Meugnon. Et je l'ai suivi dans son bureau, son tout petit bureau vitré. En m'asseyant, je l'ai bien observé. Pas de costard-cravate mais un jean, qui ma foi, lui allait très bien. Evidemment, j'ai regardé, je n'allais pas me confier à quelqu'un qui porte un jean mal taillé. Les cheveux un peu longs et très ébourrifés, les yeux clairs et le sourire aux lèvres. De toute évidence, Cro-Meugnon était VRAIMENT trop mignon. Croooooo meugnon même. Il était également clair qu'il aimait sont travail et avait à coeur d'aider les traumatisés du boulot à mener à bien leur reconversion. J'ai répondu à ses questions en tripotant machinalement mon alliance, histoire de me rappeler que j'étais mariée. Parce que, décidément, il était vraiment trop choupi. Environ 8/10 sur l'échelle de la choupinesse, c'est dire ! Mais mariée, je suis mariée.

Je suis mariée, mais quand même, il a de sacrés yeux mon conseiller. Ce n'est pas parce qu'on est au régime qu'on ne peut pas regarder le menu, non ? Si.

 

Très vite, Cro-Meugnon et moi avons plaisanté sur tout et rien. A la maturité de sa répartie, j'ai déduit qu'il avait à peu près mon âge. Tout était donc possible entre nous ? Ton alliance, Nanette, ton alliance. Pour éviter que Cro-Meugnon ne tombe trop amoureux de moi, j'ai placé deux ou trois fois les mots "mon mari", "ma fille", "mes enfants". C'est pas que je sois une bombasse hein, mais bon, j'ai bien vu à un moment que l'odeur de lait maternel que je dégageais agissait sur lui comme un puissant aphrodisiaque. Il ne fallait qu'il se détourne de son objectif, à savoir me mettre un bon coup de pied au cul pour que je reprenne le chemin de la vie pro.

 

Nous avons discuté une bonne heure. Et nous avons décidé de nous revoir, pendant une période au moins. On ne pouvait pas se quitter comme ça. Cro-meugnon (qu finalement, mérite bien un 9/10 sur l'échelle de la choupinesse) m'a donné plein de devoirs à faire et en bonne élève, je lui promis de faire de mon mieux.

 

J'ai revu Cro-Meugnon mercredi. Notre entretien fut si fort, si intense, que j'ai décidé de tout lui dire, tout lui montrer. A commencer par mon cu...rriculum vitae. Il l'a trouvé pas mal mais un peu fadasse et pas assez "efficace". Il y a bien longtemps que je ne l'ai pas musclé il faut dire. Cro-Meugnon m'a donc conseillée sur la marche à suivre (son boulot étant de conseiller, pas seulement d'être choupi dans son tish Oxbow aux motifs assortis à ses cheveux) et pour illustrer ses conseils, il m'a carrément montré le sien, de cu...rriculum vitae ! Ah ce Cro-Meugnon était prêt à tout pour me séduire.

 

J'ai donc observé son CV moi aussi :

- Cro-Meugnon, habitant à Choupi-Land,

- conseiller,

- pratiquant le sport,

-  Signes particuliers : 9/10 sur l'échelle de la choupinesse (je le savais bien !), porte le jean avec brio. 

Et j'ai découvert que mon Cro-Meugnon n'avait que 23 ans et pas 28-29 comme je le supposais. C'est pas bien grave, après tout, on a l'âge de ses artères.

Cro-Meugnon et moi sommes engagés pour la vie ailleurs. Nous n'échangerons donc pas de lettres d'amour et nous contenterons de CV et autres documents ennuyeux mais fort utiles.

 

Cro-Meugnon sait que ce blog existe. Je lui enverrai le lien de ce billet, qui j'en suis sure, le fera sourire et peut-être rougir. Sachez, cher conseiller Cro-Meugnon,  que votre degré de choupinesse, n'enlève rien à votre professionnalisme. Bien au contraire, c'est la fleur au fusil et avec un cu-rriculum vitae flambant neuf, que nous nous reverrons (avec du grain moudre, n'est-ce pas ?).

Ca fait décidément du bien de rencontrer des gens motivés et qui aiment ce qu'ils font. Le conseil c'est un métier... à exercer en jean et tee-shirt Oxbow  !

 

 

Ce billet est dédicacé à Poulette Dodue, lectrice de ce blog (et amie fidèle), sujette à de fréquents coup de foudre professionnel !

Et à ma soeurette, qui va sourire, j'en suis sure? Et ça lui fera du bien.

 

 

P.S : Merci encore à toutes pour tous vos commentaires, mails et messages de soutien, ici ou sur facebook. Je n'ai pas pu répondre à toutes, mais le coeur y est...

Départ prévu très prochainement.

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 08:00

Donc, vendredi 23, 10h30, c'était l'heure de mon premier entretien au Pôle Emploi.

 

Check de tous les documents : carte d'identité (même s'ils l'ont déjà), attestation assedic (ah, faut plus dire assedic), attestation de l'employeur (ex), un Cv (zut mon imprimante ne marche pas !), liste des nombreuses questions à poser, mouchoirs pour quand je saurais combien je vais toucher (snif). Check list ok. Devenir chômeuse, ça se prépare.

 

Je prépare la Fève aussi, je la fais toute belle et l'arnache dans la 106 en lui expliquant où on va, pour qu'elle ne soit pas effrayée. Le Pôle Emploi, ça peut être vachement effrayant pour un bébé de cet âge. Normalement, c'est pas avant 18 mois, mais j'étais obligée, tu comprends.

 

10h20, j'arrive au Pôle Emploi de Sainte-Morue-la-Forêt. J'enfile mon tout nouveau sling vert anis (so chic et so pratique pour un portage d'appoint) et instale la Fève dedans. Et je marche. Je me presse, je sais très bien qu'il y aura la queue. Je commence à avoir chaud, mais je presse le pas, comme un pressentiment...

 

Sur la porte, un écriteau : Votre antenne Pôle Emploi à déménagé ! Rejoignez-nous au 178, boulevard des Capucines.

Pas possible, le Pôle emploi ça a toujours été là. Je revérifie ma convocation, pas de doute possible, c'est la bonne adresse.

 

Je refais le chemin inverse, vers la voiture, sachant bien que je ne serai JAMAIS à l'heure au rendez-vous. Je trottine. Je trottine trop parce que la Fève a un haut-le-coeur et me vomit sur l'épaule. Allons bon !

 

Je la rattache dans le siège auto, elle hurle. Je fonce autant que je peux à la nouvelle adresse. Je la détache, la réinstalle dans son sling et je trottine encore, tant pis.

 

J'arrive dans l'antenne Pôle Emploi, je fais la queue. Au moment où enfin je passe, il est... 10h37 !

 

- Ah mais c'est trop tard. On accepte des retards de 5-6 minutes mais pas plus ! Tâchez d'être à l'heure, Banlieue sur Orge c'est à côté !

 

- Il est 37... S'il vous plaît. j'ai eu du mal à me garer, en plus vous avez changé d'adresse... J'ai chaud, ma fille est énervée... et puis je vois bien là, y'a personne, je peux attendre, même longtemps...

 

- TOUT LE MONDE sait qu'on a changé d'adresse, montrez-moi votre convocation ! Ah, c'est pas marqué, l'ordinateur n'a pas dû faire la mise à jour pour les courriers-types. Ca change rien, hein ! C'est tant pis. Elisabeth, tu donnes un nouveau rendez-vous à la dame en retard ! Je vous préviens, c'est pas avant octobre, donc c'est loupé pour actualiser et toucher quelque chose ce mois-ci ! Personne suivaaaaaaante !

 

Boule dans la gorge et grosse envie de pleurer-l'insulter-partir en courant. Je me dirige vers l'autre dame, qui a l'air plus sympa et moins blasée :

 

- Oh Madame, votre bébé, oh lalala, qu'est-ce qu'elle est belle !

 

- Pas assez pour avoir un rendez-vous a priori. (là, j'ai carrément les larmes au yeux ET la goutte au nez.

 

- (elle chuchotte) Attendez, vous mettez pas dans des états pareils, on va arranger ça. Elle est énervée ma collègue... Bon, le 27, ça vous irait, mais j'ai que 9 heures comme horaire...

 

 

J'ai pleuré de rage dans la voiture. Mais je pense que c'était aussi le contre-coup : je suis à nouveau au chômage. J'ai des projets plein la tête, une envie de bouffer le monde et de choisir ma vie.

Mais je suis à nouveau au chômage... Et, putain, ça m'fout le bourdon !

 

Moi j'aime pas le Pôle Emploi !

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 08:00

Cher Pôle Emploi,

 

C'est le coeur plein d'espoir que je t'écris ces quelques mots. Je suis officiellement sans emploi depuis le 9 septembre, c'est pourquoi je te demande de m'accueillir à nouveau sur ta liste, si longue soit-elle.

Vendredi 23 septembre, je reviendrai te voir pour m'inscrire et j'espère que tu prévoiras pour me recevoir une ou un employé sérieux et motivé parce que j'ai plein de questions à lui poser. La dernière fois, j'étais bien déçue, parce que tu m'as donné rendez-vous un vendredi à 15h30 et ton employé devait sûrement partir en week-end parce qu'il m'a vite expédiée en fermant la grille derrière moi.

"Bonne chance Madame, je ferme derrière vous, c'est vendredi vous savez ce que c'est !" m'a-t-il dit. Bien sûr, je lui ai posé des questions, mais a priori, il ne connaissait pas les réponses et n'a pas su me dire à qui m'adresser.

Si tu pouvais aussi booster ton ordinateur pour qu'il prenne rapidement en compte mon dossier, ce serait bien gentil de ta part. Je me passerais bien de ton argent, mais bon, il faut bien manger, payer le prêt de l'appartement et toutes ces petites choses coûteuses de la vie. Et puis, à dire vrai, j'ai pas mal cotiser en travaillant pour bénéficier de ton aide.

Je te préviens, cher Pôle Emploi, j'emmène ma fille avec moi vendredi prochain, j'espère que tu ne seras pas fâché. C'est une chance d'avoir une aussi belle enfant dans ton établissement.

Voilà, je crois que c'est tout. Je vous embrasse toi et les tiens et vous dis à vendredi.

 

Nanette, nouvelle chômeuse.

 

 

Cher futur employeur potentiel,

 

C'est le coeur plein d'espoir que je t'écris ces quelques mots. Je suis officiellement sans emploi depuis le 9 septembre. Bientôt, très bientôt, je vais recommencer à t'écrire. A vrai dire, je me réserve deux heures par jour pour t'envoyer des e-mails, des curriculum vitae avec ma photo dessus et des lettres toutes personnalisées rien que pour toi. Tu sais, je ne fais jamais de lettre-type, j'apporte un soin tout particulier à écrire une lettre qui te ressemble, une lettre à laquelle tu t'attends, sans mensonge dedans.

Alors... je voudrais te demander quelque chose, oh pas grand chose, juste un petit service.

S'il te plaît, si ça ne te dérange pas trop, si tu le peux... REPONDS à mes courriers, même pour me dire non. Ça m'évitera d'espérer dans mon coin. Et surtout, ce serait plus poli de ta part. A très bientôt.

 

Nanette, employée potentielle

 

P.S : Ne m'envoie pas ton mail-réponse automatique qui dit que tu as pris en compte ma candidature, je sais bien que tu ne l'as même pas regardée.

 

 

Chère Société Géniale,

 

C'est le coeur plein d'espoir que je t'écris ces quelques mots. Je suis officiellement sans emploi depuis le 9 septembre. Bientôt, je serai officiellement inscrite au Pôle emploi et j'aurai donc à nouveau un petit revenu mensuel. En attendant, ça va être un peu dur pour mon compte personnel chez toi, on va friser le niveau zéro. Si tu pouvais être un peu gentille et ne pas me harceler de courriers alarmistes me rappelant que je suis dans la merde, ça me ferait rudement plaisir tu sais. La dernière fois je t'ai appelée pour te dire que la situation rentrerait dans l'ordre dans les 15 jours et tu m'as quand même envoyé une méchante lettre ! Ce que tu peux être chafouine quand tu veux ! Pourtant, nous pensons bien à toi, nous. Nous savons que tu as quelques soucis en ce moment et que tu as récolté de très mauvaises notes et pourtant, nous te gardons notre confiance et te confions nos économies rachitiques. Alors, s'il te plaît, fais un effort et sois plus sympathique ! Ne me fais pas de remarques sur ma façon de gérer mes comptes parce que bon... tu es tout de même mal placée pour juger, sans vouloir te froisser.

Voilà, voilà, tu sais tout. Ça me fait du bien de te dire les choses franchement. A très vite !

 

Nanette, prochainement à découvert.

 

 

Chère Nanette,

 

C'est le coeur plein d'espoir que je t'écris ces quelques mots. Tu es officiellement sans emploi depuis le 9 septembre. Tu vas très prochainement traverser une passe difficile, toi et moi le savons parfaitement.

Je t'en prie, Nanette, ne te laisse pas abattre comme tu le fais d'habitude ! Je sais que les problèmes de sous t'empêche de dormir la nuit et te donne des crampes au ventre, parfois même, ça te verrouille le transit (je t'ai achetée des graines de lin pour faire des galettes, tu verras, tu iras aux toilettes normalement après).

C'est le moment pour toi de réfléchir à ta vie, tu vas avoir 30 ans l'année prochaine, eh oui. Alors, même si tu stresses d'être à nouveau sans emploi, n'accepte pas n'importe quel boulot. Réfléchis à ce que tu veux vraiment. Assume de vouloir être disponible pour tes enfants tout en travaillant et prends ton temps pour découvrir ce que tu veux vraiment.

Bien sûr, tu as besoin de sentir que tu participes au budget de la famille, mais pas au détriment de ton bien-être ! La Fève et le Haricot t'en seront reconnaissants.

Ah, j'oubliais, si tu pouvais éviter tes idées noires ce serait bien. Tout ira bien, j'en suis sure.

 

Nanette, ton côté fort (que tu oublies trop souvent)

 

Quelqu'un a des timbres ?

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 08:00

job-search.jpgVoilà c'est fini. La procédure suit son cours et à partir du 9 septembre, je serai sans emploi. Pour le moment, je ne gamberge pas trop, de belles vacances en famille approchent ! En septembre non plus, je préparerai activement la rentrée du Haricot en sixième. De septembre à novembre, je serai probablement sous anti-dépresseurs suite à l'entrée au collège de mon grand et en prévision de l'entrée en crèche de ma petite.

 

Ensuite, plus d'excuses. Il sera grand temps de penser à bosser. Inutile de dire que je ne sais absolument pas ce que je veux faire. A presque 30 ans, il serait temps d'y penser, je sais. Si je fais le point sur toutes mes expériences professionnelles (je bosse depuis mes 18 ans), je ne me suis pas épanouie dans le domaine dans lequel j'ai fait mes études. J'ai fait du droit parce que j'étais bonne élève et que je savais rédiger. A la base, je voulais être infirmière, cherchez l'erreur. Pendant mes études, j'ai été vendeuse chez DPAM et pour être honnête, c'est la seule expérience professionnelle dans laquelle je me suis complètement épanouie. C'était pas super bien payé, mais je connaissais bien le sujet (le Haricot était tout bébé) et très vite on m'a confié le rayon layette. Seulement j'ai écouté ma famille... "Tu es trop intelligente pour être vendeuse enfin !" "Fais des études, tu es bonne à l'école". Avec le recul, je sais que je n'aurais pas dû les écouter, je suis presque sure que j'aurais pu faire une carrière épanouissante (avant de quitter mon poste je faisais les ouvertures et fermetures du magasin seule). La puériculture, les fringues de mômes, ça c'est plutôt mon truc. Mais bon, trop tard. Il me faudrait des années pour avoir une paye à peu près correcte (c'est-à-dire, qui paye mon prêt immo et me permette de bouffer autre chose que des pâtes).

 

Je m'aperçois que je m'apitoie un peu trop sur mon sort non ? Si. Il faut que je vois les choses positivement. Que je réfléchisse à un boulot qui me plaise vraiment. Comme me l'a dit une conseillère de la Direction Départementale du Travail (qui n'a de conseillère que le nom) : "De merveilleuses perspectives s'offrent à vous Madame Nanette !"

 

Alors j'ai fureté sur internet, comme d'habitude et j'ai trouvé les merveilleuses perspectives. Des métiers qui me feront vraiment rêver.

 

- Sexeur de poussin (tu serais très étonné de savoir combien ça paie ce truc-là !)

 

- Taxidermiste (après une solide formation ! empailler c'est un métier !)

 

- Veilleuse de centrale nucléaire (mais ça m'obligerait à déménager, flûte !)

 

- Goûteur d'eau (ça tombe mal, je préfère le vin !)

 

- Renifleur d'aisselles (si, si ça existe...)

 

 

 Sinon, y'a un poste de femme de chambre qui s'est libéré au Sofitel. 'Fin, faudrait que je déménage quoi...

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