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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 08:00

Chose promise, chose dûe (je sais, j'ai mis le temps) ! Ma fille et moi nous sommes livrées à des tests-produits comme je les aime : qualité, facilité d'utilisation, composition relativement naturelle ! J'aime, j'aime, j'aime !

 

D'Ici ou D'Ailleurs ?

D'ici ou d'ailleurs, Diouda, c'est le nom d'une boutique internet (et d'un catalogue de vente par correspondance, créee par trois femmes d'origines antillaise et africaine, qui en avaient un peu marre de courir les routes pour trouver des produits de beauté adaptés à leurs peaux.

C'est un peu mon histoire et celle de beaucoup de femmes à peaux ethniques. A peaux et cheveux particuliers, il faut des soins particuliers également.

Plus épaisse, plus sèche, éternellement assoiffée, les peaux noires et métissées ont besoin d'une hydratation et d'une nutrition qu'on ne trouve pas en supermarché.

Véritables petits ressorts capillaires, très secs et également assoiffés, c'est le même combat pour les cheveux.

Evidemment, on trouve dans beaucoup de petites boutiques des produits qui leur sont destinés... Hélas, ils sont gras, chargés de pétrole ou de vaseline (qui étouffe le cheveux).

Les filles de Diouda ont à coeur de proposer un large choix de produits, respectueux du cheveu et de la peau (dont Keracare, l'une de mes marques préférées, recommandée par ma coiffeuse de génie).

 

 

Dompter les cheveux de Boucle d'Or

Si j'avais su que ma fille blondirait de plus en plus, son surnom de blog aurait été Boucle d'Or ! Elle boucle effectivement depuis plusieurs mois. J'adore ces cheveux : fins, bouclés, quand elle transpire on croirait qu'ils sont très courts et frisés ! Pourtant, elle a suffisamment de longueur pour faire de petites couettes ou des tresses.

Le souci c'est qu'elle se réveille le matin avec son casque de boucles emmêlées. Quand elle dort sur le dos, les cheveux de l'arrière de son crâne deviennent tout rêches à cause des frottements. Il nous fallait des produits adaptés mais respectueux de ses cheveux, ce n'est qu'un bébé donc pas question de lui saturer les cheveux de cosmétiques pour adultes ! Diouda nous a donné de bons conseils et nous a envoyé la gamme It's a Curl, spécialement conçue pour les bébés à partir de 6 mois, à base d'actifs botaniques et d'huiles naturelles.

it_s-a-curl.jpg

  Nous avons reçu :

 

- le shampooing Peek-a-boo

- l'après-shampooing Patty Cake

- la lotion Itsy Bitsy Spiral

 

Les contenants sont assez petits (120 ml), mais il faut mettre à chaque fois très peu de produit. Les odeurs sont douces et agréables.

Point important : les textures ne sont pas grasses, sans vaseline, ni pétrole, ni paraben. Les textures trop grasses alourdissent les cheveux frisés mais surtout les étouffent. Et Diouda nous le dit : la qualité de cheveux du futur adulte se construit durant l'enfance.

Soyons donc vigilants sur ce qu'on leur met sur la tête. A noter que certaines huiles végétales (bio) ont certaines vertus hydratantes pour les cheveux.

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Les conseils de Diouda : Un shampooing tous les trois jours seulement. Les autres jours passez simplement les cheveux à l'eau claire.

Le shampooing est suivi d'un après-shampooing qui hydrate le cheveux en profondeur. Les cheveux crépus, frisés, bouclés, sont des cheveux assoiffés (je me répète), souvent très secs.

Au quotidien, démêlez les cheveux de bébé le matin avec un peigne à dents larges ou une brosse adaptée pour défaire les noeuds sans tirer les cheveux, ni les arracher (comme la brosse Tangle Teezer ou le démêleur de douche, à utiliser quand les cheveux ont bien poussé !)

 

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Dans le catalogue Diouda, des conseils pour chouchouter leurs bouclettes

 

Le conseil de Nanette : Je mets l'équivalent d'un haricot comme quantité de shampooing. Comme pour moi (et suivant les conseils de ma précieuse Maïté), je fais 2 shampooings : le premier pour nettoyer, le second pour agir.

Les cheveux à l'arrière du crâne de la Fève étant particulièrement secs, je laisse poser l'après-shampooing quelques minutes, ce qu'elle accepte sans problème, il ne coule pas dans ses yeux et elle en profite pour jouer un peu (la sortir du bain, c'est une mission très physique tellement elle aime ça).

Si votre bébé a les cheveux bouclés, frisés, oubliez les petites brosses choupi (ou alors juste pour lisser un peu) pour bébé dès lors que les cheveux ont bien poussé.

Bannissez les "gel lavant corps et cheveux" (même les bio). Je ne dis pas que c'est nul, je dis que chaque produit a sa destination. Ca ne va pas ruiner la chevelure de votre bambin, mais ça ne lui apportera pas grand chose.

 

Et pour les filles : des petites couettes oui, des petites tresses oui (d'ailleurs ça permet de garder les cheveux démêlés, la nuit notamment - toujours sans élastique par contre), mais jamais jamais trop serrées et pas de raie toujours au même endroit.

Et ultime conseil de Diouda et de moi : jamais de défrisage chimique ni de coloration avant la puberté, mais bon, je pense que ça va de soi !

 

Bilan de mon test : J'ai adoré les produits dont j'avais entendu parler grâce à mon amie Coquillette (c'est son vrai prénom). Je les ai tous aimés mais j'ai préféré l'après-shampooing, l'effet démêlant est assez bluffant, les cheveux sont vraiment plus doux.

Par contre, je pense que pour la texture de cheveu de ma fille, la crème de coiffage de It's Curl (Ring Around the Curlies) conviendrait mieux. La lotion Itsy Bitsy Spiral a tendance à glisser sur ses cheveux, une texture crème serait plus adaptée. Une bonne raison pour moi de passer commande bientôt chez Diouda (j'ai repéré 2-3 trucs dont la fameuse brosse Tangle Teezer et un turban magique pour la nuit !).

 

Allez vite découvrir toute la gamme de soins pour bébés/enfants chez Diouda, profitez des soldes !

 

EDIT : La brosse Tangle Teezer est vraiment super, ses picots de différentes longueurs démêlent les cheveux sans faire mal.

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 08:00

La Fève 17 moisIl n'y a pas très longtemps, je me baladais à Tati avec la Fève quand je suis tombée sur une petite fille noire. Elle devait avoir 3 ans. Evidemment, il y avait une pauvre maman échevelée et en nage qui lui courait après ! Les enfants sont les meilleurs appareils de musculation du monde.

La dame, grande, élégante et échevelée donc, était blanche et blonde. Mais je ne sais pas pourquoi, j'ai su que c'était la maman de cette petite fille, et pas sa nounou. Pourtant la petite fille n'était pas métissée. Mais, je ne sais pas, cette maman n'avait pas l'air d'une nourrice mais d'une toute jeune maman.

 

Je me suis placée dans l'allée et j'ai stoppé la course de la petite fille. La dame m'a remerciée, m'a demandé où j'avais trouvé les petites chaussettes anti-dérapantes que j'avais dans les mains. Je l'ai renseignée puis je lui ai dit que sa fille était très jolie. Elle m'a répondu que la mienne l'était aussi et que c'était assez cocasse parce qu'on aurait pu échanger nos fillettes sans que personne s'en rende compte !

 

Nous avons fait le reste de notre shopping ensemble et elle m'a confié que sa petite fille était arrivée de l'étranger il y a à peine un mois. J'ai essayé de ne pas tomber dans les remarques idiotes du genre "c'est formidable et tellement généreux d'adopter !" J'ai simplement demandé si l'adaptation se passait bien et surtout, si elle dormait la nuit (nous en sommes toutes là !).

Tout allait bien, la petite ne pleurait plus la nuit et s'attachait enfin à son père.

 

- A vrai dire, c'est plutôt pour prendre soin d'elle que je galère ! "Vos" cheveux, sont difficiles à coiffer, à démêler. j'ai peur qu'elle finisse par me détester à force de tirer dessus. Et mes baumes démêlants ne fonctionnent pas sur elle.

Et sa peau est sèche, toujours très sèche...

 

J'ai alors sorti mon petit calepin et lui ai inscrit les noms de 2-3 produits dont elle pourrait se servir pour sa fille, lui expliquant qu'effectivement, à cheveux "particuliers", il faut des soins particuliers. Nous avons continué à discuter un peu et nous nous sommes quittées. Je crois que ça lui a fait plaisir et un peu de bien de pouvoir le dire. Dire que oui, prendre soin des cheveux crépus quand on y connait rien, c'est difficile.

Que ce soit sur un enfant adopté ou lorsqu'on met au monde un enfant métissé, discipliner ces boucles, parfois grosses, parfois serrées en frisettes rebelles, ça peut être un vrai casse-tête.

 

Moi-même, je regarde pousser les boucles blondes de ma fille et j'apprends chaque jour à en prendre soin. Moins secs que les miens, des boucles plus larges, soyeux sur tout le devant de la tête mais plus rêches derrière...

 

Alors, je me suis dit que sur le blog, après avoir parlé couches lavables pendant des mois, on apprendrait ensemble les besoins spécifiques des peaux noires et métissées mais aussi des cheveux bouclés, frisés, métissés des petits, des grands et des tout-petits ! On n'oubliera pas non plus les cheveux "européens" mais très frisés !

 

Alors, comme disent les bloggeuses "stay tuned", de chouettes articles, partenariat, tests de produits et codes réduc' sont à venir sur le blog !

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Le temps a passé hein !

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 11:37

dalmatien.gifHier soir, après le bain de mes enfants (qui profitent de pouvoir encore le prendre ensemble), alors que je rhabillais la Fève j'ai regardé ses petites fesses dodues et ça m'a rappelé une anecdote dont je ris aujourd'hui mais qui m'avait franchement fait chier ennuyée il y a quelques années...

 

C'était à la fin de l'année 2000, j'étais alors toute jeune maman (et toute jeune tout court) et j'allais à la fac, confiant le Haricot à une nourrice ou à mon père puis à la crèche parentale. Alors que ma fille n'a jamais été malade en 10 mois, le Haricot l'était souvent : bronchiolites, fièvre inexpliquée, coups de froid... A la crèche, il rapportait tous les microbes qu'il pouvait à la maison.

 

Un soir, la fièvre est montée, vite et bien. Mon tout petit bébé de 8 mois était amorphe, ne jouait ni ne souriait plus. Je vivais alors chez mon père et il nous a emmené aux urgences pédiatriques.

Nous avons été très bien accueillis et pris en charge. J'ai dû hausser le ton pour rester avec mon bébé pendant qu'on lui plaçait une sorte de poche pour recueillir son urine, mais en dehors de ça, tout s'est bien passé.

 

Et puis, un second pédiatre est venu l'examiner. Puis un troisième. Ils ont passé 30 minutes chacun à examiner les fesses du petit, à toucher cette tâche bleue qu'il a au creux des reins...

Une infirmière puéricultrice est venue nous voir... et n'est pas repartie. Elle m'a posé beaucoup de questions : comment je gérais cette maternité précoce, si les nuits se passaient bien... Les questions, j'avais l'habitude. L'habitude aussi qu'on ne me pense pas capable de bien m'occuper de mon bébé... Mais là, c'était un peu trop...

 

La puéricultrice est partie. Et l'assistante sociale est arrivée. Elle  m'a dit tout de suite que personne ne jugeait personne ici. Que craquer, ça pouvait arriver. A toutes les mères.

Je l'ai vue venir tout de suite. La question que moi je me posais, c'est en quoi une fièvre peut-elle donner à suspicion de maltraitance... J'allais vite le savoir.

 

- Vous savez, il y a certains bleus, certains hématomes placés à des endroits qui ne laissent pas de doute sur leur provenance.

 

- Quel bleu ?

 

- Le gros hématome que le petit a au-dessus des fesses. Il a l'air assez ancien, il ne lui fait pas mal, mais ça nous paraît... étrange.

 

- Ah ah ah ! Mon frère a le même comme beaucoup de bébé métisse. C'est la tâche des métisses quoi, vous connaissez pas ? Enfin, ma mère l'appelle comme ça...

 

- Une tâche propre aux bébés métissés. Bien sûr.

 

 

Je vous rassure, très vite, un nouveau pédiatre a examiné le Haricot et s'est rendu compte que ce très gros bleu était tout à fait normal. J'ai appris ce jour-là, de même que les pédiatres et les infirmières, qu'on appelait ça une tâche mongoloïde.

Six ans plus tard, je retrouvais cette tâche sur les photos de bébé de mon futur mari, métissé lui aussi.

 

Aujourd'hui, Monsieur Nanou ne l'a plus et il ne reste qu'une toute petite ombre grise au-dessus du popotin de mon Haricot.

Je garde un goût mi-amer mi-amusé de cette épisode catastrophe aux urgences !

 

Et chez vous, y'a des bébés à tâches ?

 

 

P.S : La Fève ne porte pas cette tâche, comme quoi, les voies du métissage sont impénétrables !

 

P.P.S : Toujours un bon d'achat de 30 euros chez  Zalando à gagner sur le blog !

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 13:05

Je trouve le métissage d'une grande richesse.

Je regarde mes photos de mariage et je trouve ce mélange de couleurs... parfait. Ce mariage, nous l'avons organisé à notre image et dans le respect des coutumes de chacun. Il y avait du planteur fait maison par mon père (donc savamment dosé en rhum agricole, hic !), il y avait des spécialités normandes et de la déco qui rappelait les origines maternelles de Monsieur Nanou, la belle ville d'Oran, de l'autre côté de la Méditerranée.

 

Pourtant, je me pose aujourd'hui la question de ce que veut dire le métissage. J'ai grandi en Ile de France mais baigné dans la culture antillaise depuis l'enfance. Quand j'ai eu deux ans, nous sommes partis en vacances en Guadeloupe et en revenant, je parlais le créole. Je le comprends toujours et le parle parfaitement, bien qu'aujourd'hui, j'ai peu d'occasion de le faire. Contrairement à d'autres langues, les mots me viennent tout naturellement à la bouche, sans besoin de traduire dans ma tête. Mes origines se ressentent jusque dans ma cuisine où il m'a fallu un réel effort pour m'adapter à mon mari et ne pas pimenter mes plats. J'ai tout de même habitué son palais aux saveurs inédites du colombo et des accras... légèrement pimentés !

Le Haricot, s'il comprend un peu le créole, pour avoir été longtemps gardé par mon père, ne s'y intéresse pas trop. La Guadeloupe pour lui, c'est le lieu de vacances ensoleillé, la mer turquoise mais pour le moment rien de plus. Je sais que mon père souhaiterait que perdure nos traditions familiales, que je continue à faire vivre les vieilles recettes de ma grand-mère. Il s'applique à expliquer au Haricot d'où viennent toutes les traditions et musiques qui lui sont chères : le gwo ka, la biguine, le Chanté Nwel (les chants de Noël antillais), le tissu madras et la signification des "pointes" sur les coiffes*...

Je repense à ma belle-mère, algérienne, me disant à quel point elle était triste que ses deux garçons ne s'intéressent pas plus que ça à leurs origines maghrébine. Elle a grandi dans cette si jolie ville d'Oran, a parlé arabe toute son enfance et cuisine parfois pour nous son fabuleux "boulek" et des gâteaux au miel à haute teneur en calorie.

A l'époque où elle est devenue mère, elle s'était sauvée d'une éducation trop stricte. Elle n'a alors pas ressenti le besoin d'apprendre à ses fils cette langue si chère à son coeur, qu'elle a souhaité oublié un temps.

 

Oran - Wahran

Surnommée "El bahia" (la radieuse)

 

Le métissage... Le Haricot est donc antillais, un peu italien et ch'ti ! La Fève est antillaise, normande, algérienne.Mes enfants ne seront pas bilingues, mais j'ai envie qu'ils sachent d'où ils viennent. Que mon fils sache que son arrière-arrière grand-mère était une italienne prénommée Rosa. Que ma fille sache que son arrière-grand-père (toujours en vie) est un "hadj", qui a fait le pélerinage à la Mecque, tandis que ma grand-mère Sissi faisait le catéchisme aux enfants de la paroisse de Deshaies, en Guadeloupe.

 

 

Cet été, j'ai fait la connaissance de Sidi (ce n'est pas son nom, mais tout le monde l'appelle ainsi), le grand-père de Monsieur Nanou. Il n'a plus toute sa tête, mais a parfois des instants de lucidité. Il nous a accueilli d'un : "Sabah el-kher !" (matin de bonté - bonjour), m'a servi le thé et m'a demandé si mon Ramadan s'était bien passé. Le tout, en arabe. Et j'ai un peu compris, grâce à mes copines d'enfance qui m'ont appris un peu d'arabe.

Sidi ne m'a pas dit que ma fille était belle, pour ne pas lui porter le mauvais oeil, mais quand je l'ai mise dans ses bras (malgré les mises en garde de tout le monde), il l'a embrassée sur le front en murmurant "Bismillah". Nous avions tous les larmes aux yeux...

 

J'ai décidé de recueillir les récits de nos familles, sur leurs enfances en Guadeloupe, en Algérie, en Normandie. Je ne veux pas que mes enfants n'ai de métisse que leur couleur ou leurs yeux. Je veux qu'ils sachent d'où ils viennent.

 

Maa salama... (va sans crainte, soit "au revoir" en arabe)

Tchimbé raid' pa moli ! (tiens bon ou littéralement "tiens droit, ne mollis pas")

Bon week-end.

 

* En photo, une coiffe à trois pointes

1 pointe signifiait "coeur à prendre"

2 pointes "déjà prise... mais la chance peut sourire aux audacieux !)

3 pointes "mariée et heureuse, passée votre chemin !)

4 pointes "femme d'âge mure, dont le coeur est encore jeune et peut accueillir d'autres amants"

 

Aujourd'hui, ces coiffes traditionnelles sont portées pour les fêtes de village et le carnaval (en janvier-février)

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 10:30

Je l'ai déjà dit la semaine dernière, la plupart du temps, je prends très bien les réactions des gens, mais des fois, ça vole vraiment pas très haut...

 

 

"Le Haricot te ressemble, la Fève est blanche comme Monsieur Nanou, c'est bien vous en avez un chacun !"

 

 

"Ouuuuuuuuuuuuh elle a les yeux bleus, c'est l'enfant du facteur ! Bah alors Nanette, qu'ess't'a fait hein ? Ah ah ah !"

 

 

"Ça te fait rien qu'elle te ressemble pas ? Moi ça m'aurait dérangée !"

 

 

"C'est vraiment étrange de te voir l'allaiter, on a l'impression que c'est pas la tienne !"

 

 

Et la palme d'or revient à cette réplique d'anthologie racismo-moderne :

 

 

"Le Haricot n'est pas JALOUX qu'elle soit si claire ?"

 

 

Chers amis, chère famille : on tourne sa langue 7 fois avant de parler bordel !

 

 

Frere-et-soeur.jpg

 La plus belle des réponses

La Haricot et la Fève, première rencontre 7 avril 2011

 

 

P.S : Non, tu ne peux pas épouser mon fils. Il restera avec sa maman, à vie. 

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 08:00

Un samedi matin, dans la salle d'attente de la pédiatre, début août, une femme nous observe la Fève et moi. Je me dis que c'est sans doute l'effet "bébé", je suis la première à dévisager les bébés avec des yeux niais. Mais elle, c'est autre chose, elle OBSERVE. Je vérifie que je n'ai pas une tâche quelque part...

 

- Pardon, excusez-moi de vous dérangez Madame, mais, vraiment elle est toute mignonne cette petite et vous êtes toute douce avec elle...

 

- Heu merci !

 

- Oh et puis allez, je vous demande, j'ai rien à perdre : il vous reste de la place pour septembre ?

 

- De la place pour quoi ?

 

- Ben en garde quoi ! Nan parce que, je vous explique : j'avais une nounou ça s'est mal terminé, enfin bref, elle était pas très câline, ni très à l'écoute, vous voyez ? Et puis, j'ai vu quand vous êtes entrée... vous la portez en écharpe la petite, je trouve ça super pour les gamins, je l'ai fait pour mes deux plus grands et ma nounou n'a jamais voulu !

 

- (un peu envie de rigoler tout de même) Ben, c'est gentil mais... je suis pas sa nounou, je suis sa maman !

 

- (rouge cramoisie) Oh merde ! Pardon, je suis désolée ! C'est les yeux bleus et puis heu... la peau quoi !

 

 

Et j'en ai un paquet d'anecdotes comme ça ! Ca ne me vexe quasiment jamais, je trouve ça mignon et magique le métissage.

Dans la famille de Nanette, malgré le soleil gardois, qui lui a valu un léger hâle, le bébé est toujours blanc avec des yeux bleus. Une famille de toutes les couleurs, j'adore !

 

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 La Fève et moi - Ardèche, été 2011

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